Passer au contenu

On a joué à Sonic Frontiers : 5 raisons de craquer (ou pas) pour le retour du hérisson de SEGA

Il est enfin disponible, Sonic Frontiers était aussi redouté qu’attendu, et après de longues heures de jeu, le constat est mitigé, sans toutefois se révéler catastrophique… Notre test !

Il a déboulé pour la première fois sur Mega Drive en au tout début de l’été 1991, Sonic the Hedgehog est la mascotte éternelle de SEGA. Outre trois épisodes irréprochables sur la console 16 bits de l’époque, Sonic va s’offrir quelques bonnes expériences avec des adaptations Game Gear et Master System très réussies, un opus exclusif au Mega CD ou encore Sonic Adventure sur Dreamcast, mais le hérisson bleu va surtout être la source de nombreuses déceptions… En effet, contrairement à son grand rival Super Mario, Sonic n’a jamais vraiment réussi sa transition vers la 3D. Avec Sonic Frontiers, la Sonic Team tente le pari de l’open-world, et si, au fil des mois, le projet faisait grandir en nous les plus grandes craintes, le résultat final n’est certes pas très bon, mais ne se révèle pas pour autant chaotique… Voici cinq raisons de craquer (ou pas) pour ce Sonic Frontiers.

Acheter Sonic Frontiers sur PS5

💚 Ce qu’on a aimé

Test Sonic Frontiers

Les niveaux « classiques » (mais pas tous)

C’est un fait, Sonic Frontiers est resté très mystérieux durant son développement, et si l’on s’attendait à un open world, la réalité est un chouia différente. Oui, le jeu nous propulse dans un (et même plusieurs) monde ouvert, dans lequel nous attendent divers défis et ennemis. Toutefois, chaque monde dispose également de divers autels à activer, lesquels invitent le joueur à participer à des niveaux « classiques ».

Test Sonic Frontiers

Dès lors, il s’agira de traverser un niveau en 3D en tentant d’accomplir les objectifs demandés, pour récupérer des clés qui permettront d’ouvrir d’autres niveaux et déverrouiller de nouvelles portions du monde. Des niveaux plutôt variés, qui se jouent de la même manière que les Sonic 3D récents, avec un côté rapide et nerveux, mais aussi cet aspect un peu téléguidé auquel certains fans de la licence n’accrocheront toujours pas.

A noter la présence également de niveaux en 2D (voir vidéo ci-dessus), en forme d’hommage aux niveaux à défilement horizontal de la belle époque Sonic. Une initiative sympathique, qui pour le coup fera sourire les fans de la première heure, même si là encore, la maniabilité s’avère un peu poussive, la faute à une vilaine inertie et une vraie lourdeur. L’intention reste néanmoins louable, et le jeu réserve même quelques bonnes surprises. Sympa donc.

L’exploration, et un Sonic façon « rêve de gosse »

Mélangeant des phases d’exploration en open world, avec des niveaux plus conventionnels, ce Sonic Frontiers représente finalement une certaine forme de… rêve de gosse. En effet, plus jeune, qui n’a pas rêvé d’incarner un Sonic déambulant librement dans des décors immenses ? C’est la promesse de ce Sonic Frontiers, et force est de constater que l’on se prend parfois à « admirer » les décors, avec un Sonic tantôt plongé dans une plaine verdoyante, tantôt dans un aride désert.

Test Sonic Frontiers

Ce n’est pas tant le côté exploration qui séduit, mais plutôt cette aire de jeu immense, et cette sensation de liberté. Dans un premier temps, Sonic est relativement lent et faible, mais il sera possible de faire évoluer le hérisson, pour lui permettre de collecter davantage d’anneaux, de courir plus vite, de frapper plus fort… Un côté RPG qui reste toutefois assez sommaire, mais là n’est pas l’essentiel.

L’ensemble est accessible, avec quelques très bonnes phases de vitesse via des accélérateurs disséminés sur le terrain de jeu, des loopings, des tremplins… Alors oui, on a cette impression de voir des décors emblématiques de la saga Sonic posés de manière aléatoire (et tellement maladroite) sur un vaste décor, mais malgré des défauts évidents, on prend un certain plaisir à explorer le(s) monde(s), à rebondir un peu partout et à jouer à l’instinct.

🔴 Ce qu’on a moins aimé (voire détesté)

Une technique à la ramasse…

C’est inéluctable, si Sonic Frontiers dispose de diverses qualités, avec une vraie volonté de renouveler la saga la part de la Sonic Team, le jeu est un Maxi Best Of de l’horreur d’un strict point de vue technique. En effet, non seulement l’open world est relativement vide, mais il est surtout bourré de clipping, avec ici des éléments entiers du décor qui apparaissent généralement à quelques mètres devant le héros. Choquant !

