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Test Freebox Ultra : promesse tenue pour la box la plus rapide de France ?

Est-ce qu’il est rapide de recevoir la nouvelle Freebox Ultra en tant que nouveau client ? La promesse d’obtenir la box la plus rapide de France est-elle tenue ? Est-ce que l’installation pour obtenir des débits extrêmement rapides est simple ? Réponse avec notre test de la nouvelle Freebox.

Comme à son habitude, le patron de Free Xavier Niel vient de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière des fournisseurs d’accès internet. Après un échec de la formule Delta et de son player Devialet, Free devait proposer de quoi émerveiller les internautes Français les plus exigeants, tout en simplifiant son offre.

Pour ça, Free a bien compris que ce nous voulions, des débits importants avec une plateforme de divertissement unifiée. Ainsi la Freebox Ultra, centralise beaucoup de services pour le plus grand bonheur des personnes atteintes de phobie administrative. J’ai eu l’occasion d’utiliser la Freebox Ultra (en Ethernet) au quotidien depuis 10 jours, et voici mon retour d’expérience à son sujet.

Le tarif de l’offre Freebox Ultra

L’offre complète de la Freebox Ultra est disponible au prix de 49,99 euros par mois pendant 1 an, avant de passer ensuite à 59,99 euros. Si un tarif aussi élevé n’est pas habituel chez Free, il ne faut pas oublier que celui-ci propose aussi une offre “Essentiel” au tarif de 39,99 euros par mois pendant un an, et 49,99 euros ensuite. Une offre que l’on n’évoquera pas ici, puisque nous avons fait le test de l’offre complète, qui est d’ailleurs sans engagement.

Nos conditions de test de la Freebox Ultra

Désireux de vivre exactement l’expérience client proposée par Free, je ne suis passé par aucun service presse, et j’ai commandé la Freebox par l’interface client à la date du 30 janvier à 14h15, date de mise en ligne de l’abonnement. J’ai ainsi exploité la portabilité du numéro de ma ligne fixe pour passer d’un abonnement à la fibre d’Orange vers cet abonnement fibre de Free, qui s’est donc chargé de la résiliation chez mon précédent fournisseur d’accès internet, tout en prenant en charge les 50 euros de frais inhérents.

Après confirmation de commande, j’ai reçu le lendemain un appel d’un conseiller Free, qui me proposait la date d’intervention du 9 février, soit 11 jours après la commande. Un délai qui m’a semblé plutôt convenable en somme. C’est exactement 4 jours après la commande que j’étais l’un des premiers chanceux à recevoir la machine.

Il ne me restait plus qu’à patienter jusqu’au jour de l’intervention du technicien, qui en 15 minutes à peine, avait effectué les changements nécessaires dans l’armoire dédiée à la fibre de mon village, puis vérifié le fonctionnement de la box après ses quelques mises à jour. À titre d’information, j’ai choisi de me passer du pocket Wi-Fi qui n’avait pas d’utilité pour moi, mais aussi du Player TV de Free sans commune mesure avec la NVIDIA Shield, AKA le meilleur boîtier multimédia disponible à l’heure actuelle.

Avant d’évoquer la question du débit avec vous, prenons tout de même le temps de répondre aux questions que vous devez assurément vous poser à propos des services de streaming compris avec l’offre de Free.

Les services de streaming compris dans l’abonnement Freebox Ultra, comment ça marche ?

Vous le savez, l’une des propositions les plus impressionnantes de la Freebox Ultra, c’est d’offrir l’accès à de nombreux services de streaming, devenu au fur et à mesure de leurs arrivées dans les indispensables dans le quotidien des Français. Ainsi, avec l’offre Freebox Ultra viennent aussi Netflix, Disney+ et Amazon Prime (oui avec le service de livraison également).

De quoi économiser exactement 18,97 euros par mois et donc 227,64 euros par an ce qui à notre époque n’est pas négligeable. Seulement il y a un hic, les versions comprises de Netflix et de Disney+ sont les abonnements les plus bas et donc, avec publicités. Difficile d’en vouloir à Free ici, tant l’avidité de ces services de streaming a été grande ces derniers temps.

En l’espace de quelques années seulement, Netflix et Disney+ ont décidé de mettre fin au partage de compte, mis en place de nombreuses augmentations de leurs tarifs, des abonnements comprenant des publicités ont pris la place des anciennes offres avantageuses, et c’est le cas ici.

Un point dérangeant également est l’absence de 4K, de HDR, de Dolby Vision et de Dolby Atmos hormis dans les abonnements au tarif les plus élevés. Sachant que la Freebox Ultra et son débit hors du commun sera plutôt dédié aux technophiles souhaitant ce qui se fait de mieux, difficile d’admettre de devoir se contenter d’expériences dégradées.

Heureusement, il est possible à partir de l’espace abonné de Free de passer sur une offre qui ne comprend pas de pub, tout en bénéficiant d’un tarif préférentiel. Ainsi, l’abonnement sans publicité de Netflix sera disponible au prix de 7,50 euros à la place des 13,49 euros habituels, tandis que l’abonnement 4K est de 14 euros, au lieu de 19,99 euros. Ainsi, il faudra prendre en compte ce surplus si vous souhaitez ce qui se fait de mieux.

