Passer au contenu

J’ai joué à The Blood of the Dawnwalker, le nouveau jeu des créateurs de The Witcher 3, et j’en suis mordu

The Blood of the Dawnwalker est le nouveau jeu de rôle des créateurs de The Witcher 3. Arrive-t-il à tutoyer ce chef-d’œuvre du genre ?

The Witcher 3 est l’un des jeux de rôle/action les plus importants du genre. Sorti en 2015, il a souvent été imité, mais jamais égalé. Un nouveau challenger vient aujourd’hui le défier : The Blood of the Dawnwalker. Sa particularité ? Il a été créé par les mêmes développeurs.

Konrad Tomaszkiewicz, réalisateur de The Witcher 3, a quitté CD Projekt Red pour fonder le studio Rebel Wolves en 2022. Basé à Varsovie, en Pologne, il est essentiellement composé de vétérans de la saga Witcher. Avec son premier jeu, Rebel Wolves ne veut pas réinventer la roue. The Blood of the Dawnwalker est un pur cRPG calqué sur son modèle, mais avec une couche d’originalité qui le rend vraiment intéressant. On y a joué, voici notre avis.

Blood Of The Dawnwalker (2)
© Presse-citron

Je découvre le jeu

Un jeu qui casse trois Carpates à un canard ?

1349, l’Europe est ravagée par la Peste Noire. Dans la confusion, les vampires (ici appelés les Vrakhirs) ont pris le contrôle d’une vallée isolée des Carpates. Sous la domination du seigneur Brencis, les humains doivent régulièrement faire don de leur sang lors de messes noires. Le joueur incarne Coen, un jeune homme qui, après une rébellion ratée, se retrouve transformé en vampire. Cependant, il jouit d’un pouvoir inattendu : il ne craint pas la lumière du soleil. Humain le jour, vampire la nuit, le voilà lancé sur la trace de Brencis pour sauver les siens.

 

20260826165716 1
© Presse-citron

The Blood of the Dawnwalker se présente comme un RPG d’action/aventure à la troisième personne. Avec son ambiance slave, il a de faux airs de The Witcher 3. Lâché dans un immense monde ouvert, le joueur a la liberté d’explorer et de faire des quêtes. Rebel Wolves a toutefois innové sur la structure. Deux gameplays se distinguent lors de nos parties. Le jour, Coen se joue tel un Geralt, avec des dialogues et des combats à l’épée classiques. La nuit, lorsqu’il devient un vampire, il peut grimper sur les murs, se battre avec ses griffes ou encore se téléporter à l’envi. Le revers de la médaille, c’est qu’il doit étancher sa soif de sang pour ne pas perdre le contrôle et tuer les civils.

Blood Of The Dawnwalker (18)
© Presse-citron

À cette structure tout en dualité s’ajoute une notion de temps. Coen dispose de trente jours pour tuer Brencis et sauver les siens. The Blood of the Dawnwalker ne fait pas s’écouler le chronomètre de façon linéaire ; chaque mission, quête annexe, activité ou action précise consomme une ou plusieurs heures. Par exemple, un choix de dialogue lors d’une quête nous demande d’attendre deux heures pour sauver quelqu’un, ce qui grignote notre journée divisée en huit segments. Autre cas de figure, opter pour une mission plutôt qu’une autre nous fait économiser des jours précieux, parfois au détriment de la morale. Un système plus que malin, puisqu’il est impossible de compléter toutes les quêtes en une seule partie, d’autant plus qu’elles disparaissent au fil de l’aventure. Il faudra donc faire des choix cornéliens mais auissi pragmatiques pour gérer notre jauge de temps. Cerise sur le gâteau, ces choix disposent souvent de conséquences importantes pour la suite. Un système qui fonctionne du tonnerre : chacun aura une aventure unique en fonction des missions et des décisions prises. Un vrai aspect RPG qui manque un peu dans le paysage vidéoludique actuel.

Préparez-vous à vous faire découper la Coen

Efficace et originale, la structure de The Blood of the Dawnwalker convainc, en plus d’apporter un vent de fraîcheur dans le monde du cRPG. Nous n’avons pas ici, comme on pouvait le craindre, un ersatz de The Witcher 3, mais bien une proposition originale. L’aventure est prenante et bien écrite. Nous devons plaider coupable : le jeu de Rebel Wolves nous a happés, au point d’empiéter sur notre sommeil.

Blood Of The Dawnwalker (13)
© Presse-citron

Tout n’est pas parfait dans les Carpates. On peut par exemple évoquer un jeu pas très stable (sur PC) et surtout criblé de bugs. Fort heureusement, aucun n’a jamais bloqué notre progression, mais on ne compte plus les dialogues qui ne se lancent pas au premier coup, les vaches qui volent ou les baisses de framerate (sur PC). On regrette également un scénario bien ficelé, mais qui a tendance à parfois piétiner à cause de la structure libre. Notre plus grand reproche ira cependant au système de combat. À mi-chemin entre celui de Kingdom Come et de The Witcher 3, il nous demande de parer selon la direction du coup, puis d’attaquer de la même manière. Cela fonctionne en 1v1, mais ce système devient rapidement brouillon et frustrant quand on fait face à plusieurs ennemis. Il n’est pas rare de se prendre des roustes à répétition lors de combats à priori simples. On regrette également des phases d’infiltration un peu nulles.

20260826165944 1
© Presse-citron

Alors, on achète ?

The Blood of the Dawnwalker est un RPG convaincant qui arrive à surprendre grâce à sa structure unique, sa narration à choix et son univers aussi gothique que réussi. Malheureusement, il débarque dans un contexte particulier. Avec l’arrivée prochaine de GTA 6, tous les gros blockbusters de la fin d’année sortent en même temps en ce début septembre, ce qui noie notre jeu de rôle polonais dans la masse. Ajoutons l’arrivée prochaine du remaster de The Witcher 3, qui lui grignotera forcément des parts de marché. Dommage, car The Blood of the Dawnwalker a vraiment quelque chose d’original à proposer dans le monde du cRPG. À faire pour les amateurs du genre.

The Blood of the Dawnwalker est disponible dès le 3 septembre 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

The Blood of the Dawnwalker

70 euros
8

Note

8.0/10

On aime

  • Ambiance prenante
  • Structure originale
  • Un monde ouvert pertinent
  • Des choix constants
  • Bien écrit

On aime moins

  • Des problèmes de performances et des bugs
  • Des combats rapidement brouillons