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Sept mois avec Neuralink : le parcours inspirant du premier patient par la techno de Musk

Noland Arbaugh, premier humain à recevoir l’implant cérébral de Neuralink, témoigne de son expérience quelques mois après son opération.

Premier cobaye humain officiel de Neuralink, Noland Arbaugh a vu sa vie drastiquement évoluer depuis qu’on lui a implanté la puce N1 dans le crâne. Jouer à Civilization IV sans toucher sa souris ou régner en maître sur les pistes de Mario Kart ; la vie de Noland n’est plus la même depuis la réussite de l’opération. Toutefois, il n’y a pas que le jeu vidéo dans la vie, et il se trouve que Noland a aussi passé ces derniers mois à augmenter ses compétences dans d’autres domaines.

Eve, la puce qui murmure à l’oreille du cerveau

Cloué dans un fauteuil roulant depuis un accident de plongée il y a huit ans, Arbaugh a baptisé son implant Eve. Ce petit dispositif en forme de pièce de monnaie est devenu son compagnon quotidien, lui ouvrant des portes qu’il croyait à jamais fermées. « Actuellement, j’apprends le français et le japonais pendant environ trois heures par jour en utilisant différentes ressources » nous apprend-il dans un tweet sur son compte X (voir ci-dessous). Mais ses ambitions ne s’arrêtent pas là : « J’ai décidé de réapprendre les mathématiques depuis la base, dans l’espoir de retourner un jour à l’université ».

Au-delà de ses projets personnels, Arbaugh consacre une vingtaine d’heures par semaine à collaborer avec l’équipe de Neuralink. « Nous menons de nombreuses expériences quotidiennes pour améliorer le système au bénéfice de tous ceux qui me suivront », explique-t-il, conscient de son rôle de pionnier.

Des hauts et des bas : le chemin sinueux de l’innovation

Le parcours d’Arbaugh est miraculeux au premier sens du terme, mais n’a toutefois pas été sans embûches. Quelques mois après l’implantation, il a constaté une perte assez conséquente des fonctionnalités de la puce. Les ingénieurs de Neuralink ont découvert que certains fils connectant l’implant au cerveau s’étaient rétractés. Heureusement, grâce à des ajustements algorithmiques, ils ont pu récupérer une grande partie de la puissance de l’implant.

Cette mésaventure a servi de leçon précieuse : pour leur deuxième patient, Neuralink affirme avoir résolu le problème en implantant les fils plus profondément dans le tissu cérébral. Une illustration parfaite du processus d’apprentissage inhérent à toute innovation médicale de pointe.

L’aventure de Noland Arbaugh avec Neuralink soulève autant d’espoir que de questions. D’un côté, elle est porteuse d’espoir pour les personnes souffrant de paralysie. De l’autre, elle nous confronte aux défis éthiques et techniques du transhumanisme et de l’augmentation cérébrale. Alors qu’Arbaugh rêve déjà de voir « la FDA lui donner le feu vert pour contrôler une voiture, un drone, peut-être un robot ou deux ou 10 000 », la prudence reste tout de même de mise. Comme il le rappelle avec humour : « Il faut d’abord s’assurer cette techno est sûre… ».

  • Grâce à l’implant cérébral Neuralink, Noland Arbaugh, auparavant paralysé, a retrouvé une certaine autonomie et apprend de nouvelles langues et compétences.
  • Malgré quelques complications initiales, Neuralink travaille activement à améliorer leur technologie.
  • L’expérience d’Arbaugh est encourageante, mais nous place face à certains dilemmes éthiques et techniques.

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