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Test Xiaomi 12 : petit mais costaud

Le Xiaomi 12 nous a accompagnés pendant une semaine. Récit d’une expérience pas tout à fait comme les autres.

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Le Xiaomi 12 est un délice en main
© Presse-citron

Xiaomi est de retour avec une nouvelle famille de produits composée de trois membres : le Xiaomi 12 Pro, le Xiaomi 12 et le Xiaomi 12X. Après notre test du premier, nous avons souhaité tester le second. Et nous avons bien fait.

Prix et disponibilité du Xiaomi 12

Le Xiaomi 12 est le tout nouveau vaisseau amiral de Xiaomi. Il vient se placer aux côtés du Xiaomi 12X et du Xiaomi 12 Pro. Son prix de vente est fixé à 899,90 € en France et il peut être commandé par le biais de la boutique officielle ou bien en passant par les revendeurs et opérateurs habituels.

Xiaomi s’est imposé sur le marché grâce à sa politique tarifaire extrêmement agressive. La firme s’est en effet forgé une réputation en proposant des téléphones ambitieux à des prix maitrisés. 

Mais ça, c’était avant. Car depuis quelques années, elle a clairement remonté sa grille tarifaire. Du moins sur le haut de gamme. Et la question que vous vous posez sans doute, c’est de savoir si ces nouveaux prix sont réellement justifiés.

On va justement tenter de répondre à cette question dans ce test du Xiaomi 12. Un Xiaomi 12 qui, il faut le rappeler, est proposé à partir de 899,90 € dans sa version de base.

Un écran qui donne le vertige

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Un look soigné et des finitions à tomber

Il est bien loin le temps où Xiaomi privilégiait le plastique sur ses flagships pour conserver les prix de vente les plus bas possible. Et c’est une bonne chose parce que les smartphones de la marque n’ont plus rien à envier à leurs concurrents. Le Xiaomi 12 s’inscrit pleinement dans cette tendance.

A l’avant, un écran vertigineux nous attend. Il s’étend sur une bonne partie de la façade de l’appareil et recouvre aussi une partie de ses bordures. Des bordures arrondies très douces au toucher.

Pas d’encoche en vue. Haut de gamme oblige, Xiaomi a opté pour un poinçon centré discret. Le menton est encore un peu prononcé, mais il ne casse pas les lignes du téléphone pour autant.

A l’arrière, on retrouve une plaque en verre qui se déclinera en trois coloris : violet, bleu ou gris. Elle est totalement unie et affiche en plus une finition mate. Elle sera donc peu salissante. Le module photo est placé dans une pièce rectangulaire et abrite pas moins de trois éléments. On reviendra sur ces derniers plus loin.

Pas de grosse surprise au niveau de l’ergonomie. Les boutons sont tous regroupés sur la tranche droite et le Xiaomi 12 embarque bien entendu un connecteur USB-C ainsi qu’une trappe qui pourra accueillir deux cartes Nano SIM. En revanche il ne sera pas possible d’étendre son stockage et il faudra aussi faire l’impasse sur la prise jack.

Xiaomi ne s’est pas montré pingre. Deux haut-parleurs sont ainsi embarqués à bord du téléphone. Plutôt efficaces, ils seront capables de restituer un son ample et profond. Notez que le volet sonore a été élaboré en partenariat avec Harman Kardon. Et bien sûr, les haut-parleurs sont compatibles avec le Dolby Atmos. On retrouve en plus tous les codecs habituels comme le AAC, le LDAC ou l’apex HD.

Au-delà de son look, c’est finalement son format qui séduit le plus. Le Xiaomi 12 est à la fois compact et léger, ce qui lui assure une excellente prise en main. Il est donc agréable à utiliser, et ce en toute occasion. Que ce soit au fond du canapé, dans le métro ou même dans un couloir entre deux réunions.

Un format d’autant plus séduisant que rare. Vous avez dû le constater, mais les smartphones se sont considérablement allongés durant cette dernière décennie. Se faisant, ils ont aussi perdu en confort, dans la mesure où ils mobilisent le plus souvent nos deux mains. Certains constructeurs semblent cependant vouloir proposer une alternative. Après Samsung avec le Galaxy S22, c’est donc au tour de Xiaomi d’en faire de même avec son petit flagship.

