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On a joué à… Kingdom Hearts III, et on n’a pas tout compris (mais on a bien aimé)

Enfin ! Après des années de développement, Kingdom Hearts 3 est enfin disponible. Pour le plus grand bonheur des fans ?

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Test Kingdom Hearts 3

Quand la magie de Final Fantasy se mélange à celle de Disney

En 2002, le premier Kingdom Hearts déboulait sur PS2, avec l’incroyable promesse de faire coexister les univers de Final Fantasy et de Disney. Pas forcément irréprochable, l’action-RPG avait toutefois su séduire les foules, si bien qu’un second opus a vu le jour, toujours sur PS2. Depuis, la saga s’est exportée sur Nintendo DS, 3DS, sur PSP, sur GameBoy Advance, sans oublier les versions HD 1.5 & 2.5 Remix et HD 2.8 Final Chapter Prologue (ça ne s’invente pas…) sur PS4.

En 2019, avec Tetsuya Nomura aux manettes (déjà à l’origine du premier opus), Kingdom Hearts revient enfin, avec un « vrai » troisième épisode tout beau tout neuf, mais quand même un peu bordélique scénaristiquement parlant…

Lapin compris…

Oui, car si le mariage Final Fantasy / Disney semblait voué à accoucher d’une trame scénaristique on ne peut plus simple… c’est tout l’inverse qui s’est produit avec Kingdom Hearts. A vrai dire, l’intrigue est juste incroyablement complexe, et absolument incompréhensible si vous n’avez pas (récemment) joué à tous les opus précédents… Et même dans ce cas précis, il se peut que des éléments vous échappent, tant les créateurs semblent parfois s’être eux mêmes embrouillés les pédales dans ce dédale scénaristique, entre coeurs, souvenirs, organisation XIII et autres dédoublements de personnalités…

A tel point que Kingdom Hearts III propose diverses vidéos « Souvenirs » en début de jeu, pour tenter de résumer sommairement ce qui s’est passé auparavant.

Test Kingdom Hearts 3

Toutefois (et heureusement), ne rien comprendre (ou presque) à l’intrigue de Kingdom Hearts III ne vous empêchera pas d’apprécier le jeu. Ouf ! En effet, si de (très) nombreux éléments risquent de vous passer au-dessus, le jeu reste très agréable à suivre, et permet de visiter divers mondes issus de l’univers Disney, avec Sora, Donald et Dingo. Le tout reste dans la directe lignée des épisodes PS2. A ce sujet, l’héritage PS2 est assez marqué, notamment au niveau des déplacements, de la construction même du jeu, ou même de certains bugs de caméra par exemple. Certains aspects « old school » qui peuvent surprendre, mais qui ne sont aucunement rédhibitoires.

Let it Go, Let it Gooo

Techniquement , le jeu, sans être un modèle du genre (à cause notamment des quelques griefs cités plus haut), reste vraiment très agréable pour les yeux, avec une DA irréprochable et certains décors (Toy Story, Raiponce, Hercule…) d’une beauté assez hallucinante. Les niveaux en Gummi Ship restent quant à eux assez cheap, même si ces derniers proposent aujourd’hui davantage d’intérêt qu’à l’époque. L’une des grandes forces de Kingdom Hearts III, c’est le profond respect qui est montré à l’égard de chaque contrée visitée. Le jeu adopte alors une toute nouvelle interface, les personnages sont également transformés, et les développeurs ont même poussé le vice jusqu’à recréer des séquences entières de certains dessins animés.

Certes, les cutscenes (et la narration en général) sont assez « nian-nian« , mais certaines séquences se vivent comme un authentique film d’animation. Mieux encore (ou pas), on y retrouve même certaines chansons, dont « Libérée, Délivrée« , en intégralité (mais en anglais).

Test Kingdom Hearts 3

Square Enix Disney Club

De leur côté, les combats (en temps réel) sont très dynamiques, et un peu brouillons (toujours cet héritage PS2), mais facilités par un système d’automatisation qui autorise ceux qui ne veulent pas se prendre la tête à bourriner le bouton « Croix » sans trop se poser de questions. Si les informations sont très nombreuses à l’écran, le tout reste finalement assez lisible, et plutôt simple d’accès. Des combats un peu répétitifs toutefois, si bien que l’on finira à terme par pousser parfois un petit soupir au début de certains d’entre eux.

A noter qu’en pressant la touche Triangle, on peut déclencher des « super attaques », et notamment des attaques « Attractions ». A l’écran, cela est parfois (très) chargé, sans compter le côté répétitif des attaques en question, mais force est d’admettre qu’on en prend quand même plein les mirettes. Les plus férus du genre pourront gérer les différentes keyblades (qui peuvent être améliorées) et passeront un peu de temps à affûter leurs compétences, leurs équipements et leurs sorts magiques, mais cet aspect « levelling » est ici loin d’être aussi primordial que dans d’autres RPG. Globalement, le jeu est quand même d’une facilité assez déconcertante, et il faut vraiment en vouloir pour voir s’afficher l’écran game over…

Test Kingdom Hearts 3

Côté durée de vie, Kingdom Hearts III nécessite environ 30 heures pour voir le fin mot de l’histoire. Les joueurs les plus assidus prendront sans doute quelques heures supplémentaires pour découvrir les différents secrets, faire monter le niveau de Sora au maximum, et accomplir les nombreux défis proposés dans le jeu, y compris des recettes de cuisine à réaliser pour le compte de Remy, le cuisinier-rat de Ratatouille, ou encore les défis Photo.

Bref, une très longue attente qui prend fin pour les fans (le jeu avait été officialisé en juin 2013), avec un titre plutôt réussi dans l’ensemble, malgré un scénario bigrement complexe et quelques petites faiblesses au niveau de la conception et du rythme.

Mon avis concernant Kingdom Hearts III

S’il n’est pas irréprochable, Kingdom Hearts III permet néanmoins de prendre part à un très joli voyage à travers différents univers Disney. Certes, l’héritage PS2 se ressent, le scénario est diablement complexe, la narration est parfois très maladroite et le jeu accuse de sérieuses longueurs, mais le gameplay est plutôt agréable (sans tutoyer les étoiles non plus), l’aventure en elle-même est très colorée/diversifiée, et on prend finalement un malin plaisir à plonger au coeur de nos Disney favoris. Le mélange Final Fantasy / Disney manque parfois de liant, mais le jeu parvient malgré tout à tenir le joueur en haleine durant une bonne trentaine d’heures, avec en prime quelques séquences particulièrement épiques. Pas forcément le jeu de l’année donc, mais de quoi vivre quelques très jolis moments avec Sora, Donald, Dingo et toute la bande à Picsou Dingo Disney.

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