Quand on parle de Starship, le grand public pense avant tout à la fusée d’Elon Musk et de sa société SpaceX. Mais derrière ce nom se cache aussi une jeune entreprise très innovante, originaire d’Estonie, et qui travaille à la création de petits robots autonomes.
Ces derniers sont déjà en cours de déploiement, une flotte de 1700 appareils est d’ores et déjà à pied d’œuvre, eux qui peuvent livrer des courses alimentaires ou des petits articles très rapidement. Mais la start-up est aujourd’hui confrontée à un problème de taille. Réussir à faire rouler ces petits robots sur la route.
Pour le moment les engins de Starship Technologies se débrouillent très bien dans des quartiers piétons, comme des campus universitaires. Mais malgré leur automatisation avancée (stade 4 sur 5), ils n’ont jamais fait le grand saut vers la route et la circulation automobile qui en découle.
Afin de réussir à faire ce pas en avant, la start-up estonienne doit trouver des financements. Et c’est justement sur ce point qu’elle communique beaucoup aujourd’hui. Après avoir signé avec la banque européenne d’investissement, pour une somme de 50 millions d’euros, elle vient de clôturer un second tour de table auprès des investisseurs, récoltant 42 millions de dollars supplémentaires.
Des robots déjà bien réels
Si les levés de fonds sont un passage obligatoire pour toutes les start-up, Starship Technologies ne se présente pas comme un énième pari fou pris sur l’avenir, avec une entreprise aux ambitions démesurées, mais aux produits beaucoup moins concrets.
En effet, avec sa flotte de 1700 robots, l’entreprise est déjà très bien implantée, notamment aux États-Unis où elle vient de signer un nouveau partenariat avec deux universités de taille. La première est située en Caroline du Nord et l’autre dans le Dakota du Sud.
Aujourd’hui l’entreprise affiche un bilan de 10 000 livraisons par jour, ce qui lui permet d’avoir un coût de fonction par livraison inférieur à des entreprises employant des humains. Les bénéfices engendraient par l’utilisation des robots devraient donc être un plus non négligeable pour poursuivre le développement de la technologie de la société.
Prochaine étape : le passage sur la route ?
Alors que Starship TEchnollogies commence à faire beaucoup de bruit dans les campus américains, la jeune société estonienne espère pouvoir se développer et franchir le dernier grand pas qui lui reste à faire avant de concurrencer les livreurs humains : se rendre sur la route.
Pour se faire, les robots doivent décrocher le dernier grade d’automatisation possible, le 5e. Pour le moment aucun objet (civil) à quatre roues de l’a obtenu, il pourrait donc s’agir d’une grande première pour la société. Mais ce dernier ne sera pas simple à acquérir, et il faudra sûrement attendre encore des années avant que le « cerveau » des robots de Starship Technologies soit assez développé.
Pour le moment, les investisseurs craignent surtout que le développement de la technologie soit mis à l’arrêt par le conflit en Ukraine. En effet, basée en Estonie, la société est une voisine directe de la grande Russie qui pourrait essayer de récupérer le petit État balte, bien que ce dernier soit sous la protection de l’OTAN et de l’UE, deux organisations dont il fait partie.
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