Passager du vol ANZ2 de la compagnie Air New Zealand, il raconte : “Je dormais profondément, et je me suis réveillé avec le sentiment que j’allais atterrir à JFK”. Dans une interview à CNN, son témoignage n’avait rien d’ordinaire. Comme lui, ils sont des centaines à avoir embarqué jeudi 16 février dernier dans un Boeing 787 Dreamliner pour un voyage au-dessus du Pacifique qui ne les aura menés nulle part.
D’ordinaire parmi les vols les plus longs en termes de temps et de distance, le vol reliant Auckland en Nouvelle-Zélande à New York City aux États-Unis a pris une tout autre allure le jeudi 16 février dernier alors qu’il a dû faire demi-tour à mi-chemin. Après 8 heures de vol, le changement de cap et le retour au point de départ a obligé l’équipage à voler de nouveau 8 heures pour venir se poser à nouveau.
De nuit, beaucoup de passagers s’étaient endormis et n’ont donc pas senti ou eu l’information du changement de direction. À New York au même moment, à l’aéroport international John F. Kennedy, un incendie obligeait les compagnies à annuler leur vol en provenance ou à l’arrivée du terminal 1. Mais pour la Air New Zealand, l’appareil était déjà parti. Pas de déroute possible, et pas de solution à New York pour atterrir sur un autre aéroport.
Here it comes. The 16 hour flight from 🛫 Auckland, to… 🛬 Auckland 😨😨
The flight made a U-turn because of the closure of Terminal 1 at JFK.https://t.co/ZpFoXsvmtU#NZ2 pic.twitter.com/w0BJh7G7f6
— Flightradar24 (@flightradar24) February 16, 2023
“La plus longue diversion de l’année”
Bien plus de personnes étaient au courant de la situation à l’extérieur de l’avion. Au sol, les internautes du site de suivi du trafic aérien FlightRadar24 suivaient de près l’évolution de la trajectoire du vol ANZ2, qui pourrait s’avérer être la plus longue déroute de l’histoire des vols commerciaux. “C’est tout à fait possible, mais nous pouvons certainement dire que c’est la plus longue diversion cette année”, commentait sur Twitter FlightRadar24.
Le Boeing 787 n’est pas le seul à avoir été dérouté, mais tous les autres ne sont pas restés autant de temps dans les airs. Un 777 de Korean Air aura quant à lui volé 13 heures depuis Séoul. “Je me sens mal pour les passagers. Imaginez être à bord, vous vous réveiller après un sommeil profond et vous retrouver de nouveau à Auckland”, réagissait un internaute.
16 hours and 5 minutes 😱😱😱 pic.twitter.com/1xmxi4uzWl
— Flightradar24 (@flightradar24) February 16, 2023
“Pour ceux qui demandent s’ils auraient pu aller ailleurs, la réponse est… probablement non. Avec des opérations limitées aux États-Unis, il aurait fallu se rendre à LAX (Los Angeles) ou SFO (San Francisco), en supposant qu’ils puissent se garer quelque part, ce qui n’est pas garanti. Puis l’équipage dépasse ses heures maximales de vol. Alors quoi ? Il est plus facile de faire demi-tour”, nous éclaircissait un autre.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Espérons que les passagers seront compensés pour les inconvéniants,et pas seulement des crédits sur un prochain voyage.