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Le développeur de League of Legends poursuivi pour discrimination sexuelle

L’éditeur Riot Games est actuellement la cible d’un recours collectif l’accusant de discrimination fondée sur le genre. La culture sexiste est également dénoncée par la poursuite.

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Développeur Riot Games
© Flickr / Chris Yunker

Cet été, le blog spécialisé Kotaku partageait une large enquête évoquant la culture sexiste présente au sein du développeur Riot Games. Quelques mois plus tard, le site web évoque directement le procès qui fait suite à un recours collectif porté par deux plaignantes. En effet, l’ancienne employée Jessica Negron et l’actuelle employée Melanie McCracken attestent toutes deux de discriminations sexistes, dont salariales, ce qui est une violation de l’Equal Pay Act, une loi en vigueur dans l’État de Californie.

La « bro culture » chez Riot Games

La poursuite évoque plusieurs situations dans lesquelles le développeur de LoL et ses employés masculins auraient eu des actes déplacés. De façon globale, les hommes seraient largement favorisés lors du recrutement, mais ils seraient également mieux payés que les femmes une fois en poste. À ce jour, Riot Games compte plus de 2 500 employés, dont 80 % sont des hommes. Concernant les salaires, Melanie McCracken a commencé au sein de Riot Games en étant payée 56 000 dollars par an alors qu’elle faisait le même travail que son prédécesseur, qui gagnait 160 000 dollars par an.

Brandon Beck, cofondateur de Riot, a également utilisé l’expression « non ne signifie pas nécessairement non » à la façon d’un slogan de l’entreprise. Lorsqu’un employé de sexe masculin lui a fait remarquer qu’il s’agissait d’une blague sur le viol, il a dû quitter l’entreprise peu de temps après avoir été informé que son temps dans la compagnie était « limité ». De la même façon, des employés masculins ayant eu des comportements déplacés seraient toujours en poste chez le développeur. Une employée indique aussi avoir découvert une chaîne d’emails dans laquelle les personnes concernées évoquaient comment ils imaginaient « pénétrer à l’intérieur d’elle ». Un autre collègue a également ajouté qu’elle était la cible parfaite de la femme avec qui l’on a un rapport sexuel et que l’on ne rappelle pas.

Par conséquent, les deux plaignantes demandent à recevoir une indemnisation ainsi que des dommages et intérêts. Le montant est encore à déterminer par l’État de Californie.

Pour sa part, Riot Games a indiqué dans une déclaration : « Bien que nous ne discutions pas des détails des litiges en cours, nous pouvons dire que nous prenons toutes les allégations de cette nature au sérieux et que nous les examinons en profondeur. Nous restons attachés à une évolution profonde et complète de notre culture pour faire en sorte que Riot soit un lieu où tous les rioters prospèrent ».

Durant ces derniers mois, plusieurs témoignages évoquant le sexisme en entreprise ont émergé, qu’il s’agisse de développeur de jeux vidéo ou d’entreprises issues du secteur de la technologie, comme Google.

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