Freebox Ultra Resume
© Free

Hormis l’aspect service de streaming, Free propose aussi les chaînes de TV au travers de son application OQEE. Lors de sa conférence, celui-ci à mis en avant les chaînes Canal+, 3ÈME RUE, SYFY, E! et DreamWorks. Seulement, Canal n’est pas encore disponible sur la NVIDIA Shield ou sur l’Apple 4K TV, il faudra ainsi disposer du Player TV de Free pour en profiter.

N’oublions pas non plus l’abonnement de presse appelé Cafeyn, qui coûte habituellement 10,99 euros par mois, qui est encore une fois compris dans l’abonnement de la Freebox Ultra.

Est-ce que le débit de la Freebox Ultra est réellement aussi important que promis ?

Le point le plus impressionnant de la Freebox Ultra est évidemment la promesse d’un débit théorique de 8 Gb/s en download ainsi que 8 Gb/s en upload. Un débit extrêmement élevé, inédit en France, qui fait de la proposition de Free la plus rapide de l’hexagone. La fibre installée dans notre village de l’Essonne en 2022 permet d’atteindre des débits d’exception. Pendant la réalisation de mes tests, la version logicielle de Speedtest a été utilisée afin de déterminer exactement à quel débit il était possible de prétendre.

Comme vous pouvez le constater, le débit obtenu est plutôt proche du débit théorique maximal promis par Free, avec en moyenne plus de 7 Gb/s en débit descendant, et 7,6 Gb/s en débit montant. Si certains opérateurs proposent un débit descendant similaire, aucun FAI n’offre de débit montant supérieur à 1 Gb/s. La promesse de Free ici est donc tenue, avec une offre qui représente le débit le plus rapide de France chez un particulier.

Quel matériel a été utilisé pour obtenir de telles performances ?

Malheureusement, obtenir de tels débits nécessite un équipement plutôt spécifique. Si la Freebox Ultra dispose déjà de 4 ports Ethernet 2,5 Gb/s permettant déjà d’atteindre des débits de très élevés, il faudra se procurer un module SFP+ à insérer dans le port SFP 10G de la Freebox Ultra pour profiter des 8 Gb/s de débit.

À ce jour, malgré le fait que le module SFP est censé être fourni sur demande par Free selon les conditions générales de vente, l’opérateur ne propose aucune autre solution que l’attente sans donner de délai de mise à disposition. Il m’a donc été nécessaire d’acheter le module SFP sur Amazon à cette adresse. Celui-ci étant entièrement compatible avec la Freebox Ultra, qui, contrairement à la Freebox Delta, dispose d’un port auto alimenté.

En ce qui me concerne, j’ai choisi un module qui permet de transformer ce port SFP en port Ethernet. Il faudra ensuite utiliser un câble RJ45 de catégorie 7 minimum pour relier l’Ultra à votre machine. J’ai fait le choix d’acheter ce câble de catégorie 8, afin d’être tranquille pendant les années à venir, celui-ci pouvant transporter des débits bien supérieurs encore.

Seulement, la plupart des cartes mères actuelles ne proposent pas de port Ethernet pouvant supporter un débit de 10 Gb/s. Il m’a donc été nécessaire d’ajouter une carte réseau à mon PC de bureau, mon choix s’étant porté sur la carte Asus XG-C100C.

Test Freebox Ultra
Quelques paramètres à bidouiller côté carte réseau © Presse-citron

Si celle-ci a été plutôt simple d’installation, elle disposait tout de même de quelques subtilités en ce qui concerne ses paramètres, avec lesquels il m’a été nécessaire de tâtonner pour obtenir les fameux 8 Gb/s de débit. Ainsi, il m’a fallu me rendre dans le gestionnaire de périphériques, puis dans les paramètres avancés de la carte réseau.

Si à votre tour vous rencontrez des problèmes, sachez que c’est avec les catégories “Speed and Duplex” ainsi que “Link Speed” qu’il faudra jouer. Selon la configuration, la carte accepte uniquement l’Auto Negociation, ou la valeur exacte de 10 Gb/s Full Duplex.

Côté Freebox, il suffit de brancher le module SFP ainsi que le câble réseau, le tout étant reconnu automatiquement. Oui, tout ça est tout de même assez contraignant à l’achat, mais il faut bien faire quelques sacrifices pour être à la pointe. Seulement, est-ce vraiment utile d’avoir de tels débits à notre époque ?

À quoi ces débits extrêmes servent-ils actuellement ?

Vous le savez, s’il y a bien une catégorie de population qui a besoin d’être à la pointe de la technologie, ce sont les joueurs. Avec des jeux qui dépassent de plus en plus allégrement les 100 Go de données avec des mises à jour très fréquentes, des débits importants sont nécessaires afin de ne pas avoir à attendre des heures avant de jouer.

C’est pour cette raison que j’ai effectué de nombreux tests de téléchargement sur Steam, Battle.net et sur le Rockstar Games Launcher, d’importantes plateformes de jeux actuellement.

