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Shein, Primark, Temu : le gouvernement va punir la fast fashion

L’Assemblée nationale a adopté un projet de loi visant à limiter les dérives de la fast fashion.

La fast fashion est dans le collimateur du gouvernement depuis un moment. Shein, Temu ou encore Primark sont des géants de l’industrie textile bon marché, avec des vêtements qui se consomment et se jettent (presque) aussitôt. Les conséquences environnementales et sociales de la fast fashion inquiètent particulièrement les députés. Dans ce sens, l’Assemblée nationale a adopté un texte visant à freiner la fast fashion dans l’Hexagone ce jeudi 14 mars 2024.

Si le succès est au rendez-vous pour Shein, le site d’e-commerce chinois symbolise les dérives de la fast fashion. Entre conditions de travail catastrophiques et véritable désastre écologique, Shein et ses rivaux de la fast fashion traînent quelques casseroles derrière eux…

C’est à l’unanimité que l’Assemblée nationale a adopté en première lecture des mesures pour mieux encadrer la fast fashion. Comme le souligne la députée Anne-Cécile Violland, “l’industrie textile est la plus polluante, elle représente 10% des émissions de gaz à effet de serre”.

Interdiction de publicité et du malus à gogo

Alors que l’inflation pèse sur le budget des consommateurs, ces rois de la fast fashion se sont faits une place importante sur le marché grâce à des prix défiant toute concurrence, frôlant même l’insolence. Mais avec en moyenne 7 200 nouveaux modèles de vêtements proposés tous les jours par Shein, la catastrophe écologique est évidente. Et doit impérativement être freinée.

Parmi les mesures proposées par ce projet de loi, on note l’interdiction de la publicité pour la vente de vêtements à prix cassés ainsi que des pénalités pour les rendre moins intéressants aux yeux des consommateurs. Le gouvernement veut ainsi prendre en compte les “coût environnementaux” d’une telle surproduction. Ce malus pourrait atteindre jusqu’à 10 euros par produit en 2030, avec tout de même un plafond de 50% du prix du vêtement. Le montant de cette pénalité doit encore être fixée par décret. Elle sera en lien avec une nouvelle méthode de notation des vêtements, prochainement mise en oeuvre, appelée “l’affichage environnemental”. L’idée est de redistribuer ces contributions aux producteurs de vêtements durables pour leur permettre de baisser leurs prix.

Adoptée en première lecture, cette proposition de loi a encore un peu de chemin à faire. En effet, elle doit encore être examinée par le Sénat dans les prochaines semaines. Si tout se passe bien, la France deviendra “le premier pays au monde à légiférer pour limiter les dérives de l’ultra fast fashion”, explique Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique.

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Par : Opera
3 commentaires
3 commentaires
  1. un monde avec beaucoup de blablas de toutes parts: états, entreprises, consommateurs.
    tout le monde veut sauver la planete et fait le contraire dans l hypocrisie la plus totale, le principal étant de sauver les apparences avec des paroles bien vides et des actes qui vont en totale contradiction.
    Le caprice est devenu la norme et il suffit de se prétendre écolo pour l’être donc tout va bien. On peiut tous se mettre un beau badge ESG et aller feter ca a Dubai.

  2. Super initiative, l’ultra fast fashion ne devrait même pas exister tant c’est néfaste sur tous les points.

    Je ne comprends pas les commentaires précédents, des rageux qui parlent d’un autre sujet et viennent baver leur haine ici ? Je ne vois pas le rapport avec l’article. En quoi réguler l’ultra fast fashion est du micro management du peuple ? En quoi est-ce contradictoire ? Et avec quoi ? Vous me faites marrer les justiciers d’internet, même si vous êtes usant XD

Les commentaires sont fermés.