« M. Guillemot et sa clique ne comprennent que le rapport de force ». Le syndicat Solidaires Informatique Jeu Vidéo vient de lancer un appel à la grève adressé aux salariés d’Ubisoft Paris. Cet mot d’ordre concerne le vendredi 27 janvier de 14h à 18h.
Les pratiques d’Ubisoft critiquées
📢Ubisoft Paris – Appel à la grève
Vendredi 27 – après-midi
M. Guillemot veut mettre la pression à ses employés. Répondons lui par la grève. ✊📢CALL TO STRIKE – FRIDAY 27th – Afternoon
M. Guillemot want to put pressure on the salaries. Let's strike. ✊ pic.twitter.com/1SaS5SdwFM— Solidaires Informatique Jeu Vidéo (@SolInfoJeuVideo) January 17, 2023
Parmi les revendications pour cette journée, les représentants de salariés demandent une augmentation de 10 %, plus de transparence dans les décisions prises, ou encore la mise en place de la semaine de 4 jours. Il souhaite également mettre fin à certaines pratiques managériales abusives qui poussent les employés à la démission.
Dans son appel, le syndicat cible notamment son président et cofondateur Yves Guillemot. Il déplore les difficultés actuelles du géant français du jeu vidéo et notamment : « les réductions d’effectifs, les fermetures discrètes de studios, et les pressions managériales qui poussent les salariés au burnout ».
Dans l’ensemble, cette mobilisation est aussi un moyen de contester la direction qui demande de « toujours donner le meilleur de nous-même » et à être « le plus efficace possible » mais sans contrepartie passe mal au sein des équipes.
Il est intéressant de noter que les choix de la direction d’Ubisoft sont parfois critiqués en interne. On se souvient de la levée de bouclier de certains collaborateurs suite aux ambitions affichées par Yves Guillemot en faveur des NFT. L’un d’eux avait même déploré : « Je ne comprends toujours pas vraiment le besoin auquel nous répondons. Cela vaut-il vraiment la peine de faire de la publicité (extrêmement) négative ? »
Une période difficile pour Ubisoft
Cet appel à la grève tombe dans un contexte assez délicat pour Ubisoft. La société française a en effet connu une année 2022 très difficile. Parmi les points noirs, on note des ventes en dessous des attentes pour les jeux Just Dance ou encore Mario & Lapins Crétins : Sparks of Hope.
De même, le studio a confirmé l’annulation de quatre projets qui étaient en cours de préparation. De son côté, le jeu Skull and Bones a une nouvelle fois été repoussé, alors qu’il avait été annoncé pour la première fois en 2017.
Ces informations n’ont logiquement pas plu aux investisseurs et l’action a chuté à la Bourse de Paris en dessous des 20 euros. Elle semble toutefois reprendre quelques couleurs depuis, même si cela reste à confirmer.
Malgré ses difficultés, Ubisoft n’a évidemment pas dit son dernier mot, et le géant européen des jeux vidéo peut toujours espérer redresser la barre. Pourquoi pas avec Assassin’s Creed Mirage, le prochain volet de sa franchise phare qui sortira au printemps prochain.
📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
Yves Guillemot et non Guilleminot, c’est faux dans tout l’article