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Prêts immobiliers, solutions d’épargne… la licence bancaire française va tout changer pour Revolut

La banque en ligne Revolut veut obtenir une licence bancaire en France en 2026, ce qui lui permettrait de passer d’un établissement de paiement à un établissement de crédit, comme les banques traditionnelles.

Revolut pourrait-elle devenir une banque « comme les autres » ? La firme britannique cherche à obtenir une licence bancaire en France cette année, 9 ans après son arrivée dans l’hexagone, d’après sa responsable de la région Béatrice Cossa-Dumurgier. Une manière de se développer rapidement et d’être en mesure de concentrer le plus gros de son effort sur un marché encore plus important : les États-Unis.

Créée en 2015, Revolut n’a pas le droit de proposer des services cruciaux, comme des prêts immobiliers, en France. Depuis 2020, la néobanque est passée sur une licence bancaire européenne en Lituanie, de quoi proposer des IBAN dans l’UE, mais l’établissement n’a jamais obtenu de licence bancaire française pour le crédit.

Un manque qui la pénalise, puisqu’elle reste une banque « annexe » pour bon nombre de ses plus de 7 millions de clients. Pour s’implanter durablement dans l’hexagone, la société prévoit d’investir 1,1 milliard d’euros et d’établir un siège physique au cœur de Paris. Selon sa présidente, Béatrice Cossa-Dumurgier, les discussions entre Revolut et l’ACPR, qui régule les activités bancaires en France, sont avancées.

« Si nous voulons devenir définitivement la banque principale de tous nos clients, nous devons élargir notre offre de produits et proposer des produits locaux qui répondent à ces types de besoins »

Revolut à la conquête du monde

Un tiers des 70 millions de clients de Revolut sont basés en Europe de l’Ouest. Il s’agit d’un marché de grande ampleur pour la société qui aimerait y concurrencer les géants historiques, mais aussi un marchepied pour s’implanter aux États-Unis. La néobanque a déposé une demande de licence auprès du régulateur américain, une démarche qui lui éviterait de négocier avec chaque État. Obtenir une autorisation en France serait bénéfique pour son image et faciliterait les négociations.

Conquérir les États-Unis serait une étape indispensable pour que Revolut puisse atteindre l’objectif qu’il s’est fixé, c’est-à-dire 100 millions d’utilisateurs d’ici 2027. Une stratégie internationale assumée par Nik Storonsky, le cofondateur de la néobanque :

« Le dépôt d’une demande d’agrément bancaire national constitue une étape majeure vers la réalisation de notre vision : construire la première plateforme bancaire véritablement mondiale. »

Avant les États-Unis, la France donc. L’obtention des licences pourrait être rapide. La néobanque a reçu le soutien des autorités britanniques pour devenir une banque enregistrée au Royaume-Uni, ce qui devrait encore faciliter le processus. Si le plan se déroule sans accrocs, Revolut pourrait élargir son panel de services dont deux stratégiquement cruciaux : ceux du prêt immobilier et de l’épargne réglementée. L’arrivée de ce nouveau concurrent risque de bousculer le marché français et reste à voir comment les acteurs historiques vont réagir afin de conserver leurs clients.

  • Revolut veut obtenir une licence bancaire française en 2026, vient d’annoncer la responsable de Revolut en Europe de l’Ouest
  • La néobanque doit investir massivement sur les marchés où elle souhaite devenir une banque traditionnelle. Avec un siège à Paris et 1,1 milliard d’euros d’investissement, Revolut est confiant pour la France.
  • Son expansion en France est un tremplin vers le marché américain, avec un objectif de 100 millions d’utilisateurs d’ici 2027.

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