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Travail : quand un simple émoji vous conduit tout droit devant les tribunaux

Aussi indispensables que dangereux, les émojis font désormais partie du monde professionnel, et il faut en tenir compte.

Nous sommes en 2021, un producteur canadien de lin répond par un émoji pouce levé à un offre de contrat d’un acheteur potentiel. Finalement, cet acquéreur ne recevra jamais les céréales et finit par accuser l’agriculteur d’avoir violé le contrat. Sauf que ce dernier explique que cet émoji ne signifiait aucunement son accord, mais simplement qu’il avait lu le message de son interlocuteur. Finalement, le producteur a été condamné à payer 60 000 dollars par un tribunal.

Cette anecdote, relatée par The Atlantic, en dit long sur l’importance prise par les émoticônes dans le monde professionnel. De fait, ces derniers sont de plus en plus utilisés dans des affaires judiciaires, comme le précisent nos confrères, et il faut donc les manier avec prudence au travail, comme dans la vie quotidienne.

Des émojis cités au procès FTX

Ainsi, des cas importants impliquant des émojis ont été traités dans plus de 200 affaires en 2023 par des tribunaux américains, alors que ce chiffre n’était que de 25 en 2016. Des affaires emblématiques ont été marquées par ces pictogrammes en apparence inoffensifs. On peut notamment citer le procès FTX où des émojis ont été employés pour approuver des notes de frais d’un million de dollars. Or, cette pratique a été jugée comme étant un exemple accablant de mauvais contrôles, précise le média américain.

Il n’est toutefois pas question de renoncer totalement à ces derniers tant ils sont devenus quasiment indispensables en entreprise, notamment dans le cadre du télétravail. Nous vous parlions notamment en 2022 de ce sondage commandé par Slack à l’institut Opinion Way.

75 % des Français interrogés dans cette enquête expliquent les utiliser dans leurs échanges. Ce niveau monte même à 85% pour la catégorie des moins de 35 ans. Ils ne sont désormais plus qu’une petite minorité à ne jamais les utiliser : 24 %.

70% des répondants expliquent d’ailleurs qu’ils permettent d’humaniser leur communication. Notons pour finir que 63 % des sondés ont un goût d’inachevé lorsqu’ils transmettent un message sans émoji, ce qui en dit long sur ces habitudes prises dans nos discussions en ligne.

Ce qu’il faut retenir :

  • Les émojis utilisés dans le cadre professionnel peuvent avoir des conséquences problématiques
  • Ces pictogrammes sont parfois utilisés dans des procès
  • Les émoticônes n’en restent pas moins plébiscitées pour communiquer au travail

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1 commentaire
1 commentaire
  1. Non recevable en FRance, il faut arrêter de faire des articles avec des titres sans préciser que c’est aux US ou au Canada ou ailleurs. Car c’est tout simplement une affaire locale non transposable en France. On a les emojis, les radars, etc … cela ne rime à rien, sauf à faire ce que vous venez de réussir : un putaclick…

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