Toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient de Mufin

La musique et internet, une grande histoire d’amour (ou de haine, selon le camp dans lequel on se trouve…). Pandora avait ouvert la voie de la formation de playlists personnalisées en fonction de recommandations bâties sur l’analyse de vos goûts. Le génome musical de Pandora analyse les chansons que vous écoutez selon des critères objectifs

La musique et internet, une grande histoire d’amour (ou de haine, selon le camp dans lequel on se trouve…).
Pandora avait ouvert la voie de la formation de playlists personnalisées en fonction de recommandations bâties sur l’analyse de vos goûts. Le génome musical de Pandora analyse les chansons que vous écoutez selon des critères objectifs stockés dans sa base de données : titre, artiste, genre, le tout à partir des tags identifiant les chansons. Le résultat est remarquable de pertinence, et le site vous prenait par la main pour des heures de musique non-stop correspondant parfaitement à vos goûts.

Ca c’était avant, car, comme chacun le sait, pour d’obscures raisons de droits de diffusion, Pandora a cessé d’émettre en dehors des USA, devenant une sorte de Voice Of America 2.0 qu’on écoute sous le manteau en se refilant les adresses des proxys pour y accéder.

Mufin est un nouveau moteur de découverte musicale, encore en beta privée, réalisé par une start-up allemande basée à Berlin, qui promet encore mieux : la proposition de playlists selon vos goûts à partir de l’analyse de la chanson elle-même. Mufin ne se contente donc plus de scruter les tags et critères objectifs d’une série de titres pour vous en proposer d’autres de catégorie similaire, mais s’attaque à la dissection « sémantique » des chansons : tempo, densité sonore, instruments, harmonies.

A condition qu’il soit pertinent, l’algorithme de Mufin, fondé ce jour sur une base de 3,882,106 chansons, présente plusieurs avantages, et notamment celui de pouvoir vous recommander une série de titres non plus en fonction de la langue par exemple, mais bien en fonction du vrai style de ce dernier. Pour en avoir le coeur net, rien de tel qu’un test avec des artistes français et des titres de chansons en français : là ou Pandora vous proposerait principalement d’autres artistes français, Mufin vous suggère effectivement des titres dont le critère n’est pas la langue mais bien la couleur musicale.

Ce qui n’est pas forcément suffisant non plus : l’idéal serait de pouvoir affiner et pondérer soi-même ses critères à l’aide de curseurs attribuant un poids à chacun d’entre eux : tempo, langue, présence de cuivres, etc…

Mufin est pour le moment en beta privée mais je vais essayer d’obtenir des invitations parce-que j’aime la musique et que je vous aime, aussi.


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19 commentaires

  1. hmmmm…

    l’analyse sémantique, c’est super bien, effectivement pour des morceau de musique (de vraie)

    mais moi, quand je vais écouter du slipknot, y’a t il pas un risque que le morceau suivant soit un enregistrement de locomotive ?

    huhu, je demande a voir ^^

  2. Pas bon du tout:
    – les chansons sont en fait des extrait de qques secondes
    – qualité à faire passer Deezer pour du HiFi
    – pas toutes les chansons sont écoutable

    …pas de souci pour Pandora et Deezer

  3. Pingback: Des invitations pour tester Mufin | Presse-Citron

  4. Eddyyyyy ! 😀 Excellent ce gars sur scène… Concert outdoor de lui à Nancy, un moment que je n’oublierais pas. (C’était juste pour réagir au titre de l’article, pas au post.)

  5. Quelle imprécision Eric…c’est impardonnable.
    En fait Pandora a pour origine le génome project. Génome car Pandora détermine les gênes du titre ou ce que tu apelles la couleurs. En aucun ce n’est basé sur les tag, d’ou la qualité des playlists proposées par Pandora

  6. Eric

    @Walki, tu as raison, d’autant que je le sais puisque j’ai été un des premiers ici à en parler et à évangéliser autour de Pandora, dont j’étais un fan absolu, et que j’en ai parlé un nombre incalculable de fois, voir ce premier article : http://www.presse-citron.net/e.....e-pour-toi
    Il y a effectivement le génome qui est le critère principal mais je pense que ce n’est pas le seul critère, ceux que j’énonce dans l’article de ce jour sont aussi pris en compte (nom de l’artiste, genre etc).
    Mufin prétend lui n’utiliser que le critère de reconnaissance du style de la chanson, c’est là que je n’ai pas assez bien expliqué.
    Je suis pardonné ?

  7. Bonjour Eric,

    Le jour ou je ferais un blog comme le tien, je pourrais la ramener 😉
    En plus, tu as remarqué, j’ai fait pleins de fautes d’orthographe (aie aie aie). Donc pour la précision, je suis mal barré. Mais bon, je reste moralisateur et je pense qu’il ne faut pas dire tout et n’importe quoi (allez j’y vais un peu franco…après tout c’est mieux d’avoir des lecteurs critiques, sinon c’est trop facile…)

    Pour Pandora, je serais étonné qu’ils utilisent les tags (c’est plus la philosophie de sites comme last.fm) mais bon, va savoir, la potion secrète de l’algorithme n’est connue que de quelques druides… peut être que tu as raison.

    En tout cas, change pas le ton de ton blog. Moi j’aime bien ! (faut se lacher quoi…;-)

    A+

  8. Eric

    @Walki, merci, des critiques comme celle-là, je prends, quand elles sont justifiées et argumentées et que je me suis planté 🙂

  9. Pingback: Mufin, le player 3D qui fait des bulles

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