Test Sonic Frontiers

Aussi, difficile de ne pas tiquer sur un design des ennemis assez basique, avec certes quelques bonnes idées çà et là, mais l’ensemble manque tellement de charme, avec des robots aseptisés sans le moindre intérêt. Certes, il y a les Titans, ces géants métalliques à combattre en mode Super Sonic, façon Dragon Ball Z, mais là encore, c’est autant brouillon à jouer que vilain à regarder… Et même lorsque c’est “beau“, on a davantage l’impression d’être face à une démo technique sous Unreal Engine tout ce qu’il y a de plus générique, pas forcément désagréable à l’œil donc, mais qui manque cruellement de cohérence, de vie et d’authenticité.

Par ailleurs, sur un jeu comme Sonic Frontiers, et contrairement à un God of War Ragnarök pour ne citer que lui, n’hésitez pas à privilégier l’option 60 fps à l’option 4K. Vous ne perdrez rien de la « qualité » visuelle, mais vous gagnerez énormément en fluidité. Dommage toutefois que le jeu accumule également les bugs de collision, avec en prime une caméra qui peine parfois (souvent) à se placer correctement.

La mise en scène, la VF et un côté (très) très répétitif

Si déambuler dans les différents mondes ouverts de ce Sonic Frontiers procure parfois un vrai plaisir, avec ce côté curiosité qui pousse toujours à réussir un dernier défi ou aller voir telle ou telle portion de la map, le jeu ne brille pas par sa mise en scène. Outre un scénario ultra convenu, la narration est d’une mollesse absolue, avec en prime une VF atroce malheureusement, si bien que l’on en vient (en tout cas moi) à abréger les souffrance en skippant directement certains dialogues…

Test Sonic Frontiers

Evidemment, comme tout bon open world, Sonic Frontiers est bourré de défis à relever, de combats et autres bonus à récupérer. La majeure partie du jeu consistera donc à se balader sur la map, à la recherche de nouvelles « choses à faire ». La progression est toujours la même, à savoir déchiffrer progressivement la map, interagir régulièrement avec le compagnon à sauver, récupérer des chaos emeralds et enfin affronter le titan. L’ensemble manque de liant et de lisibilité, mais pousse à jouer de manière “instinctive“, en fouillant les divers recoins.

Des défis d’une nullité abyssale…

A ce sujet, si certaines phases de jeu s’avèrent somme toute assez réussies, quel dommage d’avoir truffé ce Sonic Frontiers de nombreux défis dénués du moindre intérêt…

Test Sonic Frontiers

Il faudra par exemple éteindre des dalles lumineuses en empruntant un certain chemin, effectuer des droite/gauche dans un temps limité (oui oui…), aller d’un point A à un point B en un temps donné, ou encore jeter une balle dans un cercle pour accomplir la mission.

Des défis sans intérêt donc, et qui ont tendance à se répéter au fil des niveaux qui plus est. Pour rester dans la guéguerre Sonic/Mario, on est très loin ici de l’ingéniosité d’un Super Mario Odyssey par exemple. Dommage donc de ne pas avoir fait preuve d’un peu plus d’inspiration, et d’avoir cédé à un remplissage si facile, si fade, voire parfois carrément indigeste. Mais comme pour le reste, on passera outre (plus ou moins selon chacun) la majorité des errances de ce Sonic Frontiers, pour une raison très simple : “parce que c’est Sonic“.

Notre avis concernant Sonic Frontiers

Sonic Frontiers a fait le pari de prendre une nouvelle orientation pour la saga. Techniquement indigne, le jeu peut toutefois parvenir à capter l’attention du joueur (à condition d’être un minimum conciliant), grâce à un aspect exploration qui pousse inexorablement à fouiller les lieux, malgré les bugs, malgré ce clipping épouvantable, malgré cette mise en scène agonisante, malgré des défis nullissimes, malgré une inertie terrible côté gameplay (dans les niveaux 2D et 3D), malgré une VF sans âme… Aussi étonnant que cela puisse paraitre, malgré une tonne de défauts et d’idées terriblement mal exploitées, Sonic Frontiers est un jeu dont on peine parfois à décrocher, tout en pestant constamment face aux innombrables faiblesses. Pas le jeu de l’année donc (loin de là), mais possiblement de quoi passer un petit moment pas totalement désagréable, avec ce qui constitue finalement, non pas l’un des meilleurs, mais plutôt l’un des moins pires Sonic 3D de l’histoire (et globalement un jeu moyen).

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Sonic Frontiers

6

Note Globale

6.0/10