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Tout change pour ces péages en 2024, au bonheur des automobilistes

Passer sans s’arrêter, ni ralentir.

Sur les tronçons d’autoroute A13 et A14, entre Paris et la Normandie, un nouveau test grandeur nature sera installé au niveau des péages. Hauts lieux de forts embouteillages les weekends, la Société des autoroutes du nord et de l’est de la France (Sanef) a annoncé dans un communiqué la fin des barrières et des portiques traditionnels. Désormais, aux péages, les automobilistes auront ni à s’arrêter ni à ralentir. Qu’ils soient abonnés au télépéage ou non.

Les péages d’autoroutes de demain

L’investissement total est estimé à 120 millions d’euros et entraînera, à terme, la destruction de l’ensemble des barrières actuelles. Les premières installations seront opérationnelles en 2024 et la fin des travaux est annoncée pour 2027. La Sanef, relayée par Capital, rappelait qu’une majeure partie des fonds investis seront récupérés via une augmentation des prix de l’ordre de 0,22 % pendant 3 ans, à compter du 1er février 2022.

Si l’on n’aura plus besoin de s’arrêter, et que la circulation au niveau du péage pourra se réaliser à vitesse normale, ce sera grâce à un dispositif de pointe alliant détection des capteurs et des caméras pour “identifier le véhicule”. Les abonnés au télépéage seront automatiquement reconnus (on ne sait pas, en revanche, si le petit boîtier de télépéage sera toujours nécessaire) et les automobilistes qui préfèrent payer sans abonnement pourront régler le montant par téléphone, en ligne ou sur une borne physique.

Les installations normandes ne seront pas une première pour autant. Un dispositif semblable est apparu en mars 2019 au niveau de l’échangeur de Boulay-Moselle sur l’autoroute A4. À l’étranger, nos voisins britanniques, irlandais ou encore norvégiens et suédois adoptent eux aussi cette technologie. Pour la Sanef, il s’agira de “gains de temps, des économies de carburant et des réductions des émissions de CO2 dans l’atmosphère”. Ce n’est donc pas pour rien que l’on appelle cette technologie “free flow” (flux libre” en français).

Du côté de l’APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône), le temps presse et la société souhaite proposer son propre système de free flow l’année prochaine. Il sera mis en place sur l’autoroute A79, avec six portiques en tout, au niveau de la jonction avec l’autoroute A71. Enfin, en 2023, c’est sur la bretelle d’accès à l’A14N, depuis la voie rapide de Chambéry, que de nouveaux portiques seront aussi installés. Un déploiement que l’on espère rapide et qui permettra de modifier radicalement notre expérience pendant les déplacements et les départs en vacances.

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4 commentaires
4 commentaires
  1. Péages qui vont très vite évoluer vers plus de contrôles, de verbalisations, de taxes, de tarifs variables et autres arnaques aux fausse plaques. L’idée étant surtout de faire passer l’idée d’un portique de contrôle en ne parlant que des bénéfices pour l’usager.

    On en reparle dans 4 ans, quand tous les politiques auront appliqué ce à quoi ils pensent déjà sans rien dire.

    1. Bonjour. Le mieux serait de virer tous ces péages qui sont sources d’accidents, de pollution, d’énervement, d’erreurs de placemment…
      Le mieux serait d’instaurer une vignette annuelle, comme en Suisse et certains autres pays.

  2. Cela existe bel et bien au Portugal depuis environ 10 ans et les badges français fonctionnent aussi bien même à 120Km/h.
    Le payement pour ceux qui n’ont pas de badge se fait à la poste ou via un site dédié et pour les étrangers vous recevrez une lettre en guise de amende.

    Bonus avec ces portiques: pas d’arrêts,pas d’accidents, moins polluants, pas d’erreur du choix de portique, pas de bouchon, pas de démarrage à la F1 après les portiques, etc, etc,etc.

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