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Vinci Autoroutes s’inquiète : le gaz hilarant s’invite dans les voitures

La société tire la sonnette d’alarme et dresse un constat très alarmant sur ce phénomène.

Cela fait maintenant plusieurs années que l’usage du protoxyde d’azote, jadis cantonné au domaine médical ou culinaire, a été détourné dans un cadre récréatif. On parle alors de gaz hilarant pour décrire ces effets obtenus en inhalant dans un ballon. Alors que cette pratique explose, Vinci Autoroutes tient justement à sensibiliser sur ses conséquences très préjudiciables en matière de sécurité routière. Explications.

Une trop faible perception des risques

La société relaie ainsi ce jeudi 23 octobre une enquête réalisée par Ipsos, selon laquelle 10 % des moins de 35 ans affirment avoir consommé ce produit lors d’une soirée entre amis, tandis que la moitié de ce total en a pris en conduisant. Dans le même, temps, 7 % des jeunes sondés se sont retrouvés passagers d’un véhicule où le conducteur avait inhalé du gaz hilarant.

Il va sans dire qu’il s’agit d’une prise de risque considérable, car les conséquences du protoxyde d’azote sont bien connues, et ce, quelques minutes seulement après la prise : troubles visuels, vertiges, et pertes de contrôles. Autant d’éléments qui exposent les automobilistes, leurs passagers, et les autres usagers de la route à des accidents.

Pourtant, les participants de cette étude ne semblent pas tous percevoir le danger. Ainsi, un jeune sur dix âgés de 16 à 24 ans estime même que consommer du gaz hilarant en conduisant n’est pas dangereux, et 11 % affirment que c’est inoffensif d’être passager d’un conducteur sous l’emprise du protoxyde d’azote.

À ces risques pour la sécurité et la santé, il faut ajouter les conséquences pécuniaires. Vinci Autoroutes rappelle à cet égard la loi n° 2021-695 du 1er juin 2021 qui vise à prévenir les usages dangereux du protoxyde d’azote instaure plusieurs interdictions. La vente ou l’offre de ce gaz est interdite aux mineurs, quel que soit le conditionnement, dans tous les commerces, lieux publics et sur internet. Toute infraction est passible d’une amende de 3 750 €.

Une campagne nationale

Réagissant à cette enquête, Guillaume Grzych, maitre de conférences des universités-praticien hospitalier au CHU de Lille, et président du réseau Protoside, commente :

Les résultats de cette enquête sur l’usage récréatif du protoxyde d’azote confirment ce que nous observons sur le terrain. Ce problème de santé publique est largement sous-estimé par les systèmes actuels de signalement via les services d’urgence. Il faut donc prévenir mieux, détecter plus tôt et déployer des actions concrètes.

C’est à cet effet que Vinci Autoroutes lance dès ce vendredi 24 octobre sa campagne de sensibilisation nationale sous le nom « Protoxyde d’azote : rien d’hilarant ». L’idée est d’éveiller les consciences face à ce danger largement sous-estimé.

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Par : Gouvernement français
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