Lancée juste à temps pour les fêtes de fin d’année, la nouvelle PS5 Slim s’inscrit dans une stratégie commerciale assez classique. Après le lancement d’une nouvelle console, Sony a pour tradition de la décliner en version Slim, puis Pro.
En attendant la PS5 Pro, le nippon a donc légèrement revu les lignes de sa console phare : quelques centimètres en moins, quelques ajustements ici et là pour une expérience qui ne change pas d’un iota. Le prix non plus ne change pas, alors que Sony nous avait habitués à une baisse de tarif avec ses précédentes Playstation Slim. La crise m’voyez.
Plus compacte, moins premium

Comme son nom l’indique (et malgré quelques réticences chez Sony), la PS5 Slim est donc la version plus compacte et légère de la console next-gen nippon.
Ne vous attendez pas non plus à une cure de minceur façon Dukan, la PS5 Slim ne s’amincit que de quelques centimètres en profondeur. À côté de votre téléviseur, la différence est quasiment invisible, vous devrez donc toujours accepter de voir trôner cette immense tour blanche.
Si le régime a peu d’impact sur l’aspect massif de la console, Sony s’est montré plus regardant sur les matériaux qui la composent. Au revoir la coque gravée des minuscules logos reprenant les touches △XO ☐. Ce souci du détail ne se retrouve désormais que sur la partie inférieure de la console, sur un seul côté.

Le revêtement de la PS5 Slim se révèle moins premium que celui de la première génération. Sony a opté pour une couche de plastique brillant sur la partie supérieure de la console (qui a la réputation de très mal vieillir), et une couche de plastique mat sur la partie inférieure.
Un choix esthétique qui dénote avec la première génération : Sony avait en effet marqué les esprits par son souci du détail. Dommage.
Nouveau lecteur amovible
C’est sans doute le plus gros changement de la PS5 Slim : désormais, le lecteur Blu-ray n’est plus intégré en un bloc au reste de la console.
Avec sa nouvelle PS5, Sony laisse le choix aux joueurs et s’adapte aux finances de chacun. Ainsi, le lecteur Blu-ray est amovible. On peut donc opter pour un achat direct avec ce boîtier ou préférer une version Digital, sans le lecteur. Libre à chacun par la suite d’acquérir le lecteur.
Cette modularité a toutefois un prix : alors que la PS5 avec Blu-ray coûtait 100 euros de plus que la PS5 Digital, la différence est désormais de 120 euros. Le prix de la liberté.
Nouvelle connectique
Sony a profité du lifting de la PS5 pour revoir la configuration de sa connectique. Le port USB-A en façade laisse place désormais à deux ports USB-C, plus adaptés aux usages actuels et aux accessoires vendus (notamment les manettes).
Veillez bien à choisir le bon port, les deux USB-C ne disposant pas des mêmes technologies. Le premier est un USB 2.0, le second un USB 3 à 10 Gb/s permettant de relier le PS VR2.
Sony a fait le choix de ne pas repositionner le port USB-A de façade à l’arrière de la console. Au dos de la PS5 Slim, on retrouve donc la même connectique : deux USB-A SuperSpeed 10 Go, HDMI 2.1, Ethernet, alimentation.
PS5 Slim : les 2 petites déceptions
Où qu’il est le socle ?

Il est proposé en supplément, moyennant 30 euros. Visiblement inspiré par la pingrerie d’autres géants de la Tech, Sony a décidé de ne plus fournir le socle permettant de maintenir la PS5 en position verticale.
En lieu et place, les joueurs trouveront deux petites pièces de plastique permettant de maintenir la console à l’horizontale. Un choix d’autant plus « étonnant » que tous les supports de communication sur la PS5 la présentent en position verticale.
Heureusement, il est possible de placer la PS5 Slim à la verticale à côté de votre téléviseur sans le socle. Grâce à son centre de gravité plus bas, elle peut tenir la position sans craintes. Il n’empêche que le socle ne serait pas un luxe.
Stockage : la fausse promesse

C’était déjà le cas pour la première génération. Il n’est donc pas surprenant d’apprendre que les promesses de stockage de la PS5 Slim ne sont pas tout à fait tenues.
En effet, Sony annonce un SSD de 1 To pour stocker vos jeux et applications. En théorie, cela représente 175 Go supplémentaires par rapport à la première génération.
En réalité, le stockage réel de la PS5 Slim (c’est-à-dire une fois le système d’exploitation et le jeu pré-installé Astro’s Playroom déduits) ne dépasse pas les 822 Go. C’est toujours mieux que les 667 Go réels de la PS5 première du nom, mais toujours moins que les chiffres annoncés.
Notre avis sur la PS5 Slim
Un peu plus compacte et légère que la génération précédente, la PS5 Slim se distingue surtout par l’intégration d’un lecteur Blu-ray amovible. Cette solution permet à la fois de rendre la console plus accessible, mais aussi d’apporter plus de souplesse au moment de choisir son modèle.
Pour le reste, la console reprend les mêmes composants, quasiment la même connectique (positionnée différemment) et gagne en stockage (155 Go).
Malgré ces ajustements, il est difficile de dissimuler notre déception face à certains aspects de la console. Sony s’adonne à des pratiques peu glorieuses comme la facturation du socle permettant de tenir la console à la verticale (30 euros supplémentaires) ou le choix de matériaux moins premium dans la conception de la console. Le tout pour un prix qui ne baisse pas, contrairement aux précédentes Playstation Slim.
Cela n’enlève rien à l’expérience de jeu, toujours aussi agréable. Mais tout de même, sur le principe, on a vu mieux.
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La PS5 est couchée du mauvais côté sur votre photo 💀