Les Nothing ear(1) en bref :
- Nothing promet de révolutionner l’audio grand public
- Les ear(1) coûtent 99€
- Son design est transparent
- L’autonomie est trop juste
Nothing est donc la première marque de l’ère post-OnePlus pour Carl Pei, co-fondateur du trublion des smartphones. Rejoint par une bonne partie de ses fidèles, le jeune PDG s’est donc orienté vers une autre industrie tout aussi compétitive : l’audio.
Comme à son habitude, Carl Pei promet de ne rien faire comme les autres. Nothing n’est donc pas un énième acteur sur le marché du son mais bien une marque déterminée à révolutionner le secteur.
Pour faire tomber Apple, Sony, Sennheiser et consorts, Nothing lançait donc cet été les ear(1), des écouteurs sans fil dont l’intensité du teasing n’a d’égal que l’originalité de leur design. Tout transparents les ear(1) promettent une expérience sonore unique sur le marché. Le tout pour 99€, soit un prix deux fois moins élevé que les AirPods Pro de la Pomme.
Dire que le pari est audacieux serait un euphémisme. Mais admettons. Nous avons donc pris les promesses de Nothing au pied de la lettre et avons testé les ear(1) pendant plusieurs semaines (voire mois). Et nous n’avons pas fait le voyage pour rien.
Prix et disponibilité des Nothing ear(1)
Les Nothing ear(1) sont dores et déjà disponibles au prix de 99 euros. Ils se positionnent comme une alternative abordable aux AirPods Pro, Sony WF-1000XM4 ou aux derniers Sennheiser CX Plus.
Dans cette gamme de prix, ils devront se frotter aux Freebuds 4i de Huawei ou Enco Free 2 d’OPPO, deux paires d’écouteurs très convaincants à prix réduit. Le match de bon rapport techno-prix s’annonce prometteur.
Un design unique, tout en transparence
Difficile de passer à côté des ear(1). Sur un marché où tous les écouteurs sans fil se ressemblent, Nothing tire son épingle du jeu avec un design à la fois rétro et futuriste.
Cette forte personnalité, les écouteurs la tiennent de leur aspect transparent, du boîtier à la tige. Les designers ajoutent quelques touches de couleur : du blanc pour les embouts et l’intérieur du boîtier, du noir au niveau de la tige et du rouge par petites touches. On adore ou on déteste. Dans tous les cas, ce look ne laissera personne indifférent.
Au delà de l’esthétique, cette transparence apporte un avantage certain : on voit les écouteurs à travers leur boîte. De quoi rassurer d’un coup d’oeil les petites têtes qui ont tendance à les égarer. Le format du boîtier est d’ailleurs intéressant. Pas plus compact que les autres, il prend une forme carrée (aux coins arrondis) et plane. Disposé à plat, les écouteurs sont plus facilement saisissables ce qui évite là encore les mauvais manipulations et les chutes dans les bouches d’égouts.
Pour vendre ses écouteurs à prix plancher, Nothing ne peut pas faire de miracles. Ce design audacieux permet de camoufler l’absence de matériaux nobles. Comme tous leurs concurrents, les ear(1) s’habillent donc de plastique.
Ce matériaux présente l’avantage d’être léger, ce qui ravira les amateurs de sport. Car oui, les embouts fournis assurent une bonne tenue à l’oreille même pour la pratique de sports dynamiques comme la course ou le basket. Leur certification IPX4 les rend en prime résistants à l’eau, aux éclaboussures ou à la transpiration.

