En ce jeudi 8 septembre, c’est la fête chez Disney. Le Disney+ Day bat actuellement son plein, une journée remplie d’annonces et de nouveaux contenus du côté de la firme aux grandes oreilles. Parmi les nouveautés qui débarquent sur le SVOD aujourd’hui, on retrouve Pinocchio, une relecture des aventures du célèbre pantin de bois en prises de vues réelles. Nous avons eu la chance de découvrir le live-action en avant-première. Découvrez dès à présent notre critique, garantie sans spoilers et sans langue de bois (elle était facile, désolée).
Visuellement, Disney fait feu de tout bois
Pour commencer, on peut dire que Disney ne s’est pas trop mouillée avec son live-action Pinocchio. La firme de Mickey n’a pas voulu s’éloigner de son classique de 1940 et lui est donc restée très fidèle. Notre cher pantin de bois a toujours la même bouille, plus vrai que vrai. Tout de même, on le trouve bien plus vivant que dans le film d’animation avec des effets visuels à la hauteur. On pourrait presque ressentir la texture du bois de pin dont est fait le garçon.
Tom Hanks donne vie à ce bon vieux Geppetto et on peut dire que le personnage du menuisier italien lui colle à la peau. L’acteur réussit à apporter une certaine profondeur au papa de Pinocchio, ce qui est très agréable. En somme, tous les personnages qui apparaissent dans Pinocchio sont (presque) identiques au classique sorti il y a plus de 80 ans. Même Figaro et Cléo ressemblent comme deux gouttes d’eau à leur version animée. De quoi ravir les fans du film d’animation originel. Seule la Fée Bleue a eu droit à un relooking extrême. En effet, cette dernière s’éloigne des standards de beauté américains des années 40 et ce n’est pas plus mal.

Si Disney n’a pas voulu prendre de risques, force est de constater que la magie opère. Le live-action Pinocchio est sublime. Tout est là pour enchanter les spectateurs. Les effets spéciaux qui donnent vie à Grand Coquin et Gédéon, deux antagonistes du film, sont impressionnants. Le renard futé et le chat nigaud, qui tentent de dévier Pinocchio du droit chemin, sont plus vrais que nature. Jiminy Cricket a le droit, lui aussi, de se refaire une beauté.
Pour ces nouvelles aventures du petit garçon boisé modernisées, Disney combine images de synthèse et prises de vues réelles. Un équilibre qui permet de nous émerveiller pendant 1h45. Mention spéciale pour les dizaines de coucous dans l’atelier de Geppetto . Ces derniers permettent à Disney de nous offrir deux scènes extrêmement plaisantes esthétiquement. Avec quelques clins d’œil à ses chefs d’œuvres toujours bien appréciables.
Le passage sur l’Île Enchantée est un véritable bonheur pour nos mirettes. En effet, c’est un festival de couleurs, d’étincelles, de feux d’artifices, de débauche… Tout est là pour flatter notre rétine.
À la musique, Alan Silvestri nous régale. Bien évidemment, on retrouve les chansons qui ont fait le succès de Pinocchio en 1940 mais les fans auront aussi le plaisir de découvrir des chansons inédites. Le méchant cocher chante la pression des pairs à la perfection.
La bonne étoile de Pinocchio
Si Robert Zemeckis est resté fidèle au film d’animation de 1940, il a choisi de moderniser les aventures de notre pantin de bois préféré. Juste un chouïa. Pinocchio semble, ainsi, s’être assagi en 80 ans. Bien sûr, le petit garçon boisé est toujours aussi naïf et facilement influençable. Des traits de caractère qui, d’ailleurs, le conduisent dans des situations délicates. À son plus grand dam. Néanmoins, il fait preuve de plus de volonté et de bon sens que dans le film d’animation initial. Ou même que dans le conte originel de Carlo Collodi. On note, ainsi, une culpabilité flagrante par moment, qui n’était pas présente dans le long métrage originel.
Pour des questions de moeurs et de cohérence avec notre époque, les activités sur l’Île Enchantée ont évolué mais le principe reste le même. Les garnements sont libres de faire ce qu’il leur plaît. Ici, pas de cigares ou de jeux d’argent mais plutôt des tonnes de sucreries à en être malade pour ne citer qu’un exemple.
De même, Geppetto a droit à une dimension plus profonde que dans le film d’animation. Dans ce live-action, on ressent bien plus la solitude et la tristesse du vieux menuisier. Pour cela, Zemeckis lui donne une femme et un enfant qui ne sont plus. La joie de Geppetto quand son souhait se réalise est, de ce fait, d’autant plus touchante dans cette relecture.
Enfin, sans en dire trop, Disney a choisi de revoir la notion de “vrai garçon” dans ce nouveau film et c’est une excellente idée. Malgré une adaptation fidèle au célèbre film d’animation de Disney, ce long métrage en prises de vues réelles se ponctue donc de quelques légers changements qui font une grande différence. Aussi, au cours de ses aventures, le pantin de bois rencontrera de nouveaux personnages, créés pour l’occasion comme la marionnettiste Fabiana ou encore la mouette Sofia.
Verdict : Pinocchio nous enchante
C’est ce qui est frustrant avec Disney. La firme ne se foule pas en proposant remakes et reboots à tout bout de champ, ce qui est lassant. Malgré tout, il faut être honnête, on ne peut pas s’empêcher de regarder les live-actions de ces classiques de notre enfance. Le succès est toujours au rendez-vous, ce qui explique notamment pourquoi elle continue d’en faire.
Si le live-action de Pinocchio ne révolutionne pas les aventures du pantin au nez long, difficile de rester de bois face à la beauté du spectacle et à cette madeleine de Proust. La partition est respectée avec quelques nouveautés, le tout permettant à la magie d’opérer. Décidément, Disney a prié la bonne étoile avec cette relecture en prises de vues réelles. De plus, on est ravis de savoir que cette nouvelle version Pinocchio va permettre à de nombreux enfants de découvrir les aventures du pantin qui voulait devenir un vrai petit garçon. Et au passage, d’être traumatisés par la scène avec les ânes. À moins que cela ne soit que mon cas… Toujours est-il, Pinocchio est à découvrir sur Disney+ dès à présent.
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Voilà un article bien flatteur, qui me fait sourciller. Après visionnage du film, je le trouve maintenant carrément complaisant ! “sans mentir” me parait légèrement abusif…
J’ai été déçu a tous les niveaux. L’image est très moyenne, on peut s’attendre à beaucoup mieux de nos jours. Les nombreuses adaptations et modifications ne sont pas du tout à l’avantage de cette version, l’originale avec ses 80 ans de plus est beaucoup plus percutante et prenante.
Evidemment on sacrifie à la mode, que dis-je, le diktat de l’égalité sexuelle, de l’égalité de couleurs, etc. C’est un peu pénible de voir cette manie partout de ré-écrire l’histoire (si je puis dire). Ca n’ajoute guère à la validité du récit, et c’est bien là le problème de cette version. Même Tom Hanks n’apporte aucun charisme.
C’est tout juste un beau divertissement pour un public acquis. On se demande seulement l’intérêt d’avoir créer cette version…