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Réseaux sociaux

Une majorité d’américains ne font pas confiance aux réseaux sociaux pour lutter contre la désinformation

Les internautes du pays, toute tendance politique confondue, ne croient pas que les plateformes puissent lutter contre les tentatives de manipulation.

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© Pexels / Tracy Le Blanc

C’est un sondage qui en dit long sur la défiance des Américains envers les réseaux sociaux. 74 % des répondants ne font pas ou peu confiance à Facebook, Twitter ou Google pour empêcher l’utilisation abusive de leurs plateformes pour influencer l’élection présidentielle de novembre 2020.

Concrètement, le Pew Research Center a interrogé 12 638 personnes en janvier dernier. Leur pessimisme est d’autant plus marquant qu’ils sont encore plus sceptiques dans la capacité d’action des géants de la Tech qu’ils ne l’étaient lors des élections de mi-mandat de 2018. Deux tiers des américains adultes pensaient alors que les plateformes pourraient empêcher l’ingérence électorale.

Des efforts encore insuffisants

Ce qui frappe également, c’est que ce scepticisme semble unanimement partagé. 76 % des républicains et des indépendants interrogés ne font pas confiance à ces réseaux sociaux, soit à peine plus que les démocrates : 74 %. Chez ces derniers, l’optimisme s’est sérieusement étiolé en comparaison des scores observés lors des midterms, selon le Pew Research Center.

Les conclusions de cette étude rejoignent celle d’un autre sondage mené un peu plus tôt cette année. Il ressortait alors qu’une bonne partie des internautes américains ne font également pas confiance aux réseaux sociaux comme source d’information. Les résultats étaient particulièrement décevants pour Facebook, puisque 59 % des répondants ont déclaré ne pas croire les nouvelles qu’ils y trouvaient. Twitter s’en sortait à peine mieux avec 48 % des internautes qui ne croyaient pas en leur fiabilité.

Les chiffres peuvent paraître cruels pour ces plateformes, au regard de leurs efforts pour lutter contre la désinformation. Facebook s’est engagé avec plusieurs médias pour faire du fact-checking. De son côté Twitter teste plusieurs dispositifs pour mieux expliciter les fausses nouvelles. Ces initiatives restent toutefois insuffisantes. Selon une étude des chercheurs de l’Oxford Internet Institute, le nombre de pays dans lesquels ces campagnes organisées de manipulation des médias sociaux ont lieu a augmenté entre 2017 et 2019 : une hausse de 150 %.

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