Shein est aujourd’hui un empire de la mode très controversé. Avec des prix très bas, un catalogue en perpétuelle rotation, et une utilisation de produits aux substances novices, Shein écrase pourtant la concurrence. L’entreprise est aujourd’hui dans le top 5 des sites de e-commerce en France aux côtés d’Amazon, Fnac-Darty, Leboncoin et Boulanger.
Son ascension record, en seulement deux ans, semble pourtant révolue. Sa capitalisation s’est effondrée de 100 à seulement 15 milliards de dollars. Les conditions de travail des employés (embauchés par des sous-traitants) et l’impact carbone de son activité font l’object de nouveaux documentaires, tel qu’un récent reportage du journal The Guardian, en Angleterre.
Pour faire face à ses méfaits reprochés, Shein vient d’annoncer un investissement de 15 millions de dollars à destination de ses usines. Le but : améliorer les conditions de travail. Un faux mea-culpa tant à travers son annonce, Shein se déchargeait de toute responsabilité. L’entreprise pointait du doigt sans surprise ses sous-traitants, leur obligeant de se mettre en règle avant la fin de l’année.
Des conditions de travail inhumaines
Les faits sont pourtant connus depuis longtemps. Dans deux de ces usines, il s’est avéré que les ouvriers travaillent tous les jours entre 12 et 13 heures par jour pour des salaires loin d’être soutenables. La situation est certainement la même pour une grande partie des autres lieux de production. En tout, ils sont plus de 1000… Le prix à payer pour pouvoir sortir, entre janvier et avril 2022, pas moins de 315 000 nouvelles pièces de collection, là où des enseignes de fast fashion comme H&M et Zara se limitent à 4400 et 6850 pièces différentes respectivement.
Shein assure enfin dans sa déclaration que le nombre de contrôles inopinés réalisés dans les entreprises sera multiplié par deux ou trois au cours des prochaines années. À cela de préciser que 15 millions de dollars pour des contrôles dans plus de 1000 usines de production, et on se retrouve avec une très modique somme engagée à la fin.
Qu’ils soient le seul moyen pour Shein de connaître les conditions de travail des employés, ces contrôles commandés par Shein n’ont d’ailleurs aucune valeur tant le groupe prévient les usines de son arrivée. Une mise en scène est alors en place. On est donc loin des contrôles par un audit indépendant, en toute objectivité.
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