Suivez-nous

Robots

Un poisson robot doté de sang synthétique nage pendant 37 heures

Des chercheurs ont mis au point un robot poisson doté d’un système sanguin artificiel qui remplace la batterie. Une innovation qui pourrait bouleverser la robotique…

Il y a

le

robot poisson
© James Pikul

Des chercheurs ont mis au point un robot poisson doté d’un système sanguin synthétique. Le sang artificiel permet au robot de nager pendant 37 heures mais… très lentement.

Un robot poisson doté d’un système sanguin

Pour élaborer de nouveaux concepts de robots, les scientifiques s’inspirent très souvent de la nature. C’est notamment le cas avec les systèmes de locomotion du monde animal. Ainsi, des essais ont été menés avec des robots inspirés par le mode de déplacement des serpents, araignées, kangourous, tortues marines, crabes et même singe. Cette fois, il s’agit d’un robot inspiré d’un poisson lion mais c’est surtout le mode d’alimentation des moteurs qui surprend. En effet, les experts en robotique ont reproduit un système circulatoire sanguin simplifié.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, le robot poisson est très ressemblant à un poisson lion dont il a emprunté le mode de locomotion. La prouesse ne réside cependant pas dans sa ressemblance avec son confrère venimeux vivant dans les récifs coralliens et les lagons, mais dans son système de batterie. Le robot utilise effectivement un système similaire au système sanguin dans lequel circule du sang artificiel qui est en fait du liquide de batterie.

Un système de pompe permet de faire circuler ce sang artificiel vers les différents moteurs et composants du robot. Selon l’article publié dans la revue scientifique « Nature News », ce sang synthétique permet de stocker 325 % plus d’énergie, que s’il était doté d’une batterie classique.

Un robot poisson d’une grande lenteur

L’énergie ainsi stockée et distribuée permet de faire nager le robot poisson pendant 37 heures consécutives. Toutefois, l’engin n’atteint pas des records de vitesse bien au contraire. Il est d’une lenteur insupportable comme vous pouvez le voir dans la vidéo publiée ci-dessus. La vitesse atteinte n’est que de 0,254 centimètre par seconde soit 15.24 cm par minute ou encore moins d’un mètre par heure.

L’intérêt de ce robot poisson n’est pas dans sa vitesse mais bien dans le système de circulation du liquide de batterie qui remplace aussi le fluide hydraulique normalement utilisé pour déplacer les ailettes du bot. Cela ouvre la porte à de nouvelles perspectives pour la robotique.

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

3 Commentaires

3 Commentaires

  1. Patrick Huet

    21 juin 2019 at 20 h 51 min

    Enfin du neuf !

    Je suppose que dans quelque temps ,ils finiront par trouver un mode combustion à froid de particules vivantes (fruits, racines, viande…). C’est à dire en bref, la digestion (artificielle). Comme le pratiquent tous les animaux et tous les humains.

    Le meilleur système qui soit pour transformer des végétaux en énergie.

    Voilà qui devrait inspirer les dirigeants de Renaud qui risquent de se retrouver avec des « Zoé » arriérées sur les bras tandis que leurs homologues proposeront des voitures, non pas « électriques » mais « électro-digestives ».

    • Dwalin

      24 juin 2019 at 12 h 02 min

      Faudra aller faire brouter sa voiture pour la recharger.

  2. Patrick Huet

    24 juin 2019 at 18 h 16 min

    Pour le broutage des prairies, peut-être dans une centaine d’années.

    J’imagine plutôt que les chercheurs plancheront (ou planchent déjà d’ailleurs) sur un type d’acide comme il en existe dans certaines batterie qui décomposerait les matières organiques en carburant : en gros le travail du suc digestif.

    Exactement comme un organisme vivant.
    Bref, épluchures de pommes de terre, racines diverses, céréales, etc. qui seraient malaxées dans une poche rappelant l’estomac et soumis à l’action de cet acide.

    Et le stockage de cette énergie se ferait sous une forme concentrée, prête à être utilisée à tout instant et à être diffusée par le biais du « sang artificiel ».
    La nature a été inventive, elle a créé les tissus graisseux.

    A mon avis, si les chercheurs ont imaginé ce système de sang artificiel, c’est qu’ils ont déjà prévu la suite du programme qui va de concert.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les bons plans 🔥

Dernières news

Newsletter 🍋 Inscrivez-vous à la newsletter tout juste sortie du four, rien que pour vous

Les tests