Le volet sonore est signé Harman Kardon

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Un écran vertigineux

Il occupe un rôle central. Sans lui, votre smartphone ne sert à rien. Vous l’avez compris, je fais allusion à l’écran. Et soyons clairs, de ce côté, le Xiaomi 12 ne fait presque aucune concession.

Xiaomi l’a en effet doté d’une dalle AMOLED de 6,28 pouces affichant les contenus en Full HD+ (2 400 x 1 080) et capable d’atteindre un taux de rafraichissement de 120 Hz. Pas mal, et ce n’est pas fini, car cette dernière propose aussi un taux d’échantillonnage tactile de 480 Hz ainsi qu’une luminosité maximale de 1 100 nits, avec des contrastes infinis et le support du DCI-P3. Il sera donc capable d’afficher une large variété de couleurs.

Un volet sur lequel la marque semble avoir beaucoup travaillé. Le Xiaomi 12 bénéficie en effet de ce que l’entreprise appelle le True Color, pour une calibration plus précise que la moyenne. Un effort salué par DisplayMate. Cette dalle a reçu le grade A+ par la célèbre organisation. On retrouve aussi le HDR10+, le Dolby Vision ainsi qu’un capteur de luminosité ambiante capable de fonctionner à 360° pour une précision accrue.

En pratique, le Xiaomi 12 excelle clairement dans les usages multimédias. Regarder des films, des séries ou des animés dessus est une expérience extrêmement enrichissante, encore plus avec le soin apporté au volet audio. On entre très vite dans nos contenus.

Mais cet écran n’est pas uniquement là pour nous permettre de nous divertir. Il intéressera aussi celles et ceux qui retouchent beaucoup de photos ou qui aiment s’abreuver l’âme avec de belles images. Et ce en dépit de l’absence du 10 bits.

Cette fois, le poinçon est centré

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Une puissance maîtrisée et une charge rapide

Comme à peu près tous les smartphones haut de gamme du moment, le Xiaomi 12 est propulsé par une puce Snapdragon 8 Gen 1. Elle est secondée par 8 Go de mémoire vive et pas moins de 256 Go de stockage.

Cette puce, on la connaît bien. Elle se hisse à peu près au même niveau que la puce A15 Bionic d’Apple et elle sera donc capable de faire tourner tous les gros jeux du Play Store. Même Genshin Impact. Même Call of Duty Mobile. 

Un domaine dans lequel elle va d’ailleurs exceller grâce à l’excellent taux de rafraichissement de l’écran qui l’accompagne. Mine de rien, les 120 Hz changent radicalement l’expérience utilisateur. Encore plus lorsqu’ils sont couplés à un haut taux d’échantillonnage tactile. Chaque caresse, chaque geste effectué sur l’écran sera immédiatement retranscrit. Un avantage considérable dans les jeux les plus rapides.

Pas de problème concernant la chauffe. Elle reste maitrisée, même sur de longues sessions de jeux. Xiaomi a en effet pas mal travaillé sur ce chapitre et le Xiaomi 12 embarque une nouvelle technologie baptisée LiquidCool.Elle repose sur des feuilles de graphites multicouches et sur un film de nitrure de bore, avec en prime une grande chambre de refroidissement.

L’autonomie n’est pas mauvaise, mais elle n’est pas inoubliable non plus. Avec des usages soutenus, il faudra penser à charger son téléphone tous les jours. La bonne nouvelle, c’est qu’on pourra aussi compter sur la charge turbo. Grâce au 67 W, le Xiaomi 12 n’aura besoin que d’une grosse demi-heure pour recharger à 100 % sa batterie de 4 500 mAh.

Et si vous n’êtes pas fans des câbles, alors vous pourrez aussi compter sur la charge turbo sans fil 50 W. Du moins à condition d’acheter la station proposée en option. Avec en prime la charge sans fil inversée 10 W pour redonner des couleurs à des écouteurs ou des bricoles de ce genre.

Des dimensions compactes pour une prise en main très confortable

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Un volet photo en demie teinte

Sans aller aussi loin que le Xiaomi 12 Pro, le Xiaomi 12 se montre intéressant sur le terrain de la photo.

