Alors que Toy Story vient d’accueillir son cinquième film il y a quelques mois, il s’en est fallu de peu pour que la saga échappe à Pixar. Ce scénario a failli se produire au milieu des années 2000, à une époque où le partenariat entre Disney et Pixar était sur la corde raide. À couteaux tirés, les deux firmes n’arrivaient plus à trouver un terrain d’entente et la lune de miel a bien failli tourner au vinaigre. Comme Disney possède les droits des personnages, la maison de Mickey décide de produire la suite dans son coin, avec un studio monté pour l’occasion. Il est alors question d’un Buzz l’Éclair rappelé par son fabricant à cause d’un défaut et expédié à l’autre bout du monde. Les jouets d’Andy n’ont d’autre choix que de partir à sa rescousse. Cette version ne verra jamais le jour : en 2006, Disney rachète Pixar, ferme son studio maison et rend le projet à ceux qui ont donné vie à Woody et Buzz.
Comment repartir d’une page blanche tout en innovant ? Un peu comme Vianney, qui a décidé de se retirer de la scène médiatique pour se lancer seul dans son projet de cabane en pleine forêt, les créateurs de la saga s’isolent – le temps d’un week-end – dans la maison où sont nés les concepts du tout premier Toy Story. Pour ne pas être influencés, ils ne prennent même pas le temps de lire le scénario envisagé par Disney et se lancent sur plusieurs pistes de réflexion. Le pitch qui ressort de ce brainstorming improvisé est aussi simple que touchant : Andy a grandi, il part à l’université, et ses jouets doivent affronter la peur d’être oubliés. Pour l’occasion, des personnages laissés dans les tiroirs retrouvent la lumière du jour. C’est le cas de Lotso, un ours en peluche à la bonne odeur de fraise, qui devait déjà apparaître dans le premier film, mais les ordinateurs de l’époque ne savaient pas animer correctement la fourrure. C’est amusant de se dire que, quelques années plus tard, le studio anglais Rare, déjà célèbre pour les images de synthèse de Donkey Kong Country conçues sur stations Silicon Graphics, fera des merveilles avec la fourrure de Fox, le héros de Star Fox Adventures sur Gamecube.
Lorsque Toy Story 3 sort au cinéma, le succès est immédiat. Enfants comme parents sortent les mouchoirs dans les salles obscures, le récit émeut la planète entière et le film se voit récompensé par deux Oscars, en devenant au passage le premier long-métrage d’animation à dépasser le milliard de dollars de recettes au box-office. Sûr de son coup, Disney a eu le nez creux en confiant à Avalanche Software l’adaptation de Toy Story 3 en jeu vidéo, pour une sortie quasi simultanée avec le film. Les développeurs ont même reçu le soutien d’une petite équipe de Pixar durant la création du titre. Contre toute attente, ce jeu à licence se révèle bien plus riche qu’escompté, grâce à un mode Coffre à jouets resté dans toutes les mémoires des gamers qui ont pu s’y essayer à l’époque. C’est ce jeu qui revient aujourd’hui pour fêter les 30 ans de la saga : merci Digital Eclipse.
Comment jouer à Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition ?
Accessible aux enfants comme aux parents, Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition est un jeu d’exploration, d’action et de plateforme en 3D. Se déroulant dans l’univers de la saga, il met en scène Woody, le cow-boy au lasso, Buzz l’Éclair, le ranger de l’espace, et Jessie, la cow-girl intrépide, dans une campagne solo de huit niveaux. Comme dans le film, le joueur débute par un périple héroïque sur un train lancé à pleine vitesse dans un décor de Far West. Après avoir défait le cochon Bayonne (jambon, cochon, tout ça), Woody débarque dans une petite ville pour apporter son aide dans différentes missions, avant de poursuivre son aventure aux côtés de Buzz et Jessie. On retrouve les décors emblématiques de la saga, comme la chambre d’Andy, la buanderie, un niveau spatial façon shoot, un univers sorti de l’imagination de Bonnie ou encore la garderie Sunnyside. Chaque protagoniste a sa capacité : lancer de lasso, force et rayon laser ou encore agilité hors pair. On passe de l’un à l’autre en un clin d’œil, et il faut parfois les faire collaborer pour avancer. La campagne se termine assez rapidement, mais elle pose les bases.
