Le télétravail a été une bouée de sauvetage appréciée dans de très nombreuses entreprises au tout début de la pandémie de covid. Peu à peu, on a toutefois assisté à un retour en arrière, et de nombreuses entreprises ont exigé de leurs salariés qu’ils reviennent travailler sur site, parfois même tous les jours de la semaine.
Si l’on en croit les prévisions de LinkedIn publiées pour l’année 2024, ces dirigeants font fausse route et se trouvent même à contre-courant du marché de l’emploi. D’après les données du réseau social professionnel, on assiste ainsi à une augmentation des offres de travail pour des postes hybrides (une partie en télétravail, l’autre au bureau).
Le télétravail, une aubaine pour le chiffre d’affaires ?
Pour ne citer que l’exemple du Royaume-Uni, la moitié des offres sont répertoriées comme hybrides, rapporte Fortune, et ce chiffre est en progression constante. D’ailleurs, seulement un tiers des offres proposaient ce type d’organisation du travail en août 2022.
Cité par nos confrères, Olivier Sabella, vice-président, EMEA et LATAM de LinkedIn Talent Solutions, commente ainsi :
Nous verrons cette tendance persister en 2024, alors que les entreprises continueront de se tourner vers des options hybrides afin d’équilibrer la demande de flexibilité accrue des employés et le désir des employeurs de présence au bureau.
Les employeurs qui rechignent au travail à distance pourraient aussi risquer gros. C’est en tout cas ce qui ressort d’une analyse réalisée par la startup Scoop l’an dernier. Les experts ont passé au crible les données du Flex Index qui compilent des informations telles que les politiques de travail à distance d’une entreprise et son chiffre d’affaires entre 2020 et 2022.
Le résultats sont sans appel. En effet, les sociétés qui permettent à leurs employés de choisir librement leur lieu de travail ou qui sont entièrement à distance ont obtenu une croissance de leur chiffre d’affaires de 21 %. À contrario, celles qui exigent que leurs collaborateurs viennent passer certains jours de la semaine au bureau obtiennent une croissance de seulement 5 %. Il y a donc une différence de 16 points entre ces deux types d’organisation.
On peut expliquer ce contraste par une tolérance qui traduit un état d’esprit de confiance envers les employés de ces entreprises et une plus grande ouverture à l’innovation, qui rejaillit positivement sur le chiffre d’affaires. Quoi qu’il en soit, ce n’est certainement pas aujourd’hui que l’on tranchera ce débat sur l’impact du télétravail, mais on peut en tout cas voir que la crise sanitaire a permis d’inscrire sur la durée ce mode d’organisation.
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