- TikTok explore l’idée de mettre en place un paywall sur certaines vidéos
- Cette fonctionnalité se destine aux influenceurs de la plateforme
- TikTok est sur la sellette aux États-Unis et en Europe
Depuis maintenant plus d’un an, des bruits nous parviennent sur la possibilité de voir TikTok rendre certaines de ses vidéos payantes. Cela se confirme bel et bien si l’on en croît The Information. L’idée de la plateforme chinoise est très simple, il s’agit de mettre au point une fonctionnalité de paywall destinée à ses créateurs de contenus afin de leur permettre de monétiser leurs vidéos.
Concrètement, ces derniers pourraient faire payer 1 euro pour le prix de base, ou le prix de leur choix pour un contenu donné. Et TikTok semble décidé à dérouler le tapis rouge pour les influenceurs VIP, puisque qu’il serait sur le point de réorganiser son système de fonds. Il faudrait désormais compter 100 000 abonnés contre seulement 10 000 aujourd’hui pour en bénéficier.
TikTok teste des fonctionnalités en France
L’objectif est aussi d’aller vers des vidéos plus longues en favorisant ceux qui atteignent la durée maximale des dix minutes aujourd’hui utilisée, mais très peu employée. La tendance aux formats courts étant il est vrai la marque de fabrique de ce réseau social.
Pour l’heure, TikTok choisit de rester très discret à ce sujet. La plateforme a expliqué à nos confrères d’Engadget qu’elle était « engagée » pour rendre le service « précieux et gratifiant » pour ses créateurs. Aucune information sur la date de lancement n’est disponible, mais des tests seraient d’ores et déjà menées sur le nouveau système de financement en France.
Quoi qu’il en soit, TikTok a un autre problème à régler dans l’immédiat. La plateforme chinoise est en effet sous le feu des critiques, et les autorités américaines et européennes sont bien décidées à lui mettre des battons dans les roues.
Le Sénat s’intéresse à TikTok
Vendredi dernier, nous avons d’ailleurs appris que le Sénat français a décidé de lancer une commission d’enquête sur le fonctionnement de ce réseau social. Claude Malhuret, sénateur de l’Allier a justifié sa démarche : « Il y a un certain nombre d’accusations graves concernant ce réseau, sans compter que toute entreprise chinoise quelle qu’elle soit est obligée de collaborer avec les systèmes de renseignement chinois. Par conséquent, ça me paraît tout à fait logique, tout à fait nécessaire, que le Sénat mène une commission d’enquête là-dessus ».
Les parlementaires vont notamment tenter de déterminer si le service a respecté ou non ses obligations en matière de protection des données personnelles.
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