Tinder veut inciter les femmes à faire le premier pas en toute sécurité

L’application de rencontres Tinder souhaite offrir aux femmes la possibilité de démarrer, ou non, la conversation via les messages privés. La fonctionnalité est actuellement en test en Inde et devrait être déployée plus globalement.

Tinder femmes

© The Sun

Tinder souhaite désormais que les femmes puissent avoir le choix lorsqu’il s’agit de démarrer une conversation privée. Pour rappel, la plateforme ne permet pas d’envoyer des messages à d’autres utilisateurs avant qu’un match (ou une correspondance) ne se produise. Dans ce cas, l’une des deux personnes intéressées se doit de lancer la discussion. De fait, Tinder souhaite que les femmes puissent avoir la possibilité de débuter une conversation après un match. Baptisée « My Move », cette nouvelle fonctionnalité a pour objectif d’amener plus de femmes sur la plateforme de rencontres, mais aussi de leur apporter plus de sécurité.

Plus de sécurité pour les femmes

En effet, Tinder explique dans un communiqué qu’il « a testé la fonctionnalité en Inde pendant plusieurs mois et prévoit de la rendre disponible dans le monde si le déploiement est un succès ». La compagnie a ajouté dans le communiqué : « Tinder a besoin d’attirer plus de femmes dans l’application en leur donnant un sentiment de confort et de sécurité ». Directrice générale de Match Group en Inde, l’entreprise propriétaire de Tinder, Taru Kapoor a déclaré à Reuters : « Nous sommes une plateforme basée sur le respect mutuel, le consentement et le choix ».

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Si l’aspect concernant la sécurité peut sembler incertain de prime abord, il réside dans le fait que les utilisatrices peuvent activer ou non la fonctionnalité My Move. Si elle est désactivée, n’importe lequel des deux utilisateurs ayant matché pourra engager la conversation. Dans le cas inverse, seules les femmes pourront envoyer le premier message. De fait, cette fonctionnalité offre un niveau de sécurité supplémentaire, une option pertinente dans un pays comme l’Inde, où les violences faites aux femmes sont légion. En 2017, l’association SWISSAID rapportait qu’une femme sur trois était victime de violences conjugales.

Après un test en Inde, la fonctionnalité My Move devrait être déployée à l’international.


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