Les smartphones reconditionnés souffrent de plus en plus d’une image écornée. Au delà de leur côté écolo-friendly, les appareils reconditionnés sont de plus en plus vus comme des solutions de mauvaises qualités, présentant des défauts dès la première utilisation.
À mesure que le reconditionnement se développe, les appareils de seconde main font de plus en plus de déçus. L’entreprise GFK, une société d’analyse des marchés, vient d’annoncer que les appareils reconditionnés s’étaient moins bien vendues en 2023 par rapport à l’année 2022. C’est la première fois depuis la naissance de ce marché que le reconditionné perd du terrain.
Interrogé par 01net (l’article complet est disponible en source), David Mignot, le patron de YesYes, une société de reconditionnement d’appareils électroniques, assure que cette baisse des ventes s’expliquent par la mauvaise qualité des appareils mis sur le marché. Un constat partagé par Jean Thibeau, le directeur commercial de Reborn, une société française basée près de Nice.
La loi manque cruellement à l’appel
Toutes les personnes qui travaillent dans le reconditionnement en France tirent le même bilan de la situation actuelle du marché. Ils souffrent d’une concurrence internationale qui pratique des reconditionnements “au rabais” en proposant des appareils de mauvaise qualité à des prix plus bas.
Pour l’heure les seules informations dont disposent l’utilisateur sur la qualité d’un produit reconditionné dépendent des caractéristiques données par l’entreprise elle-même. Dans un décret de février 2022, l’État Français a bien essayé de mettre des nuances entre les produits “comme neufs” et ceux qui sont “d’occasion” ou “reconditionnés”.
Mais comme le reconnaît la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) la loi est encore très loin de régler tous les problèmes. Depuis deux ans des sites web utilisent “des mentions inacceptables, des informations inexactes, absentes ou parfois même trompeuses.”
Smartphone reconditionné : la grande loterie ?
Aujourd’hui aucune loi n’oblige les reconditionneurs a des vérifications sur les appareils qu’ils vont vendre. Pour l’utilisateur, c’est difficile de savoir à qui se fier. Si l’aspect extérieur de l’appareil peut être un bon signal, David Mignot demande aux potentiels acheteurs de faire preuve de prudence.
“C’est comme sur une voiture, l’important ce n’est pas la carrosserie, mais le moteur” (citation 01net). Or l’intérieur d’un téléphone n’est que trop rarement réparée par les reconditionneurs pratiquant des remises extrêmes. Ils peuvent également se tourner vers des pièces de mauvaise qualité.
Pour un écran d’iPhone, il faut débourser 70 euros en moyenne. Mais il est possible de trouver un composant similaire pour deux fois moins cher. Avec une telle différence de prix, les usages ne sont évidemment pas les mêmes. La durée de vie d’un écran à 35 euros est très limitée dans le temps.
Au bout de quelques mois, le tactile de l’écran ne répondra plus aussi bien et il sera difficile d’utiliser le téléphone sur le long terme.
Comment faire le bon choix ?
Si le marché du reconditionné est une vraie aubaine pour nos portefeuilles et pour la planète, il faut, comme pour le marché du neuf, faire très attention aux appareils que l’on achète. Des remises trop avantageuses sont généralement le signe d’une remise à niveau de mauvaise qualité.
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Merci d’ éviter de mêler la planète aux tares de la société actuelle ! escroquer les acheteurs n’a franchement rien à voir avec l’évolution supposée de la planète ! ça devient lourd …