La position géographique d’une personnalité comme le président de la République est un secret d’État. Pour des questions de sécurité, il est crucial que cette information ne soit pas connue du grand public, or dans sa dernière enquête, baptisée « StravaLeaks » le journal Le Monde démontre qu’il est assez possible de suivre Emmanuel Macron à la trace, ou du moins, ses gardes du corps.
Dans le premier épisode de cette enquête (qui devrait en comporter 3), le quotidien français met en avant l’utilisation de Strava, un réseau social très utilisé par les sportifs. Ce dernier s’est fait une place dans des millions de téléphones, même ceux des gardes du corps du président de la République.
C’est en utilisant cette application, gratuite et disponible sur l’App Store ou le Play Store, qu’une équipe de journalistes a réussi à suivre des personnalités comme Emmanuel Macron, Joe Biden ou même Vladimir Poutine.
Des gardes du corps, trop peu discrets
Pour suivre le président de la République, Emmanuel Macron, l’équipe de journalistes s’est intéressée au GSPR, le Groupe de Sécurité pour la Présidence de la République. Ce sont eux qui sont chargés de protéger et de suivre le président lors de tous ces déplacements.
En suivant leurs comptes sur Strava, il est possible de connaître leur position, et donc, celle du président par la même occasion. En tout, ce sont 12 membres de la garde rapprochée du président qui ont des profils actifs sur l’application Strava, partageant ainsi, leur position avec le monde entier.
Grâce à ces informations, ce sont plus d’une centaine de déplacements des présidents François Hollande et Emmanuel Macron qui ont été suivis par les journalistes entre 2016 et 2024. Si ces visites, à l’étranger ou dans le pays, sont connues du grand public, d’autres informations, qui devaient rester privées, ont été révélées au cours de cette enquête.
Des informations très précises
Lors d’une visite officielle du chef de l’État dans un pays étranger, le grand public sait que le Palais de l’Élysée est vacant. Mais la position exacte du chef de l’État reste secrète. Mais avec les « StravaLeaks », le Monde a réussi à mettre la main sur la position exacte du président lors de certains de ces déplacements.
Cette donnée, très critique, ne doit jamais être révélée, si bien qu’en 2017, alors que la localisation précise du président fuite dans la presse lors d’une visite à Lille, ce dernier doit changer d’hôtel au dernier moment. Il dormira finalement à Roubaix.
Lors d’une autre visite d’État, cette fois en Lituanie, les journalistes du Monde ont réussi, grâce au compte Strava d’un membre du GSPR, à localiser avec précision l’hôtel du président de la République, trois jours avant sa venue. En tout, ce sont 10 localisations précises du président qui ont été révélées par des activités publiées sur Strava.
L’Élysée assure que les risques sont « très faibles »
Dans une réponse faite par e-mail aux journalistes du Monde, l’Élysée assure que « les conséquences […] sont très faibles ». Dans ce même message, le Palais se défend et assure que le lieu de séjour du président est toujours sécurisé et « le risque est donc totalement inexistant. »
Le Monde révèle également que ces informations, en plus de mettre à mal la sécurité du président, mettent directement en danger celle des membres du GSPR et des employés de la présidence, dont certains sont actifs sur Strava. Pour en savoir plus sur ce sujet, nous ne pouvons que vous encourager à regarder l’enquête complète de nos confrères du Monde, disponible ci-dessous.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Tout le monde en fait un article de folie, c’est hyper grave blabla..
Ce n’est pas un “StravaLeaks” mais plutôt un UserLeaks.
Ce n’a rien à voir avec Strava mais juste une incompétence ou ignorance des gardes du corps à ne pas se mettre en privé….
Rien de plus.