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“Tracances” ou “ Workation” : la nouvelle tendance pour prolonger les vacances

Pour prolonger leurs vacances, des employés font du télétravail. Une pratique de plus en plus courante qu’on appelle “Tracances” ou “Workation”.

  • Les Tracances ou Workation permettent de prolonger les vacances en télétravaillant sur le lieux de villégiature
  • Une étude menée par IWG indique que 31 % des employés de bureau envisagent de le faire
  • Mais les conditions varient d’un employeur à un autre

Si le télétravail existait déjà avant le COVID, la pandémie a démocratisé celui-ci. Et aujourd’hui, bien qu’on ne soit plus obligés de rester chez nous, certaines organisations ont décidé d’adopter le travail hybride, qui conserve le présentiel, mais avec quelques jours de télétravail. Et en période de vacances, ce nouveau mode de fonctionnement permet une pratique de plus en plus populaire : les “Tracances” ou “Workation”.

Mais de quoi s’agit-il ? En résumé, c’est travailler tout en étant en vacances, grâce au télétravail. Selon une publication d’IWG (la maison-mère de Regus), les tracances ne sont plus réservées aux travailleurs en freelance, et tendent à se démocratiser. En juin, celui-ci publie les résultats d’une étude menée en France, durant laquelle 2 000 employés de bureau ont été interrogés.

Des vacances prolongées

Selon les résultats de l’étude d’IWG, 31 % des personnes interrogées prévoient de prolonger leurs séjours sur leurs lieux de vacances, cet été, en y travaillant à distance. 12 % l’avaient déjà organisé fin mars et 19 % prévoyaient de l’organiser. Évidemment, cela intéresse principalement les jeunes. En effet, 54 % des 18 à 24 ans comptent prolonger leurs vacances en profitant du télétravail. Chez les 25 à 34 ans, ils sont 45 %.

L’étude suggère aussi que cette nouvelle tendance intéresse particulièrement les Franciliens. En effet, 37 % des personnes interrogées et habitant en Île-de-France comptent étendre la durée de leurs vacances. C’est 6 points de plus que la moyenne nationale.

“Autrefois, on constatait ce phénomène chez des clients étrangers, qui possèdent par exemple une résidence secondaire dans le sud de la France et qui venaient travailler quelques jours ou semaines dans nos centres situés à Nice ou à Sophia-Antipolis. Désormais avec la généralisation des tracances, on s’attend à voir cette pratique s’étendre à une nouvelle clientèle, française et plus jeune dans nos centres de coworking”, explique Christophe Burckart, Directeur Général d’IWG France.

Celui-ci recommande néanmoins à ceux qui envisagent de faire des tracances de séparer les espaces de loisir de l’espace de travail, pour une bonne expérience. Et justement, l’entreprise propose un réseau de sites où les personnes peuvent travailler durant ces vacances prolongées.

Des conditions qui varient

Évidemment, les conditions varient d’un employeur à un autre. Et si certains optent pour un maximum de flexibilité, d’autres préfèrent encadrer cette pratique. Dans un récent article, 20minutes.fr cite par exemple Servane Petit, DRH du club automobile Roole, qui explique que les employés ont droit à une semaine de télétravail accolée aux vacances. Mais ils doivent choisir une destination avec 2 heures de décalage horaire au maximum.

En revanche, Evaneo, selon sa DRH, Claire Degueil, est bien plus flexible. Et l’entreprise n’a pas attendu la pandémie pour permettre aux employés de faire des tracances. “Certains de nos salariés qui avaient de la famille à l’étranger et voulaient en profiter le plus longtemps possible nous ont demandé la possibilité de télétravailler sur place après leurs vacances. Depuis 2018, nous proposons donc à ceux qui le souhaitent de travailler à distance sur leur lieu de villégiature jusqu’à trente jours d’affilée”, explique-t-elle, d’après 20minutes.fr.

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