Souvenir indélébile d’une époque où les pixels faisaient battre nos cœurs plus vite, F1 97 (de même que son prédécesseur) sur PlayStation incarne à merveille l’âge d’or du jeu vidéo. Avec ses graphismes marquants et son ambiance sonore imbattable (à l’époque), ce classique du rétrogaming fait aujourd’hui encore vrombir la nostalgie des fans de Formule 1 et de sensations vidéoludiques brutes. Imaginez un instant : vous quittez l’ère (bénie) de la Super Nintendo pour plonger dans les premières expériences en 3D temps réel offertes par la PlayStation, à travers un jeu de course au réalisme alors saisissant.
Dans le petit monde du jeu vidéo, les années passent… mais la passion et les souvenirs restent ! Re:Play revient sur les grands classiques de l’Histoire du jeu vidéo. Un petit retour vers le futur passé, à la recherche de votre âme d’enfant ou d’adolescent, celle-là même qui vous a sans doute déjà fait (ou vous fera) prononcer la formule magique “c’était mieux avant”. Et si c’était vrai…? Alors on souffle dans la cartouche, c’est parti pour Re:Play !
Et c’est parti, c’est parti !
À la rentrée 1997, alors que les cours reprenaient et que l’été laissait place aux feuilles mortes, un rugissement familier envahissait nos salons. Ce n’était pas celui d’une voiture dans la rue, oh non, mais bien celui des monoplaces de F1 97 sur PlayStation. Pour toute une génération de joueurs, ce jeu n’était pas qu’une simulation de course : c’était une immersion totale dans l’univers haletant de la Formule 1.
Après un premier opus déjà très réussi, F1 97 poussait le réalisme encore plus loin, nous propulsant sur les plus grands circuits du monde, au volant de bolides mythiques, dans une époque où Schumacher, Villeneuve (ou plutôt Williams Numéro 1), Frentzen, Irvine et autres Hakkinen se livraient une guerre de titans.
Et toi, c’était lequel ton TOUT PREMIER jeu PlayStation ? 🎮#playstation #30thanniversary pic.twitter.com/MLxOzZhT9o
— Stéphane Ficca (@StephaneFicca) December 3, 2024
Chaque virage, chaque vibreur escaladé, chaque touchette avec un adversaire, chaque freinage un peu trop appuyé, chaque victoire arrachée de justesse nous donnait l’impression de faire partie de cette grande aventure mécanique.
Il est passé comme un ouragan !
A la rentrée 1997, la PlayStation avait déjà largement conquis les foyers, et le passage à la 3D ouvrait la voie à des expériences de jeu jusqu’alors inimaginables. Pour les passionnés de sport automobile, F1 97 représentait une révolution. Fini le flou des pixels abstraits : place aux circuits détaillés, aux sons de moteurs réalistes, et aux commentaires mythiques de Jean-Louis Moncet et d’un Jacques Laffite survolté à qui nous rendons hommage ici dans chaque intertitre.

F1 97 était exigeant, parfois frustrant, mais incroyablement grisant. Un jeu où l’on apprenait à manier la précision, la patience, et la stratégie. Le réalisme était bluffant : les traces de pneus s’accumulaient sur la piste, la visière se salissait progressivement pendant la course, avec la possibilité de retirer un tear-off pour retrouver une vision claire, une subtilité pour le moins rare à l’époque. Les amateurs de réglages pouvaient également s’en donner à coeur joie pour grapiller quelques centièmes lors des séances d’essais et de qualifications.

Il semble qu’il ait effleuré le rail
Le jeu intégrait aussi un cycle météo dynamique, capable de transformer une course en véritable défi sous la pluie, et même une vue cockpit, certes rudimentaire, mais parfaitement jouable, sans oublier l’interface télévisuelle officielle de l’époque, en collaboration avec Tag Heuer. En terme d’immersion et de réalisme, c’était un choc.
A l’époque, le magazine officiel PlayStation écrivait : “Formula One, c’était la révolution. Formula One 97, c’est de nouveau la révolution“.

Ajoutons à cela la gestion des pannes mécaniques imprévues, un menu épuré, des musiques rythmées, et cette tension palpable dès que les feux rouges s’éteignent, et on obtient une simulation qui tutoyait alors la perfection, bien avant que le genre ne devienne standardisé.
Comble du bonheur, F1 97 proposait également un mode deux joueurs en écran splitté.

A l’époque, F1 97 ce n’était pas seulement un jeu vidéo. C’était une passerelle vers la passion, un symbole d’une époque où l’on découvrait, émerveillés, ce que le jeu vidéo pouvait offrir de plus immersif, et qui a incontestablement éveillé l’amour de la F1 chez de nombreux joueurs qui, aujourd’hui encore, montent le volume, avant de se donner rendez-vous au premier virage…

A noter qu’il existe deux versions distinctes de la jaquette de ce F1 97 en France, toujours avec la Prost JS45 à l’affiche. Toutefois, l’une arbore clairement le logo Alcatel sur l’aileron arrière, tandis que l’autre, la première édition, présente une censure du logo Gauloises. Sur la version dite “Internationale”, c’est le baron rouge, Michael Schumacher, qui est à l’affiche, à bord de sa Ferrari F310B.
Après F1 97, Psygnosis abandonne la licence (au profit des écossais de chez Visual Sciences) pour se focaliser sur un certain Metropolis Street Racer sur Dreamcast, laissant place à une série de suites décevantes, bien loin du niveau atteint en 1997. Durant des années, les fans restent sur leur faim… jusqu’au retour en force de la franchise, grâce au travail soigné de Codemasters, désormais repris par EA, redonnant enfin à la Formule 1 vidéoludique ses lettres de noblesse.
Et vous, vous vous souvenez de ce F1 97 ?
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