Pour le reste, Nothing récite ses classiques. Les tiges des écouteurs permettent de contrôler la musique, le volume ou encore la réduction de bruit. L’ensemble est d’ailleurs personnalisable dans l’application compagnon.
En résumé, si les Nothing ear(1) ont bien un point de différenciation majeur sur le marché, c’est bien leur design. Car pour le reste, la révolution attendue n’est pas au rendez-vous (nous y reviendrons).
L’application ear(1)

Toute bonne paire d’écouteurs sans fil s’accompagne aujourd’hui de son application. Baptisée sobrement “ear (1)”, celle de Nothing s’inscrit dans ce que l’on connaît déjà.
Si son interface reprend les codes esthétiques des écouteurs, l’appli ear (1) ne se distingue pas particulièrement de la concurrence. Au contraire, elle est même un poil moins riche en fonctionnalités.
Parmi les options de personnalisation, on retrouve la gestion de la réduction de bruit avec, pour chacun des deux modes (annulation de bruit, transparence), un réglage sur deux niveaux (light ou maximum) pour ajuster l’intensité de l’effet.
L’appli donne aussi accès à quatre mode d’écoutes (Équilibré, Plus d’aigus, Plus de basses, Voix) réunis dans la section “Equalizer”. Hélas, il manque un égaliseur complètement personnalisable pour vraiment satisfaire les amateurs de bon son.
Enfin, l’application ear (1) permet de régler quelques paramètres d’utilisation. On peut par exemple désactiver la détection automatique des écouteurs ou accéder à la fonction “localiser mes écouteurs” en cas de perte.
Il est également possible de personnaliser les fonctions tactiles en changeant l’action correspondant à chaque geste (par exemple taper deux fois pour passer à la chanson suivante).
Plat du pied, sécurité
Révolutionner l’audio grand public implique de prendre des risques. De gros risques même. C’est exactement ce que n’a pas fait Nothing avec ces ear(1). Derrière un discours marketing rodé se cache finalement une paire d’écouteurs assez banale pour ce prix.
Si les équipes de Nothing jouaient au football, elles auraient adopté la stratégie du “plat du pied, sécurité”. En d’autres termes, la marque a opté pour une signature sonore on ne peut plus sage.

Ainsi, les ear(1) ne sont ni extraordinaires, ni mauvais. Le niveau de détails est même plutôt bon, la dynamique assez large et l’équilibre général très correct. Les ear(1) diffusent même des basses légèrement plus prononcées afin de donner un peu plus de punch à l’ensemble.
Les médiums se révèlent très corrects, suffisamment pour satisfaire les amateurs de podcasts. Les aigus, eux, restent bien maîtrisés même à volume élevé. Tout juste avons-nous détecté une très légère distorsion avec certains titres.
Mais rien ne permet vraiment aux ear(1) de tirer leur épingle du jeu. Le son délivré manque même un peu de rondeur et de chaleur pour apporter un petit supplément d’âme à l’ensemble.
On aurait aimé que les promesses de Nothing se ressentent davantage dans la qualité de son. La marque se montrera peut-être plus audacieuse avec la prochaine mouture.
Réduction de bruit : silence, on parle
Malgré leurs prouesses d’ingénierie, les constructeurs ne sont pas encore parvenus à proposer des écouteurs sans fil à moins de 100 euros avec un réduction de bruit irréprochable. Et Nothing n’y changera rien.
Malgré de belles promesses, la marque ne réussit pas à triompher là où ses concurrents ont échoué. Les ear(1) ne seront donc pas les écouteurs à moins de 100 euros aussi efficaces que des AirPods Pro.

Néanmoins, ils surprennent à bien des égards. Une fois les bons embouts choisis (une condition primordiale) et la réduction activée, l’annulation des basses et des médiums se révèle excellente. Concrètement, cela se ressent beaucoup dans les transports, notamment le train ou le métro.
En revanche, les ear(1) peinent à détecter les haut-médiums. Cela se traduit par des difficultés à annuler le son des voix. Ainsi, dans les transports, on peut entendre la voix d’un passager à quelques mètres alors que le bruit des rails est bien atténué.
Soulignons également que dans les lieux bondés, les ear(1) ont du mal à traiter toutes les informations. Ainsi, dans une gare, un parc ou un bar, la réduction de bruit n’atteint pas le niveau des références en la matière, y compris dans cette gamme de prix. Il reste donc encore un peu de travail aux ingénieurs pour améliorer ce point.
Nothing se montre plus convaincant dans la gestion du mode Transparent. S’il n’atteignent pas le niveau des AirPods Pro, les ear(1) n’ont pas à rougir et viennent même se frotter à certains concurrents dont les modèles sont commercialisés entre 150 et 200 euros. Pas mal.
Ça souffle !

