Uber s’apprête à réinventer le Vélib’ à San Fransisco

Uber teste son nouveau service Uber Bike qui sera dans un premier temps déployé à San Francisco,. Il propose des vélos électriques en libre-service, accessibles n’importe où et à la demande via une application.

Uber, concepteur et spécialiste du VTC, s’apprête à étendre son expertise aux deux roues. Fort de sa popularité croissante auprès des utilisateurs, et ce malgré de nombreuses affaires pointant du doigt le modèle économique de la société, Uber ne compte pas se reposer sur ses lauriers.

Uber s’associe à une startup qui porte l’ubérisation à son apogée

En parallèle de la voiture autonome, il est désormais aussi question de vélos électriques. Dès la semaine prochaine, Uber lancera en grande pompe son service de « vélo-partage » à San Francisco. Baptisé Uber Bike, ce service qui n’est pas sans rappeler le Vélib’ parisien. Service dont il se démarque pourtant en proposant des vélos électriques, mais aussi en faisant l’impasse sur les stations de stockage et distribution.

Pour accélérer le développement, Uber s’est associée à la startup de vélo-partage Jump, déjà positionnée dans plusieurs villes américaines depuis mi-2017. Jump est le premier à avoir obtenu le permission de déployer 250 vélos électriques en ville. Avec ce partenariat, Uber a pour but de fournir à ses utilisateurs des moyens de locomotion urbains plus écologiques et plus abordables. « Nous sommes toujours à la recherche d’options pour rendre le transport plus abordable et plus accessible pour les gens », a déclaré Andrew Salzberg, responsable des politiques et de la recherche sur les transports chez Uber, dans une déclaration à TechCrunch.

Un service simple voué à la réussite

Pour utiliser le service, les utilisateurs devront réserver un vélo à proximité via une application. Se rendre à proximité du vélo le plus proche le déverrouillera automatiquement et instantanément. Certain détails tels que les prix ne sont pour l’heure pas connus, mais il est fort probable qu’Uber pratique la même politique tarifaire que celle de Jump, à savoir 2$ pour 30 minutes d’utilisation. Quant aux vélos, ils sont disponibles un peu partout à travers la ville.

uber_bike_jump_app

Dans un premier temps, Uber Bike sera limité à la ville de San Francisco. En revanche, M. Salzberg rassure, le service est voué à s’étendre au fil des années : « On ne fait pas de projet pilote si on n’ a pas l’espoir d’en faire une vision pour l’avenir ». Une vision pérenne à long terme, tant le concept semble évident, aussi bien pour un usage quotidien à destination des habitants que pour les touristes en visite.


2 commentaires

  1. Quelle est la différence avec les sociétés de vélos en libre service concurrent du vélib’ qu’on trouve partout dans Paris depuis le début de l’année ? Le fait qu’ils soient électriques ? 1/3 des vélib’ le sont mais c’est vrai que les autres ne le sont pas. L’étendue du vandalisme à Paris ne permettrait pas à Uber bike d’être rentable, dommage. Les vélib’ ont donc un bel avenir, vivement qu’ils soient complètement re-déployés.

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