Testée pendant les Jeux Olympiques sur une dizaine de sites, la vidéosurveillance algorithmique devrait finalement être pérennisée par le gouvernement. Pour rappel, cette technologie consiste à coupler les images capturées en temps réel par des caméras de vidéosurveillance à des algorithmes. Le but est d’identifier les comportements jugés suspects ou à risque, comme un attroupement de personnes, avant d’alerter un opérateur.
Une évaluation attendue
Cette méthode a été déployée durant les Jeux Olympiques au travers d’une loi votée en avril 2023. Celle-ci visait à sécuriser l’événement, prévoyant une expérimentation potentielle jusqu’au 31 mars 2025. « Nous allons généraliser la méthode expérimentée pendant les Jeux olympiques », a indiqué le Premier ministre Michel Barnier lors de son discours du 1er octobre. Contacté par FranceInfo, Matignon a confirmé qu’il évoquait bel et bien la vidéosurveillance algorithmique.
La loi de 2023 exige que le gouvernement soumette une « évaluation de l’expérimentation » au Parlement avant la fin 2024, un document encore attendu par le ministère, a-t-il confirmé auprès du média. Si la décision de poursuivre avec le déploiement de la technologie devrait résulter de cette évaluation, le gouvernement semble déjà convaincu par son efficacité. Il devra encadrer son expansion dans un nouveau projet de loi.
La mise en œuvre de la vidéosurveillance algorithmique est également souhaitée par Laurent Nunez, le préfet de Paris. Le 25 septembre dernier, il a plébiscité l’outil, expliquant qu’il n’avait mené à aucune interpellation pendant les Jeux olympiques.

Des inquiétudes quant aux risques de surveillance généralisée
En France, la vidéosurveillance algorithmique exclut explicitement la reconnaissance faciale, qui consiste à identifier des individus grâce à une intelligence artificielle. Le dispositif exploité durant les JO, et qui sera potentiellement étendu au travers d’une nouvelle législation, devrait respecter cette mesure.
Malgré tout, les défenseurs de la vie privée craignent une utilisation abusive de la technologie. Pour sa part, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a expliqué, après avoir organisé une consultation publique, qu’« une généralisation non maîtrisée de ces dispositifs, par nature intrusifs, conduirait à un risque de surveillance et d’analyse généralisée dans l’espace public susceptible de modifier, en réaction, les comportements des personnes circulant dans la rue ou se rendant dans des magasins ».
Elle a toutefois statué qu’ils pouvaient être utiles dans certains cas d’usage, à savoir « la comptabilisation des piétons, de voitures des cyclistes sur la voie publique afin de l’aménager, l’adaptation des capacités des transports en commun selon leur fréquentation, l’analyse de la fréquentation et de l’occupation d’un bâtiment pour en adapter la consommation énergétique, etc. ».
« Il reviendra aux pouvoirs publics de veiller à ce que l’utilisation des caméras “augmentées” soit limitée aux cas les plus légitimes, afin d’éviter une multiplication disproportionnée de ces dispositifs, qui modifierait notre rapport à l’espace public », a conclu l’instance.
- Le gouvernement envisage de déployer la vidéosurveillance algorithmique à grande échelle après une expérimentation pendant les Jeux Olympiques
- Cette technologie, qui exclut la reconnaissance faciale, permet de repérer les comportements ou activités suspects
- Une évaluation de l’expérimentation durant les JO est attendue, et pourrait ouvrir la voie à un projet de loi par la suite
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les cameras n’arrivent même pas a lire une plaque d’immat alors une reco facial mdr
Problème ! Ils y arriveront…
Rien d’étonnant, c’était couru d’avance que ça finirait comme ça !
On peut les appeler comme on veut, des pessimistes, des complotistes, des conspirationnistes, quoiqu’il en soit ils avaient alertés sur les dérives de l’installation de ces systèmes pendant les JO.
Maintenant on y est…