Lancée en mars dernier, la Gigafactory de Tesla à Berlin est très impressionnante. Avec ses 300 hectares et 227 000 m2 de bâtiments, elle est censée atteindre rapidement les 10 000 salariés et produire 5000 Model Y par semaine.
Sauf que dans les faits, l’entreprise serait très loin du compte, si l’on en croit les informations de Wired. En effet, les conditions de travail sont décrites comme très mauvaises par un ancien salarié qui a souhaité s’exprimer sous couvert d’anonymat.
Le manque d’empathie de Tesla dénoncé
Il qualifie la situation en interne de “chaos”. Et pour cause, “certaines personnes sont en arrêt maladie plus longtemps qu’elles n’ont réellement travaillé. Il y a des gens que je n’ai pas vu travailler pendant trois semaines en six mois. Beaucoup de gens sont en arrêt maladie parce que la motivation n’est pas là”.
Comment expliquer un tel climat social ? Nos confrères décrivent des salaires trop bas, 20 % inférieurs à ceux de rivaux tels que Volkswagen, pour des postes équivalents. On signale également de fortes inégalités salariales entre les employés et certains dirigeants. Le management serait également inexpérimenté par rapport à la concurrence.
L’ancien employé évoque par ailleurs une modification au niveau des conditions de travail qui a changé la donne : “Au bout de deux mois, ils ont transformé mon poste en un système à trois équipes, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. J’ai un jeune fils, et pour nous, c’était difficile à gérer”. Et ce dernier de dénoncer un “manque d’empathie” de la part de Tesla.
Dans ce contexte, le puissant syndicat allemand, IG Metall, est monté au créneau en juin dernier. Sa représentante, Birgit Dietze, a ainsi expliqué : “Nous savons, grâce aux membres actifs d’IG Metall, que le recrutement ne se fait pas au rythme prévu.”
La Gigafactory de Berlin ne tient pas ses objectifs
De fait, Tesla n’est pas parvenu à recruter les 10 000 salariés souhaités et il n’en compte aujourd’hui que 7500. Pour tenir la cadence, la firme d’Elon Musk se tourne vers la Pologne qui ne se trouve qu’une centaine de kilomètres. 10 % des employés de la Gigafactory seraient d’ailleurs originaires du pays voisin.
Mais cela ne suffit toujours pas, et selon les dernières estimations datant d’octobre, l’usine ne produit que 2000 voitures par semaine, loin des 5000 véhicules escomptés.
Décidément, la mise en place de la Gigafactory de Berlin n’est pas un long fleuve tranquille pour Tesla. On se souvient d’ailleurs que le constructeur automobile avait déjà fait face aux protestations d’activistes environnementaux, ce qui avait longuement retardé son lancement.
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Voilà la réalité…
Tesla c’est le Lidl de l’automobile !
1 Salarié! Une source surement statistiquement fiable… un peu comme demander à un visiteur du Louvre “vous avez aimé?” – Non – donc le Louvre est nul… Bon à part ça, je me suis toujours demandé pourquoi la GFactory en DE? Salaires élevés, IG Metall qui fait le beau et le mauvais temps, des rythmés de travail pas concurrentiels… cela peut marcher pour du haut de gamme avec des marges pharaoniques mais pour un VE qui peine à survivre. Pour le reste c’est la conception US du travail Vs la conception Allemande (pour les Allemand, pas pour les autres) qui fait que le résultat sera une usine en DE, payé avec des subventions DE qui embauchera des polonais
Comme d’hab, un article négatif sur tesla de ce leader mondial de l’information qu’est presse citron 🤣
Toujours aussi objectifs et bien informés Haha