Quel est le principal obstacle qui vous empêche d’acheter une voiture électrique ? Face à cette question, beaucoup de Français vont répondre le prix. Selon un récent rapport de l’I4CE (Institut 4 Climate Economics), les classes moyennes françaises n’ont pas encore les moyens pour s’offrir une voiture électrique.
Pendant de nombreuses années, la transition vers ces nouvelles automobiles s’est fait grâce aux aides publiques. Le bonus écologique a été d’une grande aide pour des millions de Français, mais depuis peu, son enveloppe est considérablement réduite.
Alors pour faire baisser le prix d’entrée de la voiture électrique, une autre solution existe, mais elle ne plaît pas aux instances gouvernementales et européennes. En effet, le seul marché capable de produire des voitures électriques à bas coût, c’est la Chine. Pékin pousse d’ailleurs depuis des mois pour lever les barrières douanières et inonder le vieux continent avec ses automobiles bon marché.
Selon les dernières déclarations du ministre chinois du Commerce, les discussions avec Bruxelles sont entrées dans leur « dernière phase ». Un accord semble donc plus proche que jamais, mais à quoi pourrait-il ressembler ?
L’arrivée des « prix minimums »
Bruxelles aurait négocié l’instauration d’un « prix minimum » pour les voitures électriques. Proposée dans un premier temps par Pékin, cette solution, balayée d’un revers de main par la Commission européenne, serait de retour au cœur des négociations.
Concrètement, la mise en place d’un « prix minimum » signifierait qu’aucune voiture électrique produite en Chine ne pourrait être vendue moins cher. Un vrai manque à gagner pour les consommateurs européens, mais ce serait le prix à payer pour permettre aux constructeurs européens de rivaliser face à la Chine.
Pour l’heure les discussions afin de trouver le juste prix continuent. Bruxelles demandait 40 000 euros, là où Pékin en propose 30. Un entre-deux risque d’être trouvé dans les prochaines semaines. La Commission européenne s’est engagée à clore ce dossier avant le 30 octobre. Nous devrions donc en savoir plus à la fin de l’été.
Pékin a les cartes en main
Mais cette négociation entre Bruxelles et l’Empire du Milieu est loin d’être équitable. L’Europe semble avoir les mains liées. Le vieux continent joue de ses atouts, mais Pékin a de solides arguments. Le plus important, qui a même freiné Donald Trump dans sa volonté douanière, c’est la question des terres rares.
Si Bruxelles ne laisse pas les voitures électriques chinoises se vendre librement sur le vieux continent, pourquoi la Chine continuerait de vendre des terres rares aux entreprises européennes ? Cette menace voilée fait craindre le pire pour Bruxelles. Tout le monde se souvient de la crise des semi-conducteurs en 2022. Une réduction des exportations de terres rares pourrait avoir des conséquences encore plus dramatiques.
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