Parmi les nombreuses promesses de Nothing, celle de conversations claires et distinctes figurait parmi les plus intéressantes. Une fois encore, le constructeur aurait peut-être dû tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche.
Sur le papier, la technologie de réduction des bruits environnants semblait excitante. En théorie, les ear(1) sont capables d’analyser les bruits ambiants et de les “effacer” pour donner la primeur à votre voix pour le plus grand bonheur de vos interlocuteurs.
En pratique, la technologie fonctionne surtout dans les environnement clos et peu bruyants. En gros, chez vous. Et pour que tout fonctionne bien, les sons ambiants doivent émettre des fréquences différentes de celles de votre voix. Par exemple, si un fond de musique tourne dans votre maison, votre voix sera elle aussi atténuée.
En revanche, la réduction des bruits environnants fonctionne bien avec des bruits parasites plus brefs et émettant des sons plus aigus ou plus graves que votre voix : l’eau qui coule, une porte qui claque, une notification du téléphone etc.
Dans tous les cas, n’espérez pas vaincre le souffle du vent, même léger, comme le promet la marque. Vous sortirez systématiquement le smartphone de votre poche pour le coller à votre oreille.
Une autonomie un peu trop juste
S’il y a un critère sur lequel Nothing n’a pas vendu de rêve, c’est bien celui de l’autonomie. Et il a bien fait, car ses ear(1), dotés de batteries de 31 mAh, se positionnent dans la moyenne basse du marché. Comptez un peu plus de 4h d’écoute avec réduction de bruit active et une heure de plus sans l’ANC. Pas fou.
On se consolera donc avec le boîtier (batterie de 570 mAh) capable de recharger jusqu’à cinq fois les écouteurs, portant ainsi l’autonomie à une vingtaine d’heures.
On se consolera aussi avec le système de recharge, plutôt rapide puisque les ear(1) récupèrent près de 80% de batterie en 30 minutes. Il faudra attendre près d’1h30 pour une charge complète contre les 1h10 annoncées par le constructeur.
En revanche, les ear(1) sont compatibles avec la charge sans fil Qi, un petit plus non négligeable pour une paire d’écouteurs à ce prix
Notre avis sur les Nothing ear(1)
On connaît le savoir-faire des fidèles de Carl Pei pour créer la hype. Après OnePlus, l’arrivée du premier produit de Nothing était donc très attendue par les fans de ce trublion de la tech. Malheureusement, les ear(1) font l’effet d’un pétard mouillé.
En dehors de leur design définitivement séduisant et audacieux, les ear(1) ne se distinguent pas vraiment de la concurrence. Loin d’êtres mauvais, ils se montrent bons (qualité audio, réduction de bruit, recharge) voire moyens (autonomie, micro, application compagnon) dans la plupart des critères de choix. Mais jamais extraordinaires.
On peut donc les recommander sans sourciller, surtout pour celles et ceux cherchant de bons écouteurs avec un design original. Mais la révolution promise par Nothing n’est clairement pas là. Beaucoup de bruit pour rien finalement.
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Nothing ear(1)
99€On aime
- Design transparent très original
- Bonne qualité de son générale
- Bonne réduction des basses
- Recharge rapide et sans fil
- Prix abordable
On aime moins
- Qualité de son perfectible (plus d'audace !)
- Réduction de bruit à retravailler (médiums et aigus)
- Autonomie trop juste
- Manque de fonctions dans l'application compagnon
- Pas à la hauteur des promesses










Woah ! Quand on vous lit on dirait que vous êtes limite des concepteurs expérimentés d’écouteurs sans fils. Les détails totalement inutiles de cet article sont surprenants ! Le pire c’est que sur certains éléments annoncer que ce sont de très bons écouteurs vous aurait bruler la langue ! Dire que c’est juste “correct” pour faire genre “on s’y connait et pas le concepteur”. Après pour dire “beaucoup de bruits pour rien” ça dépend de la perception de chacun, cet article est presque une agression gratuite. moi je les veux ces écouteurs et pour moi votre article était totalement inutile.