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Test RoboCop Rogue City : une adaptation respectueuse et réussie (pour les (vieux) fans)

Vous avez grandi avec RoboCop ? Alors ce tout nouveau jeu vidéo Rogue City, avec son côté « FPS à l’ancienne » et son ambiance si particulière et très « nineties », pourrait bien faire votre bonheur. Le test complet (sur PS5).

Pour peu que vous ayez grandi dans les années 90, vous connaissez forcément RoboCop, ce robot policier, héros du film éponyme sorti en 1987, qui lutte contre le crime dans une ville de Détroit plus que jamais corrompue, tout en percevant au fil du temps des fragments persistants de son humanité perdue. Plus de 35 ans plus tard, Nacon et le studio polonais Teyon proposent aux fans de la licence un nouveau jeu vidéo plutôt ambitieux : RoboCop Rogue City. Et celui-ci, malgré quelques défauts, pourrait avoir comme un petit côté “rêve de gosse” chez certains.

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RoboCop Rogue City en test !

Le scénario de ce RoboCop Rogue City se déroule au même moment que les premiers films de la trilogie originelle. Le Vieux Détroit souffre, et les gangs de la ville sont en ébullition : ils ont décidé de se rallier à un nouvel ennemi jusqu’ici méconnu des services de police mais qui fait désormais régner la terreur : entre disparitions, crimes en tout genre et deal de Nuke, la ville est plongée dans le chaos. A grands coups d’Auto-9, l’arme de prédilection de RoboCop, il est temps de faire revenir l’ordre, mais on sera suivi de près par la société Omni Consumer Products (OCP), qui va surveiller nos faits et gestes.

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De quoi raviver de vieux (et bons) souvenirs à de nombreux fans © Presse-citron.net

Avant toute chose, il convient de préciser que si depuis quelques années déjà, les FPS modernes se veulent dynamiques à souhait (même à outrance parfois), ce RoboCop Rogue City en est le parfait contre-exemple. Le gameplay est ici très rigide, le personnage se déplace lentement (il peut « courir » certes, mais il reste lent), et il n’est pas possible de glisser au sol, de sauter ou même de se baisser. Un choix de gameplay cohérent quand on sait que l’on incarne le personnage de RoboCop, pas forcément un modèle de souplesse et d’agilité.

Un FPS loin des codes des FPS modernes

Alors évidemment, ceux qui ne jurent que par les codes du FPS moderne vont être surpris/déçus, mais en ce qui nous concerne, on a trouvé ça plutôt logique, mais aussi terriblement immersif et respectueux de la licence. On retrouve également ici tout le côté violent, kitsch et un peu narnardesque il faut bien le dire des premiers films.

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La célèbre “vision” de RoboCop est de la fête, et c’est très réussi © Presse-citron.net

Ne nous méprenons pas, en l’état, RoboCop est un FPS générique, qui n’invente pas grand-chose, et qui est à des années-lumière du FPS moderne.

Toutefois, il a pour lui un rendu visuel parfois très (très) réussi (merci l’Unreal Engine 5), quelques excellentes séquences, mais surtout un profond respect pour la licence originelle, ce qui tend à lui conférer un petit côté « rétro » vraiment très agréable (si on aime RoboCop).

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© Presse-citron.net

L’univers est parfaitement respecté, tout comme la section audio, avec des sonorités très 90’s, dont l’inoubliable thème du film évidemment, sans oublier un côté “série B” totalement assumé de la première à la dernière minute.

De l’action oui, mais pas que

Mais outre des phases d’action pure et dure, RoboCop Rogue City, ce sont aussi des phases plus calmes, avec diverses quêtes annexes, certaines étant immanquables quand d’autres nécessitent de fouiller une zone pour être déclenchées. Si certaines ne montrent qu’un intérêt somme toute minime, d’autres permettent en revanche de participer à une petite enquête dédiée, avec son lot de cutscenes, de rebondissements et autres joyeusetés.

A côté de cela, on pourra également faire respecter la loi, en bon membre des forces de l’ordre que l’on est, en dressant des contraventions et/ou en réglant certains conflits, avec toujours plusieurs choix laissés au joueur. Alors ce n’est pas toujours extraordinaire non, mais cela reste sympa, et tend à conforter une certaine immersion.

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Certains environnements sont superbes visuellement © Presse-citron.net

Certes, tout n’est pas réussi, mais s’il rate quelques trucs, ce RoboCop Rogue City en réussit aussi beaucoup, ce qui permet d’afficher bien souvent un petit sourire sur le visage du joueur, pour peu que ce dernier fût fan du film dans son enfance/adolescence. Visuellement, on ne manquera pas de remarquer ça et là divers petits bugs d’affichage, mais aussi quelques bizarreries, comme le fait que RoboCop ne dispose pas de la moindre ombre. Du détail certes, mais quand même.