En réalité, le mode le plus important de Toy Story 3 n’est pas le mode Histoire, mais le Coffre à jouets. Derrière ce nom se cache une sorte de bac à sable libre qui se débloque à la fin du premier niveau de la campagne. Et pour cause, ce premier niveau donne les clés du gameplay : le joueur devient le shérif d’une petite ville du Far West et prend en main le destin de celle-ci et de ses habitants. Tout en veillant à la développer, il faut bouter les bandits hors de la ville, repousser les sbires de Zurg, porter secours aux villageois et ainsi récupérer un maximum d’or. C’est cette monnaie brillante qui permet de bâtir des constructions, de débloquer de nouveaux jouets et de faire évoluer ce monde personnalisable. Il est même possible de grimper sur le dos de Pile-Poil, de monter à bord d’un bolide, de repeindre les maisons ou de relooker les habitants. Peu à peu, la ville ouvre la voie vers d’autres décors, comme la base spatiale de Zurg ou la maison hantée de Sid. Charmant programme, non ?
Avec 103 étoiles d’or à débusquer, Toy Story 3 est une sorte d’Animal Crossing mélangé à un SimCity. Pour les besoins de ce remaster, les développeurs ont rendu Zurg jouable sur toutes les plateformes (il était auparavant réservé à la version PlayStation 3), avec ses missions, son arme et son véhicule perso, et ont ajouté des décorations inédites. Sur le plan technique, Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition reste fidèle à l’original, mais la 4K, l’animation plus fluide et l’éclairage retravaillé apportent un confort bienvenu. Bonne nouvelle : les doubleurs officiels du jeu d’origine ont été conservés, et c’est un plaisir d’entendre à nouveau Jean-Philippe Puymartin (Woody) ou Richard Darbois (Buzz).
Avec quels OS fonctionne Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition ?
Disponible depuis la mi-octobre 2026, Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition est un jeu d’action et de plateforme vraiment réussi. Il est à télécharger sur PC Windows (Steam), PlayStation 5, Xbox Series X, Xbox Series S, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2. Les consoles d’ancienne génération n’ont pas été oubliées, puisque vous pouvez aussi le trouver sur PlayStation 4 et Xbox One.
Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition est-il gratuit ou payant ?
Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition est un jeu payant, mais il a l’avantage d’être proposé à un tarif inférieur à celui des blockbusters qui sortent en même temps, dont un certain GTA 6 ou même le remake de The Legend of Zelda : Ocarina of Time.
Quels sont les jeux similaires à Disney/Pixar Toy Story 3 Complete Edition ?
Toy Story est une histoire qui dure depuis des décennies. Si vous avez envie de retrouver les précédentes aventures vidéoludiques de Woody et Buzz, sachez que Digital Eclipse ne s’est pas contenté de Toy Story 3 Complete Edition. Dans le sillage de ce titre, les joueurs peuvent découvrir la compilation Toy Story : Retro Roundup!. Celle-ci réunit le jeu de plateforme Toy Story sorti sur Super Nintendo et Mega Drive, mais aussi Toy Story 2 : Buzz l’Éclair à la rescousse !, qui a marqué de nombreux enfants de la génération PlayStation. On peut également s’adonner à Toy Story Racer, un Mario Kart-like plutôt sympathique, ou encore à Buzz Lightyear of Star Command. Petit bonus : 1001 pattes s’invite à la fête. Une nouvelle fois, Digital Eclipse frappe fort en intégrant un musée contenant des documents et des interviews inédits.
Une autre compilation pourrait faire le bonheur des fans de Disney. Toujours réalisée par Digital Eclipse, Disney Classic Games : Aladdin and The Lion King permet de rejouer aux grands classiques de l’ère 8 et 16 bits. Longtemps absent pour des questions de droits, l’Aladdin de Capcom sur Super Nintendo a finalement rejoint la compilation en 2021, rebaptisée Disney Classic Games Collection pour l’occasion, avec Le Livre de la jungle en prime. Dignes d’un dessin animé, Aladdin et Le Roi Lion sont proposés dans leurs différentes versions, que ce soit sur Mega Drive, Super Nintendo ou consoles portables (Game Boy et Game Boy Color). Outre ses interviews, documentaires et croquis inédits, la compilation permet de jouer à une version de démonstration d’Aladdin Mega Drive, préparée pour le CES de Chicago en 1993. Historique.
Enfin, Disney Illusion Island met en scène Mickey, Minnie, Donald et Dingo dans un jeu de plateforme jouable en coopération jusqu’à quatre joueurs. Dans cet univers en 2D chatoyant, l’intrigue gravite autour d’une île dont l’équilibre a été perturbé par le vol de trois livres magiques. Le héros aux grandes oreilles et ses acolytes doivent ainsi traverser des niveaux façon Metroidvania remplis d’obstacles. En récupérant de nouvelles capacités, les joueurs accèdent à des zones inédites, et la progression est fidèle à la féerie des mondes de Disney. Chose amusante : ici, il n’est pas question de frapper les ennemis, mais de les éviter. Un peu comme Tintin dans les jeux Infogrames, qui devait uniquement se défendre – une consigne donnée par Moulinsart.