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On a joué à… Starlink, le Starwing de la Nintendo Switch (par Ubisoft) ?

Avec Fox McCloud en exclusivité, la version Nintendo Switch de Starlink : Battle for Atlas a évidemment été guettée du coin de l’oeil par plus d’un fan de la saga Starwing. Notre verdict !

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Test Starlink Switch Presse Citron

Starlink, ou le « jouet-vidéo » modulaire selon Ubisoft

Lors du dernier E3, Ubisoft mettait en avant un certain Starlink : Battle for Atlas, un space-opera relativement ambitieux, s’immisçant dans le monde des « jouets vidéo« , ces titres qui nécessitent d’utiliser de vrais jouets en plastique pour évoluer (comme dans Skylanders ou encore LEGO Dimensions). Le fin du fin concernait évidemment l’adoubement du jeu par Shigeru Miyamoto himself, aboutissant sur la présence d’un certain Fox McCloud sur Nintendo Switch, sans oublier son fidèle Arwing. Ainsi, le renard de Nintendo est non seulement jouable dans le jeu (de bout en bout), mais ce dernier et sa monture font également partie du pack de démarrage de Starlink sur Nintendo Switch. Autant dire que cela confère d’emblée au dernier-né de chez Ubisoft comme un petit fumet de Starwing…

Test Starlink Switch Presse Citron

En effet, si Nintendo n’a pas officialisé le moindre nouveau (vrai) projet Starwing, ce titre phare de la Super Nintendo et de la Nintendo 64 semble partager ses gênes avec cette toute nouvelle licence Ubisoft. Concrètement, Starlink : Battle for Atlas met en scène une petite troupe de pilotes qui vont devoir sauver l’astrophysicien Victor St Grand des griffes de la Legion Oubliée, une force mystérieuse qui menace Atlas… mais aussi la galaxie toute entière. Un jeu qui fait donc le pari du jouet modulaire, à savoir des personnages, des vaisseaux et des éléments que l’on doit greffer « pour de vrai » à un support manette fourni, pour voir le tout prendre vie en temps réel à l’écran. Bien sûr, tous les composants et pilotes sont compatibles entre eux, sachant que chaque pilote dispose également de caractéristiques propres.

Côté gameplay, le jeu laisse une liberté totale au joueur en ce qui concerne l’exploration d’Atlas. C’est donc à lui de définir sa feuille de route, et de décider de visiter tel ou tel monde, en fonction des objectifs à accomplir. Pour Ubisoft, l’objectif ultime de Starlink : Battle for Atlas était de créer un immense système stellaire en monde ouvert, abritant un total de 7 planètes, chacune étant un monde ouvert à part entière, et doté d’un écosystème qui lui est propre. Un projet très ambitieux donc… trop peut-être d’ailleurs pour une cartouche Nintendo Switch, puisque Starlink impose un téléchargement de 6 Go lors du premier démarrage. Ouch !

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Dans les faits, cela rend plutôt (très) bien, avec de chouettes phases d’exploration, sans le moindre temps de chargement qui plus est, soutenues par des cutscenes très joliment réalisées. Certes, on n’échappe pas à quelques personnages ultra-clichés (le petit jeune un peu foufou (doublé par Norman), la fille un peu rebelle, le vieux briscard…), mais rien n’impose finalement de les incarner, et c’est tant mieux pour le joueur qui venait ici uniquement pour Fox (et ils sont nombreux). Graphiquement, Starlink n’est pas un modèle de technique, avec des textures parfois très vilaines, des éléments qui s’affichent tardivement et un rendu global assez pauvret. L’ensemble est sauvé par une ambiance assez excellente globalement, quelques très jolis effets liés au cycle météorologique, et surtout cette sensation de liberté assez extraordinaire, qui permet de décoller d’une planète pour retourner dans l’espace et foncer vers une autre planète, le tout, sans le moindre chargement.

Evidemment, les capacités propres à chaque vaisseau et élément modulaire permettent au joueur de personnaliser à sa guise son style de jeu. Starlink intègre également des mécaniques de RPG, et on peut ainsi au fil du jeu améliorer ses compétences ainsi que celles d’Equinox, le vaisseau amiral. De leur côté, les armes (disponibles elles aussi en jouets à greffer sur les vaisseaux) font des dégâts élémentaires, et peuvent être combinées pour accentuer les dégâts. Par exemple, combiner le Gel et le Feu aboutira sur un Choc Thermique, le Vortex et la Surchauffe permettront d’obtenir le Vortex de Feu…

Toutefois, comme (malheureusement) souvent, Ubisoft a tenu à bourrer son univers d’objectifs, de missions annexes, d’ennemis, de matériaux à récupérer, de faune à analyser… Ainsi, pour parvenir à boucler un 100% de complétion sur une planète, il faudra se coltiner de très très (trèèèèès) nombreux défis ultra redondants. Dommage car durant les premières heures, la possibilité d’explorer librement la surface d’une planète, d’analyser la faune locale ou encore de découvrir des matériaux (un peu comme dans un No Man’s Sky) est vraiment très agréable. Côté fil scénaristique, le jeu indique bien sûr une trame principale à suivre, mais le joueur est totalement libre de ses actions, et peut tout à fait explorer la galaxie à sa convenance, ce qui est plutôt très cool dans l’ensemble.

