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« Un cerveau auxiliaire » : une IA sera proposée aux professeurs en France

La ministre de l’Éducation nationale vient de l’annoncer.

C’est une information pour le moins spectaculaire. La ministre de l’Éducation nationale, Élisabeth Borne, a annoncé ce mardi 26 août « qu’une intelligence artificielle sera proposée aux professeurs pour les accompagner dans leurs métiers ». Voici tout ce que l’on sait déjà à ce sujet.

« Aider à préparer les cours »

@brutofficiel

Élisabeth Borne annonce sur Brut. l’arrivée de l’IA pour aider les professeurs à faire leurs cours. L’interview d’Elisabeth Borne par @remybuisine sera disponible en intégralité sur notre chaîne YouTube dans la soirée.

♬ son original – Brut. – Brut.

Dans l’esprit de la ministre, qui s’exprimait chez Brut, l’idée est notamment d’aider les enseignants à « préparer les cours ». Elle envisage aussi le recours à cet outil afin de « permettre de mieux comprendre ce qu’un élève a compris et ce qu’il n’a pas compris », et de leur offre « un vrai levier pour faciliter l’apprentissage ».

Sans doute consciente de marcher sur des œufs, Élisabeth Borne a rapidement précisé : « À la fin, c’est le professeur qui doit finaliser son cours ». En clair, il s’agit selon elle d’un « cerveau auxiliaire », mais cela ne doit « pas dispenser de faire marcher son cerveau, d’apprendre à raisonner et à réfléchir ».

Le ministère de l’Éducation nationale avait de son côté déjà annoncé cette initiative prévue pour l’été 2025 au cours d’un appel à projets financé à hauteur de 20 millions d’euros, rappelle BFM TV. L’idée étant de « développer une IA souveraine, ouverte et évolutive à destination des enseignants, qui sera disponible dès l’année scolaire 2026-2027 ».

L’IA s’installe dans les salles de classe en France

Pour rappel, l’intelligence artificielle générative s’est déjà bien installée dans les classes françaises et oblige professeurs et élèves à redéfinir leurs pratiques. Selon une étude dont nous vous parlions récemment, 70% des adolescents y ont recours régulièrement, au point que de nombreux enseignants renoncent aux devoirs à la maison.

Les logiciels de détection annoncés restent peu efficaces, et forcent les professeurs à se tourner vers des méthodes d’évaluation orale. Le ministère de l’Éducation nationale assimile l’usage de l’IA à une fraude, mais les chercheurs admettent qu’un retour en arrière paraît illusoire et qu’il faudra apprendre à l’intégrer. Plus d’informations à ce sujet dans notre précédent article ici.

Ce qu’il faut retenir :

  • La ministre de l’Éducation nationale a annoncé le recours à l’IA comme un outil d’aide aux enseignants, pour préparer les cours et mieux identifier les acquis des élèves
  • Élisabeth Borne rappelle toutefois que ces technologies ne sauraient se substituer au rôle intellectuel du professeur, qui doit rester seul maître de ses contenus pédagogiques
  • Un projet de 20 millions d’euros a été lancé par l’Éducation nationale pour développer une IA souveraine destinée aux enseignants dès 2026

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