Mes résultats montrent que les serveurs de la plateforme restent bridés à 1 Gb/s. C’est donc très inférieur en comparaison de ce qu’offre Free comme débit descendant, indiquant ainsi que les infrastructures des plateformes ne sont absolument pas prêtes à offrir des débits supérieurs aux internautes.

En ce qui concerne Battle.net et le Rockstar Games Launcher, nos vitesses de téléchargements n’ont pas dépassé respectivement 353 et 277 Mo/s. Attention, cela reste tout de même extrêmement rapide, le téléchargement et l’installation d’Elden Ring et ses 46 Go sur Steam n’ayant pas pris plus de 8 minutes, tandis que Red Dead Redemption II et ses 120 Go ont été téléchargés en 12 minutes.

C’est donc plutôt pour les utilisateurs de serveurs NAS situé sur le réseau interne que ces débits seront exploitables, ceux-ci permettant d’uploader et de télécharger des fichiers volumineux à une vitesse impressionnante. Ce qu’il faut voir ici, c’est la volonté de Free d’inscrire la Freebox Ultra comme une machine qui sera présente dans le paysage internet des Français pendant de longues années à la manière de la Freebox Révolution, sortie en 2010 et encore plébiscitée par de nombreux internautes 14 ans plus tard.

Avec de tels débits, Free pave la voie de l’avenir. En attendant, si vous ne disposez pas de NAS ou que vous utilisez très peu de fonctions réseau, je ne pourrais que vous conseiller de connecter vos appareils à l’aide des 4 ports Ethernet de la Freebox Ultra, qui permettent déjà d’exploiter au maximum la plupart des utilisations possibles de vos appareils actuels.

Et le Wi-Fi 7 alors ?

Autre grande nouveauté de la Freebox Ultra, le Wi-Fi 7 qui offre des débits bien supérieurs à la norme précédente, et une latence bien inférieure. Seulement, nous avons choisi d’y consacrer l’intégralité d’un test qui arrivera prochainement, et qui montrera les avantages de cette nouvelle connexion sans fil. Des résultats qui risquent fortement de bouleverser encore une fois nos usages futurs de la connexion internet à domicile.

Notre avis sur la Freebox Ultra

Test Freebox Ultra
© Presse-citron

Notre parti pris pour ce test a été de vivre l’expérience Freebox Ultra comme une personne ayant déjà la fibre et souhaitant changer d’opérateur. Encore une fois, Free a eu l’excellente idée de centraliser les nombreux services de streaming préférés des Français, ce qui est une bonne initiative.

Dans les faits, on regrettera que les abonnements de Netflix et Disney+ compris avec l’offre de la nouvelle Freebox soient les forfaits standards, avec publicités et sans 4K, HDR ni les avantages visuels et sonores de Dolby. Heureusement, il est possible de bénéficier de tarifs préférentiels sur ces abonnements premium, mais qui font automatiquement grimper le tarif mensuel dépensé par les Freenautes.

En ce qui concerne la grande promesse des débits les plus hauts de l’Hexagone, l’engagement est tenu dans ma bourgade perdue dans la campagne essonnienne. On regrettera que Free ne fournisse pas encore le module SFP+ obligatoire pour atteindre ces débits, mais ce ne serait tarder. En attendant, il est possible de se procurer celui-ci sur Amazon si vous souhaitez épater vos collègues avec des tests de débit d’exception.

Si l’on a pu constater dans ce test que les débits offerts ne sont pas encore très utiles pour les personnes ne disposant pas de NAS, Free montre encore une fois la voie vers l’avenir de l’accès à internet, tout en inscrivant sa Freebox Ultra comme machine incontournable dans les nombreuses années à venir.

 

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Netflix
Netflix
Par : Netflix, Inc.
4.3 / 5
M15.9 avis
5 commentaires
5 commentaires
  1. Article très intéressant et merci pour ces précisions.
    j’ai néanmoins une remarque a faire sur le test de téléchargement des 3 plateformes (Steam,Rockstar et battlenet), vous mentionnez dans l’article que Steam est bien plus rapide que les deux autres ce qui est une erreur car la vitesse est exprimée en mb/s pour steam et en Mo/s pour les deux autres. Je pense qu’en convertissant ces mb/s en mo/s les 920mb/s atteints par Steam sont bien inférieurs au 350Mo/s de battlenet 😉

    Merci pour le travail

  2. Avec la Pop je n’arrive pas à 1Gb/s pour les 5 annoncés alors je ne vois pas l’intérêt de passer à l’Ultra si ce n’est pour des streamings dont je ne sers pas …. payer 10 puis 20 € de plus pour avoir Prime ce n’est pas une économie loin de là, si toutefois on sait compter. En outre, je bénéficie d’un forfait tout illimité à 9.99 € avec la Pop qu’en est-il avec l’Ultra ? sauf erreur pas vu dans votre article.

    1. L’offre mobile repasse à 15,99, il y a donc un surcout de 6€.
      Si vous payez C+ c’est gagnant.
      Mais avec juste Amazon et Netflix vous paierez bien plus (mais vous aurez énormement de services en plus).

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