Sur le papier, l’Ukrainien Maksym Murashkovskyi a frôlé la victoire ce dimanche sur l’épreuve de biathlon, battu de peu par le chinois Dang Hesong, qui rafle la médaille d’or. Mais au-delà du sport, l’athlète a tenu à rendre hommage à un allié inattendu dans sa réussite : ChatGPT.
Il qualifie cette intelligence artificielle de « technologie révolutionnaire ». Et le sportif âgé de 25 ans de préciser son usage aux journalistes venus l’interroger : « Ces six derniers mois, je me suis entraîné avec ChatGPT ».
Plus précisément, Maksym Murashkovskyi indique avoir utilisé le chatbot d’OpenAI d’une manière surprenante : « Ce n’était pas seulement une question de tactique. Cela représentait la moitié de mon plan d’entraînement, ma motivation, etc. C’était donc un élément essentiel de mon entraînement. Je l’utilisais comme psychologue, entraîneur et, parfois, comme médecin ».
L’IA peut-elle personnaliser le coaching ?
Selon lui, le modèle de langage a fait la différence, car il lui a permis de s’entraîner différemment par rapport à ce que lui aurait proposé une « formation classique, telle que j’ai toujours faite, avec des humains ». Enthousiaste, il prophétise que l’IA pourrait bientôt remplacer les coachs humains : « Pas complètement avant cinq à dix ans. Mais en partie, assurément ».
Enfin, Maksym Murashkovskyi est revenu sur l’utilisation de cette innovation au sens large et il se montre bien moins optimiste. Il évoque ainsi la guerre en cours dans son pays et souligne ses effets négatifs : « Malheureusement, on la voit dans le domaine militaire et dans des contextes néfastes ».
Il conclut néanmoins : « Mais c’est comme en chimie ou en biologie : certains peuvent l’utiliser à bon escient, d’autres à mauvais escient. Je l’utilise pour l’apprentissage, les langues, certains de mes projets, en chimie, en biologie et dans le sport. »
Dans un article récent consacré à l’essor des IA dans le monde du sport, Libération a donné la parole à Thibault Richard, coach spécialisé dans le cyclisme. Ce dernier ne semblait pas très inquiet : « L’IA n’a pas notre expertise et n’arrive pas à faire la part des choses entre ce qui est important et ce qui l’est moins. Quand je rencontre un client pour la première fois, je mène une heure d’entretien et j’affine le programme au fur et à mesure. Je prends en compte les notions de tempérament. Certains sportifs ont besoin de douceur, d’autres d’être secoués. »
Pour en savoir plus, c’est par ici.
Ce qu’il faut retenir :
- Maksym Murashkovskyi, athlète ukrainien, remporte une médaille d’argent en biathlon et attribue une part de son succès à ChatGPT
- Il décrit l’intelligence artificielle comme un coach, psychologue et motivateur,
- L’athlète évoque les dangers de l’IA dans des contextes militaires, tout en soulignant son potentiel positif pour l’apprentissage et le sport
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