Le capteur principal atteint les 50 millions de pixels. Le capteur est un peu plus grand que la moyenne et il fait la part belle au pixel binning. Il sera donc capable de combiner quatre pixels en un pour agrandir artificiellement la taille des photosites et capter davantage de lumière. Au-dessus, on aura un grand angle stabilisé optiquement avec une ouverture f/1.88.

Le second capteur est un peu plus modeste. Il ne dépasse pas les 13 millions de pixels, avec un ultra grand angle offrant un champ de vision de 123° et une ouverture calée à f/2.4. 

Le troisième capteur tombe à 5 millions de pixels. Il sera utilisé pour la macro et il s’appuie sur une optique ouvrant à f/2.4 avec un autofocus fonctionnant sur un intervalle compris entre 3 et 7 centimètres.

Vous l’aurez compris, la focale qui lui manque, c’est le zoom. Si vous ne pouvez pas vous en passer, il faudra impérativement vous tourner vers le Xiaomi 12 Pro et son incroyable module composé de trois capteurs de 50 millions de pixels.

Mais laissons les caractéristiques de côté et passons directement à la pratique.

De jour, il est très difficile de ne pas être convaincu par le Xiaomi 12. Encore plus lorsqu’on shoote sur son grand angle. Les images sont piquées, avec une belle dynamique et des couleurs à la fois neutres et naturelles. L’effet de profondeur de champ est très bien restitué, ce qui donne plus de profondeur aux clichés générés par l’appareil. La mise au point se veut plutôt rapide, sans pour autant être la plus véloce du marché non plus.

L’ultra grand angle obtient lui aussi de très bons résultats. Les couleurs restent naturelles et elles ne dénotent pas avec le grand angle. En revanche, l’effet de déformation est assez important. Ce qui permettra cependant d’obtenir un effet intéressant sur certaines images.

En intérieur, on conserve une belle qualité avec le grand angle. Il faudra également s’assurer de la présence d’un minimum de lumière.

Dans une pièce plongée dans le noir, le Xiaomi 12 aura plus de mal à obtenir de bons résultats. Les photos perdront rapidement en précision, avec des contours baveux et des textures parfois approximatives. 

Un effet qui pourra cependant être contrebalancé par le mode nuit. Un mode convaincant, mais qui nécessitera de tenir le téléphone immobile (sur un trépied par exemple).

Si le Xiaomi 12 propose trois focales, il fait malheureusement l’impasse sur le téléobjectif. Les zooms opérés le seront donc de manière numérique, avec une inévitable perte de qualité. En plein jour, cependant, il sera parfaitement concevable de monter à du 5x. Par temps couvert ou en intérieur, il sera préférable de s’en tenir au 2x. Et de nuit, il vaudra mieux oublier le zoom.

Le Xiaomi 12 peut shooter de beaux portraits, mais il sera indispensable de s’assurer d’avoir un minimum de lumière et de bien se placer par rapport à elle. Le terminal est en effet très sensible aux contrejours et aux lumières rasantes.

Sans être le meilleur à ce jeu, il s’en tire en tout cas avec tous les honneurs. Les sujets sont bien détourés, et le flou est assez naturel, bien qu’un peu trop prononcé. Rassurez-vous, vous pourrez toujours moduler son intensité en vous rendant dans les outils de la galerie.

En revanche, lorsqu’on zoome fort dans l’image, on constate quelques aberrations. Les contours sont moins nets, de même pour les textures. Maintenant, pour 80 % des utilisateurs, les résultats obtenus suffiront largement.

Pour les selfies, le Xiaomi 12 s’appuie sur une caméra de 32 millions de pixels, avec un objectif  grand-angle (f/2.45). Le tout avec plein de modes et de fonctions.

C’est très bien sur le papier, mais un peu moins en pratique. La caméra frontale pèche en effet par sa dynamique et elle aura malheureusement tendance à brûler les hautes lumières. Il sera donc préférable de toujours veiller à se placer face au soleil pour éviter de problématiques éblouissements.

