Passer au contenu

“Velolaser” : faut-il s’inquiéter de ce radar surpuissant qui flashe à 1,5km de distance ?

Ce radar peut flasher jusqu’à 1500 mètres de distance avec une marge d’erreur minime.

Il n’est pas encore présent en France mais il fait déjà des ravages au-delà des Pyrénées : les automobilistes espagnols doivent redoubler de vigilance sur les routes face à ce nouveau type de laser ultra-efficace. Depuis quelques mois, la Direction générale du trafic espagnole (DGT) a déployé un nouveau type de radar baptisé “velolaser” qui se distingue par sa petite taille, sa portée impressionnante et sa capacité à flasher plusieurs véhicules à la fois.

Flashé à 1,5 km de distance

Doté d’une nouvelle technologie, il est capable de flasher jusqu’à 1 500 mètres de distance avec une marge d’erreur de seulement 2 km/h expliquent nos confrères de Sud Ouest. En France, les radars traditionnels ont une marge d’erreur jusqu’à 5%, ce qui permet d’éviter bien de nombreux excès de vitesse.

Il peut enregistrer jusqu’à 3 infractions à la seconde et contrôler les distances de sécurité dans les deux sens de circulation et même sur trois voies en parallèle. Il fonctionne sans fil grâce à une connexion internet et possède une autonomie d’environ 8 heures.

Mais ce qui fait surtout la particularité de ce radar, c’est sa discrétion. Avec une taille de 50 centimètres, il peut être facilement caché derrière les panneaux de signalisation, les rambardes de sécurité, un pont ou même la carrosserie d’un véhicule. Il est ainsi très difficile à repérer pour les conducteurs qui ne se rendent compte qu’ils ont été flashés qu’une fois qu’ils reçoivent l’amende chez eux.

La DGT a déjà installé 60 radars « velolaser » en Espagne et elle compte en ajouter d’autres prochainement. Selon elle, il s’agit d’un moyen efficace pour lutter contre les excès de vitesse. Le constructeur du dispositif, Invia Sistemas, se féliciter de pouvoir installer le radar en “moins d’une minute”. Le contrôle se fait ensuite depuis un smartphone ou tout appareil relié à internet.

https://twitter.com/SocialDrive_es/status/1643242482866565120

Un dispositif illégal

Toutefois, ce nouveau dispositif ne fait pas l’unanimité. Des associations de défense des automobilistes et des motocyclistes dénoncent des illégalités et des abus de la part des autorités avec ce radar sournois. Selon la législation espagnole (qui est d’ailleurs la même que la loi française sur ce point), les radars fixes installés sur le bord des routes doivent être signalés aux automobilistes par une signalétique visible – conformément aux dispositions du Code de la route.

Or, ces radars « velolaser » ne respectent pas cette règle puisqu’ils sont souvent cachés et indétectables. Les associations encouragent donc les conducteurs flashés à porter réclamation si le radar a pris la photo de la plaque d’immatriculation alors qu’il n’était pas sur un trépied – une condition légale pour flasher un véhicule.

Ce n’est pas la première fois que les radars font polémique en Espagne : l’an dernier, la DGT avait déjà été accusée d’avoir modifié à la baisse les seuils de tolérance des radars fixes sans en informer les usagers. Une mesure qui avait entraîné une hausse considérable du nombre d’amendes distribuées. En France, les associations d’automobilistes travaillent dur pour défendre leur cause : la récente disparition de radars-tronçon a créé une vive polémique. 300 de ces velolasers auraient dûs être installés au courant de l’année 2023 dans l’Hexagone mais leur implémentation a finalement été repoussée à une date ultérieure.

📍 Pour ne manquer aucune actualité de Presse-citron, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.