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Une IA pourrait détruire le monde avant 2050 dans “10 à 20% des cas” selon ce prix Nobel

Considéré comme le père de l’intelligence artificielle, Geoffrey Hinton est très pessimiste sur le futur de l’humanité.

L’arrivée de l’intelligence artificielle dans notre vie courante nous plonge dans un monde de plus en plus connecté, où les relations entre les humains et les machines sont revues. Si la position humaine (de dominant) n’est pas remise en question, certains scientifiques assurent que cela pourrait être le cas plus rapidement qu’on ne le croit.

Parmi ces chercheurs, on retrouve notamment Geoffrey Hinton, prix Nobel de physique en 2024 et considéré comme l’un des « pères » de l’intelligence artificielle. Dans une récente interview donnée à la BBC Radio 4, il a estimé qu’une intelligence artificielle pourrait « mener l’humanité à son extinction » dans les 30 prochaines années dans 10 à 20 % des cas.

Un nouveau cri d’alerte du scientifique qui réaffirme sa position sur le sujet. En octobre 2023 il avait déjà partagé des propos similaires sur le réseau social X. Il avait notamment affirmé à l’époque qu’une intelligence artificielle, si elle est mal réglementée, avait une chance sur 10 de détruire l’humanité en moins de 30 ans.

La réglementation : le nerf de la guerre

Mais pour Geoffrey Hinton, il existe toujours un espoir, il est même obligatoire d’en passer par là. Il faut réglementer le pouvoir de l’intelligence artificielle pour qu’elle n’échappe jamais à notre contrôle. Comme il l’explique sur l’antenne de la BBC, jamais dans l’histoire de l’humanité une personne n’a pris le contrôle d’une chose plus intelligente qu’elle-même. « Face à un enfant de trois ans, nous avons le contrôle, or avec l’IA c’est nous l’enfant de trois ans. »

Il redoute donc que les grandes entreprises, attirées par le profit, développent des intelligences artificielles hors de contrôle. Alors pour lui, la seule solution serait de forcer ces entreprises à faire plus de recherches sur la sûreté avec une régulation gouvernementale. Force est de constater que l’humanité a encore de la marge sur ce point.

En dehors du courageux AI Act, un texte de loi européen, aucune réglementation nationale ou internationale n’existe pour contraindre les entreprises développant des intelligences artificielles. Aujourd’hui les seules limitations sont éthiques et elles sont bien souvent imposées par les entreprises elles-mêmes. Un rôle de policier qu’elles pourraient abandonner à tout moment, pour plus de profit ou simplement pour rattraper une entreprise concurrente moins préoccupée par ces questions.

Les « pères » de l’IA, très critiques face à leur invention

La voix de Geoffrey Hinton n’est cependant pas la seule à pousser pour une meilleure réglementation de l’intelligence artificielle. C’est aussi le cas d’Yoshua Bengio, un autre « père » de l’IA. Le scientifique assure qu’il s’agit là de l’invention la plus dangereuse de l’histoire de l’humanité.

Les deux scientifiques devraient en tout cas se réjouir de la tenue d’une grande conférence mondiale sur l’intelligence artificielle à Paris en février prochain. De nombreux chefs d’État y sont attendus, notamment en vue d’une réglementation internationale unifiée autour de l’intelligence artificielle.

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