Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont omniprésents dans notre quotidien. Difficile de s’en passer. Évidemment, cela n’est pas sans conséquences. Ces plateformes peuvent vite être néfastes, particulièrement pour les plus jeunes utilisateurs. Si le harcèlement n’est pas une nouveauté, les réseaux sociaux ont renforcé ce fléau, n’offrant aucune pause aux victimes.
En septembre 2021, Marie, une adolescente de 15 ans victime de harcèlement, mettait fin à ses jours. Deux ans après le drame, les parents de la jeune fille accusent TikTok d’avoir une part de responsabilité considérable dans l’acte de leur enfant. Ainsi, une plainte a été déposée en ce 8 septembre 2023. C’est une première en France que le réseau social chinois est pointé du doigt comme étant responsable d’un suicide.
« Provocation au suicide » de la part de TikTok
Quelques semaines avant le drame, Marie publiait une vidéo sur TikTok, un réseau social qu’elle affectionnait énormément comme la plupart des adolescents. La jeune fille y parlait de son mal-être et du harcèlement constant qu’elle ne supportait plus. Suite à la publication de cette vidéo, l’algorithme de TikTok s’est avéré plus précis et puissant que jamais. Dès lors, Marie était martelée de publications similaires à la sienne. De quoi cultiver son mal-être.
Pour les parents de l’adolescente, TikTok a une part de responsabilité dans le passage à l’acte de Marie. Ainsi, la plainte mentionne une « provocation au suicide », une « non-assistance à personne en péril » et une« propagande ou publicité des moyens de se donner la mort ». Difficile de savoir si la justice finira par donner raison aux parents de Marie. Effectivement, le parquet de Toulon a précisé que la plainte mérite une analyse approfondie. Mais il est indéniable que l’algorithme de TikTok n’a sûrement pas aidé la jeune fille.
Le gouvernement lutte contre l’impact néfaste des réseaux sociaux sur la santé mentale des adolescents et le cyberharcèlement. À l’heure actuelle, ces plateformes sont interdites aux utilisateurs de moins de 15 ans sans l’accord des parents. Malheureusement, un système viable et efficace de vérification d’âge n’a pas encore été trouvé et de nombreux adolescents réussissent à flâner sur les réseaux sociaux.
Si la plainte déposée par les parents de Marie contre TikTok est une première en France, un réseau social a déjà été mis en cause dans la mort d’une autre adolescente. En 2017, au Royaume-Uni, la jeune Molly mettait fin à ses jours. Auparavant, elle avait reçu, notamment, des recommandations de Pinterest, l’enjoignant à lire « dix posts sur la dépression que tu pourrais aimer ». Ses parents avaient alors porté plainte. Cinq ans après les faits, la justice s’était exprimée en faveur des parents. Pour la première fois, l’algorithme des réseaux sociaux avait été jugé fautif dans le cadre d’un suicide.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

Moi, je vais attaquer Bic.
Les incendiaires se servent des briquets que cette société vend.