Le Xiaomi 12 ne lésine pas sur les formats vidéo. Il peut en effet filmer en 8K à 24 images par seconde. La 4K répond aussi présente, avec 30 ou 60 images par seconde. Et en prime, on trouve aussi un mode vidéo pro et la possibilité de filmer en LOG. Soit un format très désaturé offrant une meilleure dynamique et facilitant le processus d’étalonnage.

Quoi qu’il en soit, les résultats sont là. Le Xiaomi 12 parvient à obtenir des séquences nettes et stables, avec un beau travail sur la couleur. La dynamique n’est pas mauvaise, même si on note une certaine sensibilité aux hautes lumières. Le Xiaomi 12 aura en outre tendance à surexposer un peu ses plans, ce qui pourra parfaitement être corrigé en post production.

Le module photo fait un peu office de signature pour la gamme

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Une interface plus agréable, mais pas parfaite

Le Xiaomi 12 est livré sous MIUI 13, soit la dernière version de la plateforme maison. Sur le papier elle se veut mieux optimisée et plus performante.

Dans les faits, il faut reconnaître que la promesse est respectée. MIUI 13 répond au quart de tour et aucun ralentissement ne vient entacher l’expérience. Chaque geste, chaque sollicitation, est immédiatement retranscrit à l’écran et cela participe beaucoup au confort d’utilisation de l’appareil.

Il faut également compter avec quelques options de personnalisation et un système de thèmes. Des options qui influeront sur les écrans d’accueil, le centre de notifications ou même le centre de contrôle. Car oui, tout comme sur iOS, MIUI dissocie par défaut ces deux ensembles. Un choix qui est plutôt futé, mais qui manque aussi cruellement d’originalité.

Le problème ne vient pas de l’interface elle-même. Le problème, ce sont les applications préinstallées. Elles sont nombreuses, beaucoup trop pour un smartphone proposé, il faut le rappeler, à 899 €, et donc plus d’une centaine d’euros plus chers que son prédécesseur. Si on peut parfaitement comprendre la montée en gamme opérée par Xiaomi, encore plus avec la profusion de modèles dont bénéficie la firme, il est regrettable que cette dernière ne soit pas mieux retranscrite sur la partie logicielle.

Dans la vie, tout est affaire de compromis. Mais plus un produit est cher, et moins les consommateurs sont prêts à faire des sacrifices. Si la politique de Xiaomi est parfaitement compréhensible sur des appareils entrée ou milieu de gamme proposés sous la barre des 300 ou 400 €, elle l’est un peu moins sur un smartphone qui fait figure de vaisseau amiral.

La version violette du Xiaomi 12 est de toute beauté

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Notre avis après ce test du Xiaomi 12

A la question “le Xiaomi 12 est-il un bon smartphone ?” ma réponse sera directe et claire : oui. Il est beau, il est bien construit, il a un écran magnifique, sa puce est véloce, et il sera donc en mesure de répondre à la plupart des attentes des consommateurs. Son format compact est aussi un plus indéniable et il participe pour beaucoup au capital sympathie de l’appareil. Car non, tout le monde n’a pas forcément envie d’une mini tablette dans le creux de la main.

Pour moi, il y a finalement deux points qui posent problème. Le premier, c’est le volet photographique. Le capteur principal est très bon, mais les deux autres capteurs déçoivent un peu. J’aurais aimé que le Xiaomi 12 se rapproche davantage du modèle « pro » sur ce terrain.

Le second point, vous l’avez déjà identifié. Il s’agit de la plateforme. Xiaomi prend clairement un risque avec ses applications préinstallées et cette politique est totalement incompréhensible sur un appareil proposé à ce prix.

Car dans la vie, tout est une question de positionnement. Et cette flambée des tarifs risque de beaucoup agacer. Même chez les fans de la marque.

Xiaomi 12

899 €
9

Ecran et audi

9.5/10

Performances et interface

9.5/10

Autonomie et recharge

8.5/10

Appareil photo

9.0/10

Rapport qualité-prix

8.5/10

On aime

  • Un smartphone looké
  • Un écran à tomber
  • Une puissance à toute épreuve
  • Une charge vraiment rapide

On aime moins

  • Une autonomie perfectible
  • Un volet photo qui laisse sur la faim
  • Les bloatwares
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