Un concept modulaire qui peut coûter cher… très cher

En effet, si Starlink : Battle for Atlas est un projet très ambitieux, son concept fait qu’il peut également s’avérer très coûteux pour celui qui souhaiterait en profiter pleinement. Ainsi, si le pack de démarrage (à 79,99 euros) est conçu de manière à permettre de terminer le jeu (mais pas à 100%), les « modules » permettent évidemment d’améliorer considérablement l’expérience. Par exemple, à chaque mort, libre au joueur de switcher rapidement de pilote/vaisseau pour éviter de perdre des matériaux, à condition bien sûr d’avoir un autre pilote/vaisseau sous la main. On compte notamment 4 packs (vaisseau/pilote/arme) à 29,99 euros/pièce, sans oublier des packs d’armes (11,99 euros) et enfin les packs pilotes, à 7,99 euros pièce. Alors certes, encore une fois, rien n’impose d’acheter quoi que ce soit en plus du pack de démarrage, mais on devine aisément que nombreux sont ceux (notamment les plus jeunes) qui souhaiteront enrichir leur expérience Starlink : Battle for Atlas en faisant l’acquisition d’un maximum de bonus.

> Lire aussi :  #Gamescom 2018 : le stand Nintendo, la force tranquille ?

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Pour répondre à la question que l’on est en droit de se poser : oui, Starlink peut tout à fait être joué en mode nomade sur Nintendo Switch, sans utiliser les modules. On retrouve alors un système de jeu plus classique, qui permet de changer d’arme en passant par un menu. Certes, c’est un peu moins « fun » que de transformer son vaisseau avec les différents modules, mais l’expérience de jeu n’est pas dénuée d’intérêt pour autant. Graphiquement, l’ensemble reste toujours assez pauvret, mais on prend quand même un malin plaisir à diriger Fox McCloud et son escouade, dont l’intégration est incontestablement le gros point fort ici. Un jeu « numérique » (sans les jouets donc), dont on peut profiter également en mode dock si on le souhaite.

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Mon avis concernant Starlink : Battle for Atlas

Starlink : Battle for Atlas est un projet très ambitieux, avec un pari « jouet vidéo » superbement transformé par Ubisoft. Réunir un pilote, un vaisseau et divers modules sur le support manette et voir le tout s’animer en temps réel à l’écran a forcément quelque chose de magique, et l’ensemble fonctionne vraiment à merveille ici. De plus, Ubisoft propose ici un univers joliment travaillé, avec une très large place accordée à l’exploration et à l’analyse des différentes planètes, même si on peste rapidement face à une surcharge d’objectifs et d’informations à l’écran, y compris au niveau de l’interface générale, à la limite de l’incompréhensible parfois. Graphiquement, l’ensemble est juste correct, avec quelques chouettes effets à l’écran, mais aussi des textures d’un autre âge. Précisons une nouvelle fois que le jeu n’impose aucunement son côté « jouet vidéo », même si cela apporte un petit plus indéniable au niveau de l’expérience de jeu.

Au final, si l’aventure Starlink est assez immersive et plutôt accessible dans l’ensemble, c’est surtout la présence de Fox McCloud et de son escouade qui fait la différence ici, et qui donne un peu cette impression parfois de jouer à Starwing, et non à Starlink, ce qui est un vrai atout (sans doute le plus fort d’ailleurs) pour cette version Nintendo Switch.

2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Lancelot

    24 octobre 2018 at 14 h 19 min

    Ce jeu n’a rien a voir avec un starwing le jeu et en monde ouvert basé avant tout l’exploration starwing et un shoot’em up linéaire exclusif a nintendo!

    • Stéphane Ficca

      24 octobre 2018 at 17 h 30 min

      Comme dit dans la conclusion « cela donne un peu cette impression parfois de jouer à Starwing ».
      Après, je pense qu’on peut quand même tomber d’accord sur le fait que jouer Fox McCloud, manipuler un Arwing (en vrai, comme dans le jeu) voir l’équipe de Fox dans les cutscenes et dans le jeu, entendre le thème Starwing etc etc… donne un « petit côté » Starwing à ce Starlink ou même pas ? 🙂

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