C’est une étude qui ne manquera pas de faire réagir. Alors que de nombreuses entreprises forcent leurs salariés à revenir travailler au bureau, la startup Scoop s’est demandée si ce modèle fonctionnait vraiment mieux que les formes d’organisation hybride où le salarié peut choisir de se rendre ou non dans les locaux de l’entreprise.
Pour y voir plus clair, les experts ont passé au crible les données du Flex Index, une analyse qui compile des informations telles que les politiques de travail à distance d’une entreprise et son chiffre d’affaires entre 2020 et 2022. 554 sociétés cotées en Bourse ont été scrutées dans le cadre de cette recherche.
Le télétravail est de plus en plus remis en cause
La surprise est de taille, puisqu’il s’avère que les compagnies qui permettent à leurs employés de choisir librement leur lieu de travail ou qui sont entièrement à distance ont obtenu une croissance de leur chiffre d’affaires de 21 %. À l’inverse, celles qui exigent que leurs équipes viennent passer certains jours de la semaine au bureau obtiennent une croissance de seulement 5 %. Il y a donc une différence de 16 points entre ces deux types d’organisation.
De fait, alors que le sujet de la productivité en télétravail est souvent débattu. Ces échanges tiennent plus de la discussion de comptoir que de l’analyse sérieuse en l’absence de statistiques. L’étude en question apporte un début de réponse, même s’il est bien sûr impossible de la généraliser et d’autres investigations sont nécessaires.
Comment expliquer de tels résultats ? D’après les experts interrogés par nos confrères de Forbes, ce n’est pas forcément ces politiques flexibles sur le télétravail qui entraînent de meilleures performances de ces sociétés. Mais cette tolérance traduit un état d’esprit de confiance envers les collaborateurs, et cela montre aussi une ouverture vis-à-vis de l’innovation.
En tout cas, cette étude ne convaincra probablement pas les grands patrons de la Tech qui sont passés en l’espace de quelques mois de grands défenseurs du télétravail à opposants farouches.
En mai dernier, nous vous citions notamment le cas de Sam Altman, le PDG d’Open AI. Selon lui, le travail à distance a été une erreur : Il précisait alors : « Je dirais que l’expérience est terminée et que la technologie n’est pas encore assez performante pour que les gens puissent rester à distance pour toujours, en particulier pour les startups. »
D’après le dirigeant, le temps passé en personne est essentiel pour élaborer les plans d’avenir d’une société, surtout dans des secteurs où l’on retrouve « un ensemble d’idées est fragile, nuancé et incertain ».
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