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Voitures radar Lapi : dans quels cas ces “sulfateuses à PV” flashent-elles ?

Ces véhicules sont progressivement déployés dans les grandes villes françaises.

Les voitures Lapi sont le nouveau cauchemar des automobilistes. Cet acronyme signifie : lecture Automatisée des Plaques d’Immatriculation. Ces véhicules sont peu à peu déployés dans les grandes agglomérations françaises, et notamment à Rennes où elles prendront place dès le 1er janvier prochain.

Un système redoutable et très efficace

Ils permettent donc d’analyser les plaques des voitures et d’obtenir de nombreuses informations : assurance, contrôle technique. Mais comment l’expliquent nos confrères d’Auto Plus, leur rôle est pour l’heure bien plus simple : ils contrôlent si le stationnement a bien été payé.

À Paris, où un système similaire a déjà été lancé, la gronde des automobilistes est très forte. Pourtant, Valérie Faucheux, adjointe écologiste s’en défend : “L’idée que nous utilisions ces voitures comme des machines à cash n’est pas la bonne. On ne parle pas de sulfateuse à PV“.

Du côté de Bordeaux aussi, ce concept fait grincer des dents. En septembre dernier, TF1 citait ainsi cet habitant en colère : “C’est horrible ! On est obligé sans cesse de payer et le truc, c’est qu’on paye pour une demi-heure parce qu’il n’y a pas le choix, sinon, on se tape une amende à 25 ou 30 balles selon quand est-ce qu’elle arrive”.

Pourtant, nos confrères ont pu constater, en se rendant chez le gestionnaire privé de ce service, que la sanction n’était pas automatique. En effet, un opérateur humain vérifie chaque potentielle infraction, notamment pour être sûr que la place était bien payante, et s’il n’y avait personne assis au volant.

Quoi qu’il en soit, le surnom de “sulfateuses à PV” des voitures lapi ne semble pas galvaudé. À Bordeaux, sur 25 000 véhicules contrôlés, 1800 ont été sanctionnés. Les autorités locales précisent que les recettes vont aux 28 communes de la métropole qui s’en servent pour l’aménagement des voiries.

Les automobilistes ne sont clairement pas au bout de leurs peines, car de nouveaux radars boostés à l’intelligence artificielle sont actuellement testés en Angleterre. Ce système prend des photos de ce qu’il considère être un contrevenant. Ces clichés sont ensuite étudiés par la police, qui va décider, si, oui ou non, il y a bien infraction au Code de la route.

Le chef du département de la sécurité routière de la police de Cornwall, où cette technologie est testée, a prévenu : “Quiconque utilise encore son smartphone derrière le volant : vous serez pris.”

Ce qu’il faut retenir :

  • Les voitures radar Lapi sont déployées dans plusieurs grandes villes françaises
  • Elles visent à repérer si le stationnement a bien été payé
  • Un opérateur humain décide toujours si l’amende est ou non justifiée

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2 commentaires
2 commentaires
  1. un truc simple
    Pas d’infraction, pas de sanction.
    C’est normal que si on ne respecte pas la règle, la sanction tombe à un moment. Il faut juste assumer.

    1. Si je te rejoins sur la majorité des infractions responsables, il y a quand même des zones de flous des problèmes qui se posent.

      Exemple simple: Les radars modernes multis sanction, vont gérer aussi les distances de sécurité.
      Or tu ne peux strictement rien faire si quelqu’un se rabat juste devant toi après un dépassement. (chose qui est constant).

      Si ce n’est pas dense, tu peux lever le pied pour récupérer ta distance ok, mais durant cet intervalle tu ne respectes pas la distance de sécurité… Et quand c’est dense, c’est en continu.

      Le problème de tous ces radars etc, c’est qu’ils prennent un instant T sans son contexte.

Les commentaires sont fermés.