- Le Pentagone prend le relais de SpaceX pour délivrer gratuitement des kits de connexion Starlink à l’Ukraine
- La décision fait suite à une passe d’armes entre Elon Musk et le département de la Défense
- La fourniture gratuite d’accès internet Starlink en Ukraine aurait coûté à SpaceX jusqu’à 20 millions de dollars par mois
C’est un véritable feuilleton qui se termine : au début de la Guerre en Ukraine, SpaceX avait envoyé gratuitement des kits de connexion Starlink en Ukraine. Un geste qui a permis à des centaines de milliers d’Ukrainiens de rester informés et connectés malgré les destructions d’infrastructures.
Mais aussi d’aider l’armée d’Ukraine à atteindre ses cibles. Le problème, c’est que le camp russe a commencé à parler de Starlink comme cible potentielle, à mesure que l’armée d’Ukraine a commencé à utiliser ces accès commerciaux à des fins militaires. Mais aussi que ce service délivré gratuitement pèse lourd dans les finances de l’entreprise.
Le Pentagone prend désormais à sa charge les kits Starlink en Ukraine
Du coup, fin 2022, Elon Musk a commencé à menacer de mettre fin à la gratuité du service dans le pays. Tout en suggérant au département de la Défense de prendre le relais – prenant au passage la responsabilité de la militarisation de ces accès internet par satellite.
En décembre, le Pentagone a ainsi confirmé qu’il allait acheter des accès internet par satellite pour les envoyer à l’Ukraine. Sans confirmer que le contrat serait forcément remporté par SpaceX. Mais, comme le rapporte Los Angeles Times, le Pentagone confirme aujourd’hui bel et bien le financement d’accès Starlink en Ukraine.
Dans un communiqué de presse jeudi 1er juin, le Pentagone assure “continuer à travailler avec une variété de partenaires dans le monde pour s’assurer que l’Ukraine dispose des capacités de communication et de satellites dont ils ont besoin. Les communications par satellite constituent une couche vitale du réseau de communication global de l’Ukraine et le département contractualise Starlink pour les services de ce type”.
Et le département de la Défense d’ajouter : “toutefois, pour des raisons de sécurité opérationnelle et en raison de la nature critique de ces systèmes, nous ne pouvons pas donner de plus amples informations concernant les capacités spécifiques, les contrats ou partenaires”.
On ne saura pas, notamment, si le Pentagone a réussi à convaincre SpaceX de lui fournir un service Starlink plus souple, en faisant accepter notamment un usage militaire. SpaceX se plaignait en effet ces derniers mois que ses accès en Ukraine étaient parfois détournés de leur usage civil pour servir sur le champ de bataille.
Une utilisation contre laquelle la firme assurait lutter activement, se réservant le droit de désactiver les accès en question à distance. Starlink peut notamment servir, en théorie, à piloter des drones de combat bien au-delà de la portée habituelle de ces systèmes.
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