SpaceX, l’entreprise spatiale d’Elon Musk, est l’une des très rares sociétés dans cette industrie qui arrive à proposer des bilans comptables positifs. Si l’ensemble de ces revenus est réinvesti immédiatement dans la firme, cette dernière a trouvé sa poule aux oeufs d’or : Starlink.
Le service d’abonnement à internet avec une connexion par satellite rapporte des millions de dollars à l’entreprise tous les mois. SpaceX dépend de cet argent pour continuer de se développer. En plus des lancements de satellites en orbite basse pour offrir une meilleure connexion, et même un forfait téléphonique directement par satellite, ces fonds permettent de financer les très couteuses missions lunaires puis martiennes.

Car l’ambition de SpaceX, et de son dirigeant Elon Musk, ce n’est pas spécialement de faire de l’argent avec des services de communication. Le rêve du multimilliardaire est beaucoup plus pragmatique. Il veut aller sur Mars. Il le répète régulièrement, SpaceX a été construit pour faire du genre humain une espèce interplanétaire.
Pour faire tourner cette immense machine, il faut donc de l’argent. Et Starlink est la solution parfaite pour répondre à ce problème. Le service amène des liasses de billets par centaines, facilitant le développement de SpaceX. Alors quand des entreprises comme Kuiper et OneWeb ont tenté de marcher sur les plates bandes de l’entreprise, SpaceX a appelé ses meilleurs avocats pour négocier.
SpaceX abuse de sa position
Selon les dires des deux plaignants, cités par le Wall Street Journal, SpaceX aurait imposé à Kuiper Constellations, l’entreprise de Jeff Bezos, et OneWeb, d’ouvrir et de partager leur partie du “spectre”. Concrètement, les régulateurs (notamment la FAA et la FCC aux États-Unis) divisent les ondes radio entre les différentes entreprises qui veulent se lancer dans la communication spatiale.
Chaque société dispose de certaines fréquences et cela évite que tout le monde utilise les mêmes ce qui pourrait créer des interférences. Mais ces derniers jours, SpaceX a demandé à ses deux concurrents, qui n’ont pas encore lancer de satellites en orbite (ou très peu), de partager gentiellement ces fréquences avec Starlink.

Selon l’article du Wall Street Journal, une telle pratique est un abus de position dominante claire de la part de SpaceX (article disponible en source). L’entreprise s’est servie de sa capacité à envoyer des charges utiles en orbite pour négocier avec ses adversaires. Kuiper et OneWeb n’ont à cette heure-ci aucune fusée pour envoyer leurs satellites en orbite basse. Ils doivent donc passer par SpaceX, qui ne compte pas les laisser s’installer sans prendre sa part au passage.
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