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Un professeur chinois plaide coupable dans une affaire de vol qui concerne Huawei

L’homme a plaidé coupable en échange d’une sanction réduite après qu’il ait été accusé d’avoir volé des secrets commerciaux pour Huawei.

Si les tensions entre les États-Unis et Huawei s’amenuisent progressivement, les affaires entre les deux parties semblent encore loin d’être réglées. La semaine dernière, un professeur chinois a plaidé coupable de fausse déclaration dans un cas qui concerne de près la marque chinoise.

Huawei n’est pas cité explicitement dans ce cas, mais…

Initialement, l’homme était accusé de conspiration, de vol de secrets commerciaux et de fausse déclaration. Seule la dernière accusation a été retenue, les autres —plus graves, ont été rejetées par les procureurs fédéraux de Brooklyn. La semaine dernière, Bo Mao a admis qu’il avait bel et bien fait une fausse déclaration, le tout en échange d’une réduction de peine. Toutefois, le professeur d’informatique de l’université de Xiamen aurait volé une puce informatique en 2016 lors de ses recherches universitaires. Il a été arrêté lorsqu’il a été invité à l’université du Texas en août 2019, il a passé six jours en détention.

Dans les documents, Huawei n’est pas cité explicitement, mais toutes les informations suggèrent qu’il s’agit de ce dernier, indique l’agence de presse Bloomberg. Une « entreprise de télécommunications chinoise » est évoquée, mais une autre affaire civile comportant les mêmes accusations indique que le professeur travaillait avec Huawei. On ne sait pas si l’homme a bel et bien volé la puce en question et si le constructeur chinois a pu s’en servir afin d’avancer dans ses propres recherches.

Une audience devra déterminer sa peine le 14 décembre, il a été autorisé à rentrer en Chine après la condamnation devant un tribunal américain.

Cette nouvelle intervient alors que Huawei est encore en difficulté dans de nombreux pays, particulièrement aux États-Unis. La situation se détend peu à peu, si bien que Qualcomm a récemment obtenu une licence qui lui permet de collaborer avec la société chinoise, dont de vendre certains composants destinés aux smartphones.

Malgré ces avancées, le constructeur doit faire face au refus de plusieurs pays, qui ne souhaitent pas utiliser ses technologies 5G en raison du risque d’espionnage. C’est le cas du Royaume-Uni, qui se prépare à faire sans la marque. Dès septembre 2021, ce dernier interdira tous les nouveaux équipements 5G de l’entreprise. Dans un premier temps, le pays avait pourtant indiqué qu’il n’interdirait pas ces derniers sur le territoire, mais il est finalement revenu sur sa décision quelques mois plus tard. En France, l’utilisation de ce matériel sera encadrée afin de restreindre les usages.

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