Test Pokkén Tournament DX : le même en mieux sur Nintendo Switch ?

Nintendo propose aux joueurs Nintendo Switch de (re)découvrir Pokkén Tournament, dans une version DX évidemment agrémentée de quelques précieux bonus. Notre test complet !

La baston (de Pokémon) qui tient dans la poche

Un peu plus d’un an après une version Wii U pas forcément mémorable, Nintendo propose une nouvelle fois aux joueurs de s’essayer à Pokkén Tournament, mais sur la récente Switch toutefois. Un opus estampillé de la précieuse mention « DX » (pour Deluxe), à l’instar d’un certain Mario Kart 8, lui aussi transfuge de la Wii U, paru il y a quelques mois maintenant. Pour l’occasion, Nintendo a fort logiquement décidé d’agrémenter son titre de quelques précieux bonus.

Pokken-Tournament-DX-Switch

Pour les quelques retardataires du fond, rappelons que Pokkén Tournament est un jeu de combat, qui mélange allègrement les univers de Pokémon et de Tekken (d’où le « Pokkén »). Avec cette réédition DX, Nintendo propose de retrouver l’essentiel de l’expérience telle qu’elle fut proposée sur Wii U, avec en prime de nouvelles fonctionnalités pour les joueurs réseau, mais également un nouveau système de combat incluant 3 combattants, sans oublier la présence de défis quotidiens, ainsi que 5 nouveau combattants, pour un total de 21 Pokémon prêts à en découdre.

Concrètement, il s’agit ici de retrouver un jeu de combat assez atypique, avec des affrontements qui se déroulent dans des arènes, pour une approche mélangeant allègrement deux types de gameplay, avec des phases d’approche et des phases de combat. Le jeu permet d’enchaîner les combats en solo, mais également avec un ami, mais il faudra alors faire avec les options d’écran splitté, quand la Wii U permettait de jouer à la fois sur la tablette et sur la TV. Un split screen à l’ancienne donc, qui aura pour effet de diminuer assez fortement le frame rate du jeu.

La jouabilité est relativement simple, même s’il faudra forcément un minimum de pratique pour dompter toutes les possibilités offertes par son combattant favori. A ce titre, le mode Défi est une excellente invitation à tester d’autres personnages que son Pokémon fétiche, ce qui permettra au passage d’engranger quelques points de compétence. L’autre bonne nouvelle, c’est que l’on pourra aussi jouer à deux sur une même machine, en plaçant un joy-con dans les mains de chaque joueur. Pratique pour éviter la guerre des manettes à la maison.

Techniquement, on retrouve les bases de la version Wii U, avec toutefois quelques améliorations ça et là, mais l’ensemble reste assez faiblard malgré tout. Comme dit précédemment, le frame rate est plutôt solide en solo, mais prend un évidemment un (sacré) coup en multi. Dans un premier temps, l’ensemble parait particulièrement rigide, mais on parvient tant bien que mal à sortir différents combos, et on s’habitue finalement assez vite à ce gameplay plutôt étonnant. Les différents Pokémon sont joliment modélisés, avec en prime une approche artistique revisitée pour certains. Toutefois, malgré son côté « DX », il ne faut pas attendre une quelconque gifle technique de la part de ce Pokkén Tournament sur Nintendo Switch.

Evidemment, la grande force de cet opus réside non seulement dans sa jouabilité, à la fois simple à prendre en mains, et assez riche pour qui souhaite dompter chaque créature, mais on profite également pleinement du format hybride de la console ici. En effet, comme tout jeu Switch, Pokkén Tournament DX permet de jouer à la fois sur la Smart TV du salon, ainsi que sur l’écran de la machine. Pour le coup, le titre s’adapte plutôt bien à cette jouabilité nomade, et il n’est pas rare de lancer un petit combat « on the go« , que l’on soit dans le lit, dans la voiture, ou (mieux encore), sur les toilettes.

En bref

Pas forcément mémorable sur Nintendo Wii U en 2016, Pokkén Tournament n’est pas plus révolutionnaire sur Nintendo Switch. Néanmoins, il profite de sa mention Deluxe pour inclure pas moins de 5 nouveaux personnages, des défis quotidiens ou encore un nouveau mode en 3 vs 3. A cela s’ajoutent quelques ajustements visuels, du mieux en terme d’affrontements en réseau, ainsi que le format hybride de la Switch qui permet de lancer un petit combat n’importe quand, n’importe où. Encore faut-il ne pas être totalement hermétique à l’univers des Pokémon bien sûr, ainsi qu’à ce petit côté un peu « kitsch » (voire carrément ringard pour certains) qui caractérise ce mélange des genres fort étonnant.


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