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Faudra-t-il rester connecté à internet pour jouer à ses jeux PS5 ? Sony clarifie les choses

La nouvelle mise à jour de la PS5 a suscité un tollé auprès des joueurs avec son système de vérification en ligne. Sony prend enfin la parole pour clarifier les choses.

En mars 2026, la PS5 et la PS4 ont reçu une nouvelle mise à jour. Une update comme il y en a régulièrement. Pourtant, celle-ci a créé un émoi sur les réseaux sociaux autour d’un point précis : la vérification en ligne des licences.

Plusieurs comptes très vigilants sur les DRM, comme Does it Play, ont en effet remarqué quelque chose d’étrange sur la mise à jour. Sur la fiche d’un jeu acheté en dématérialisé sur le PSN (la boutique en ligne de la PlayStation), une mention indiquant une validation sous trente jours est apparue et elle ressemble à un compte à rebours.

Les joueurs se sont très vite inquiétés. Que signifie cette nouvelle vérification ? Certains y voient déjà une volonté de Sony de contrôler à l’extrême les jeux vendus en ligne. Lance McDonald, un célèbre modder australien, affirme même que si vous achetez un jeu et que vous ne connectez pas votre machine à Internet pendant 30 jours, votre licence est tout simplement retirée. Une affirmation qu’il dit confirmer par son expérience. En ôtant la pile CMOS de sa console, il constate que les jeux dématérialisés non vérifiés deviennent inaccessibles.

Sony clarifie la situation

L’absence de communication est pire qu’une mauvaise communication. Sony l’a appris à ses dépens. Les réseaux sociaux aidant, les joueurs se sont insurgés contre cette nouvelle mise à jour. Une polémique alimentée par les trouvailles de Does it Play. Le compte affirme que ce DRM a été mis en place pour lutter contre les remboursements abusifs. Certes, mais une vérification tous les 30 jours était-elle réellement nécessaire ? Finalement, Sony a décidé de réagir dans les colonnes de Gamespot. Oui, une vérification existe, mais elle ne se fait qu’une fois :

« Les joueurs peuvent continuer à accéder à leurs jeux achetés et à y jouer comme d’habitude. Une vérification en ligne unique est requise pour confirmer la licence du jeu, après quoi aucune autre vérification ne sera nécessaire. »

De quoi mettre fin à la confusion ? En tout cas, la vérification unique est toujours mieux qu’une vérification périodique, mais était-elle obligatoire ? Ne peut-on pas jouir de son jeu comme on l’entend ?

L’analyse de Presse-citron

Depuis l’émergence des jeux vidéo dématérialisés, les éditeurs ont un besoin presque maladif de contrôler nos habitudes. Cela passe par vos achats Steam, sur le PSN ou sur les boutiques tierces. DRM, connexion obligatoire… tous les moyens sont bons pour garder la main. Pourquoi ? Pour lutter contre le piratage, mais aussi pour vous inciter à utiliser leur service en ligne. Les procédés sont nombreux, mais la tentative la plus célèbre de contrôle des logiciels est celle de Microsoft en 2013. A la présentation de sa Xbox One, le constructeur a annoncé la nécessité d’une connexion constante pour jouer, ce qui avait provoqué un tel tollé qu’il avait dû faire machine arrière. Aujourd’hui, il est rare qu’un jeu en ligne vous appartienne réellement. Si Steam, le PSN ou le Xbox Live ferment, vous n’aurez plus rien. Certains éditeurs, comme CD Projekt (via ses propres jeux ou GOG) ont fait le choix de prendre ces pratiques à contrepied, avec des titres téléchargeables et sans DRM. Une exception sur le marché.

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