Malgré cela, on sent que les développeurs ont vraiment tenu à soigner leur production, en collant à l’ambiance d’origine, tout en y apportant quelques nouveautés, et cela se traduit incontestablement à l’écran. Manette en mains, cela se manifeste par un gameplay simple, fun, accessible, sans fioriture, et globalement par un plaisir coupable vraiment très agréable.

Un jeu vidéo très respectueux de la licence

Pour ceux qui attendent de RoboCop Rogue City un vaste open-world, non, le jeu propose certes quelques zones relativement élargies à visiter, mais on est loin de l’open-world. Le hub central est évidemment le commissariat (et il est magnifiquement reproduit ici), avec le sergent Warren Reed en personne, et le jeu nous enverra au gré des missions vers des zones prédéfinies, qui seront accessibles en voiture mais aussi… via un court chargement. Aussi, une fois l’objectif principale terminé dans une zone, il ne sera pas possible de revenir en arrière, et il faudra donc veiller à avoir accompli les éventuelles quêtes secondaires avant de quitter les lieux, sinon celles-ci seront perdues (le jeu le demande d’ailleurs de manière très explicite à chaque changement de zone).

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© Presse-citron.net

Au fil des exploits réalisés en jeu, on cumule de l’expérience, qui va permettre d’améliorer les capacités de RoboCop via diverses catégories (santé, puissance, concentration…), ouvrant l’accès à des compétences spéciales. Idem du côté de l’Auto-9, dont on pourra modifier la PCB afin d’accéder à des performances accrues. Sympa.

A noter que l’on peut également ramasser certaines armes secondaires, mais on ne va pas se mentir, rien n’arrive à la cheville de l’Auto-9 (et ses munitions illimitées), et c’est sans doute ce dernier que vous utiliserez tout au long du jeu.

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Le vieux Detroit ne déborde pas de vie © Presse-citron.net

Chaque zone propose une trame principale à suivre, mais le joueur est vivement encouragé à fouiller chaque recoin, pour trouver des objets à collecter (pour en savoir plus sur l’histoire et récupérer de l’EXP), mais aussi pour dénicher des missions annexes, des coffres secrets et autres surprises, dont certaines sont remarquablement cachées.

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© Presse-citron.net

Le jeu reste néanmoins très segmenté (un peu comme un “vieux” jeu finalement), les rues du vieux Détroit sont assez (très) vides, mais il serait vraiment dommage de s’en tenir uniquement aux objectifs principaux.

Le jeu permet également d’orienter certaines discussions, avec plusieurs réponses au choix lors des dialogues, afin (entre autres) de faire appliquer la loi de manière stricte, ou au contraire de se montrer plus « humain ». Cela pourra d’ailleurs affecter certains segments de la narration. Côté durée de vie, comptez tout de même entre 10 et 15 heures pour voir le fin mot de l’histoire. Bref, un plaisir coupable aussi surprenant que jouissif ici, avec un RoboCop Rogue City qui n’est pas exempt de défauts, mais qui résonne malgré tout comme un “rêve de gosse“, pour tous ceux qui ont connu le policier robot au début des années 90.

Notre avis concernant RoboCop Rogue City

A notre grande surprise (et pour notre plus grand plaisir), ce RoboCop Rogue City est une adaptation très réussie de la saga cinématographique originale. A défaut d’un quelconque grand jeu, on y retrouve un profond respect pour la licence, avec des environnements et des personnages très connus (et très réussis), ainsi qu’un gameplay très rigide, RoboCop oblige, mais simple et terriblement jouissif. Alors certes, les néophytes et autres amoureux de FPS modernes vont s’insurger, les fans quant à eux seront pour la plupart ravis de profiter d’un jeu RoboCop d’une telle qualité, d’une telle fidélité, sans pour autant fermer les yeux sur pas mal de défauts. On a pris un réel plaisir à (re)plonger dans cet univers dystopique si emblématique des années 90, au travers d’un jeu qui pose une vraie ambiance, et qui alterne des séquences d’action très virulentes, avec des phases plus posées, et toujours dans le plus profond respect de la licence. Une jolie lettre d’amour à la licence en somme.

Test réalisé à partir d’une version numérique PS5, fournie par l’éditeur

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RoboCop

8

Note Globale

8.0/10

On aime

  • Une adaptation à la fois respectueuse et réussie
  • Parfois vraiment très joli (avec une vraie vibe 90’s)
  • Fun, décomplexé, avec une belle durée de vie
  • Pas mal d’à côtés en plus de la quête principale
  • L’Auto 9, ce plaisir de tous les instants

On aime moins

  • Un FPS lent et rigide (RoboCop quoi), très loin des standard modernes
  • Pas mal de bugs d’affichage en tout genre
  • Les rues sont bien vides quand même
  • La structure globalement vieillotte (mais qui donne ce côté "rétro")
  • Un jeu pour les fans (presque) uniquement