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Un ancien employé affirme que Juul a livré des recharges contaminées à ses clients

Un ancien dirigeant de Juul indique que la jeune pousse aurait vendu de nombreuses recharges contaminées à ses clients et refuser de rappeler les produits. La startup dément.

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Juul startup
© Juul

Si la startup américaine Juul a connu une croissance exponentielle depuis sa création en 2015, la situation actuelle est assez complexe pour la jeune pousse qui commercialise des cigarettes électroniques. D’un coté, elle pourrait se séparer d’environ 500 employés d’ici la fin de l’année, ce qui représente 10 à 15% de ses effectifs, tandis que quatre dirigeants quittent l’entreprise, dont le directeur financier Tim Danaher.

Mais ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour Juul, qui est sous le coup d’une poursuite en justice intentée par un de ses anciens employés. Siddharth Breja, ancien vice-président senior des finances mondiales, affirme que la startup a livré des recharges contaminées. Rappelons que les cigarettes électroniques de la jeune pousse fonctionnent selon un système de pod qui se remplace et se jette dès qu’il est terminé, à la façon d’une capsule de café. Selon Juul, une recharge serait l’équivalent de 200 bouffées de cigarette.

Juul e-cigarette

© Juul

Licencié pour s’être opposé aux décisions de Juul ?

Selon l’homme, Juul aurait donc intentionnellement envoyé des capsules contaminées à ses clients, le tout sans qu’ils n’en soient informés. Lors d’une réunion qui s’est tenue le 12 mars, Siddharth Breja aurait appris que le liquide de plus de 250 000 recharges à la menthe avait été contaminé.

Sauf que les dispositifs concernés avaient déjà été expédiés aux détaillants et que Juul aurait refusé d’alerter les consommateurs et de faire un rappel des produits. Tim Danaher, l’employé qui quitte l’entreprise, aurait déclaré que cela nuirait à la santé financière de la startup.

Une semaine après, Siddharth Breja aurait été licencié pour avoir exprimé son désaccord avec Juul. La jeune pousse aurait trouvé un prétexte, mais pour lui, c’est sa décision vis-à-vis de l’envoi des recharges contaminées qui a pesé dans la balance.

L’ancien employé explique aussi qu’il demandé à Juul de mettre des dates de péremption sur ses produits, ce à quoi l’ancien PDG, Kevin Burns aurait répondu : « la moitié des clients sont saouls et vapotent comme des mo-fo [abréviation de motherfucker, NDLR], mais qui va remarquer la qualité des recharges de nos produits ».

Pour sa part, Juul déclare : « Les affirmations de M. Breja sont sans fondement. Il a été congédié en mars 2019 parce qu’il n’a pas su faire preuve des qualités de leader nécessaires à l’exercice de ses fonctions. Les allégations concernant les problèmes de sécurité des produits Juul sont également sans fondement, et nous avons déjà enquêté sur le problème de fabrication sous-jacent et déterminé que le produit répondait à toutes les spécifications applicables. La compagnie défendra vigoureusement ce procès ».

1 commentaire

1 Commentaire

  1. Patrick

    31 octobre 2019 at 19 h 34 min

    Contaminées à quoi ?
    Ce serait bien qu’il nous le précise.

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