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Sur Facebook, les fake news se déploient là où on ne les attend pas

La désinformation se diffuse sur des groupes auxquels on ne penserait pas spontanément.

Facebook est depuis longtemps pointé du doigt comme une plateforme où la désinformation se déploie à très grande échelle. Récemment, les révélations de Frances Haugen, une ancienne employée de l’entreprise, devenue lanceuse d’alerte, ont encore terni la réputation du réseau social.

Selon ces informations, une modification de l’algorithme de recommandation intervenue en 2018 aurait entraîné un renforcement de la diffusion des fake news sur le service. Une recherche interne expliquait à cette occasion : « La désinformation, la toxicité et les contenus violents sont anormalement prévalents dans les contenus repartagés. »

Facebook s’est bien sûr défendu et l’argument avancé est que les divisions partisanes de la société ne sont absolument pas de son fait. De plus, la firme de Mark Zuckerberg vante ses importants efforts en matière de modération, à travers ses algorithmes et ses employés.

De très larges communautés ont été ciblées par des complotistes

Quoi qu’il en soit, et personne ne peut le nier, la désinformation continue de s’y déployer et cela se fait par des biais auxquels on ne pense pas forcément spontanément. Ainsi, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université George Washington, les groupes de parents comprennent de nombreuses fake news émis par des collectifs considérés comme extrémistes.

Dans le détail, les scientifiques ont passé au crible certains groupes comprenant jusqu’à 100 millions d’utilisateurs. Ces derniers contenaient de nombreux débats sur la santé au moment où l’étude s’est déroulée fin 2020.

Les auteurs expliquent : « En étudiant les réseaux sociaux à une échelle sans précédent, nous avons découvert pourquoi les communautés grand public telles que les parents ont été inondées de fausses informations pendant la pandémie, et d’où elles proviennent ».

Une « puissante machine de désinformation » a donc été découverte, notamment émanant des sympathisants antivaxs. Ils publiaient de manière continue des contenus de désinformation sur les vaccins contre le Covid-19. D’autres communautés ont sauté sur l’occasion et notamment ceux qui nient le changement climatique ou qui propagent de fausses nouvelles sur les chemtrails et la 5G.

Très bien organisés, ces derniers ont su se montrer assez discrets pour passer entre les mailles du filet de la modération. En théorie, les gestionnaires de groupe sont en effet censés supprimer ces contenus problématiques s’ils enfreignent les conditions d’utilisation mais sur une telle masse de participants, cela peut s’avérer difficile.

Les auteurs estiment par ailleurs que les mesures mises en place par Facebook ne sont pas suffisantes :

Facebook a déjà essayé de lutter contre la désinformation en utilisant des bannières d’information en haut des communautés pour fournir des orientations et des conseils officiels en matière de santé. Selon les chercheurs, ces bannières n’ont pas réussi à stopper la généralisation des théories du complot et de la désinformation parce qu’elles ciblaient un noyau interne limité de communautés extrêmes, alors que la plupart des communautés de parents et autres communautés de théorie du complot vivent en dehors de ce noyau.

Il est donc important d’avoir conscience de ces possibles tentatives de manipulation qui peuvent se produire sur des groupes qui n’ont à priori rien de toxiques.

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Par : Facebook, Inc.
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M183.2 avis
4 commentaires
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  1. Presse-citron, je vous le dit gentillement, vous allez passer pour des imbéciles bientôt avec ce genre d’article. De plus en plus de gens comprennent qu’ils se sont fait rouler dans la farine depuis presque 2 an de fake news, de corruption, de maltraitance.
    Vos lecteurs ne sont pas idiots et beaucoup ont maintenant compris.
    J’espère que vous aurez l’honnêteté de laisser en ligne ces articles qui vont très mal vieillir.

  2. Absolument d’accord avec NASHB. Si l’on ne prend que l’exemple du traitement de cette pandémie depuis deux ans par la France, ce fut une suite ininterrompue de mensonges, d’erreurs et de falsifications de la part des autorités qui nous gouvernent. Dont la plus grave est la politique du “tout vaccin” qui démontre en ce moment même que les vaccins ne sont pas la solution, car ils n’empêchent pas d’être infectés ou de contaminer les autres. Un vaccin qui doit être renouvelé tous les trois mois, n’est pas un vaccin ! Un non-vacciné, toujours en pleine santé après deux ans de pandémie n’est pas un malade qui s’ignore ou un assassin en puissance, mais bien au contraire quelqu’un qui dispose d’un excellent système immunitaire, résultat d’une vie saine et parfois d’une immunité naturelle aux coronavirus. Comme les enfants, par exemple, qu’il est dangereux de vacciner. Au lieu de stigmatiser les non-vaccinés, on ferait beaucoup mieux de les étudier scientifiquement pour comprendre pourquoi ils ont résisté au SARS-COV 2. Au lieu de cela on n’a eu de cesse d’ostraciser, de censurer tous ceux qui osaient contredire la doxa officielle. Jusqu’à traiter les non-vaccinés de parias qui ne méritent pas d’être des citoyens. Actuellement, en dépit de la forte contagiosité d’Omicron, les hospitalisations, réanimations et décès dus à la Covid diminuent sensiblement dans la plupart des pays européens. Plusieurs pays, et non des moindres, modifient radicalement leur politique sanitaire. En France, on instaure le passeport vaccinal ! Alors que l’O.M.S recommande aux compagnies aériennes de cesser toutes les restrictions à l’embarquement. Imperturbablement, on continue d’affoler les Français avec des statistiques sur le nombre de cas qui ne sont pas significatives. Pour la bonne raison que l’on peut être positif et ne pas être malade ou être seulement légèrement malades. Comme avec une grippe. Heureusement que certains médecins, chercheurs et scientifiques n’ont cessé de contredire les autorités médicales et politiques depuis deux ans. Sur Internet et les réseaux sociaux évidemment, puisque les médias officiels leur étaient interdits. Confondre ces personnes compétentes et courageuses, car certaines ont risqué leur carrière pour leurs convictions, avec les “platistes” et autres complotistes convulsifs, fut et demeure une attitude infâme que tous ceux dont les “mensonges” vont devenir de plus en plus véridiques dans les jours qui viennent n’oublieront pas.

  3. Qui fait des fake-news, en l’occurence ?

    – Mai 2021 : Le “vaccin” immunise à 95 %
    – Juin 2021 : Le “vaccin” immunise à 70 %
    – Juillet 2021 : Le “vaccin” immunise à 50 %
    – Août 2021 : Le “vaccin” n’immunise pas mais réduit la transmission
    – Septembre 2021 : Il ne réduit pas la transmission, mais empêche les formes graves
    – Octobre 2021 : Il ne réduit pas les formes graves mais évite d’aller en réanimation
    – Novembre 2021 : Il n’empêche pas d’aller en réanimation, mais empêche de mourir

    … et bien : N’empêche pas de mourir, mais tu vas au paradis des vaccinés !

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